Du RIN à Marcel Côté ou L’envie de vomir

Louise Harel cède sa place de candidate à la mairie à Marcel Côté et lui donne son appui. On aura tout vu! Et il ne faudrait pas être cynique? Au secours! Mais qui est Marcel Côté?

Dans le journal Les Affaires, on le présentait ainsi dernièrement (13 juin 2013) :

« M. Côté est associé fondateur de la société Secor Conseil, vendue à KPMG en 2012. Il a également été conseiller économique du premier ministre Robert Bourassa, de 1986 à 1988, et directeur Planification stratégique et communication du Bureau du premier ministre, Brian Murroney, de 1989 à 1990. […] M. Côté siège au conseil de plusieurs sociétés, dont Empire Company Ltd et la Corporation Minière Osisko. Le 8 mai dernier, M. Côté s’est retiré du conseil du groupe d’assurance Intact Corporation financière, dont il était membre depuis décembre 2004. Auparavant, il a également été président du conseil d’Engenuity Technologies (anciennement Virtual Prototypes), et membre des conseils de Nurun et de Sobeys. »

Bon, ancien très proche conseiller de Bourassa et de Mulroney, déjà, ça donne une idée… En fait, Côté est un ultra fédéraliste et un partisan de la droite sauvage. On lui doit notamment les belles déclarations suivantes, rapportées par Patrick Lagacé dans La Presse récemment (14 juin 2013) :

Battez-vous pour la liberté avant la langue!

Encore une fois, un groupe de provocateurs francophobes ont décidé de manifester aujourd’hui, dimanche, à Montréal vers midi sur la rue McGill College pour faire valoir leurs droits apparemment bafoués de pauvre minorité anglo-canadienne maltraitée. Ah, qu’ils font vraiment pitié ces Canadiens qui ne peuvent pas vivre tout en méprisant le Québec sans conséquences. Moi ce que je trouve particulier, c’est que, quand ils veulent nous écraser, l’argument prodémocratique de la majorité canadienne sur la minorité québécoise va alors primer pour justifier leurs actions sans l’accord des Québécois. Mais quand ils veulent faire pitié et arracher quelques larmes à leurs compatriotes anti-Québécois, ils deviennent tout d’un coup minoritaires au Québec. On va arrêter de jouer avec les mots, la seule façon pour un Canadien d’être minoritaire au Québec, c’est que le Québec se donne un pays, ce que ce dernier n’a toujours pas fait. Donc nos voisins colonialistes de l’ouest sont encore considérés comme rois et maîtres chez nous sur notre territoire, grâce aux collabos toujours plus serviles qui se succèdent au gouvernement du Québec. 

La puanteur de la sacristie

Tout d’abord, félicitations au camarade Patrick Bourgeois et aux autres militants d’Option nationale qui, malgré le coup dur qu’ils ont dû encaisser avec la démission de Jean-Martin Aussant, ont décidé qu’ils croyaient assez en eux et en leurs idées pour ne pas abandonner le navire. Je n’ai rien contre les amis de Québec Solidaire, ni même contre les péquistes, malgré la dérive de leur parti sur on ne sait trop quelle mer, dans un épais brouillard, mais je ne vois personne d’autre, dans le paysage politique, qui met l’idée de l’indépendance du Québec en avant avec l’intelligence d’Option nationale. 

Les trois mousquetaires de la connerie

Sur les réseaux sociaux, j’ai annoncé à l’avance le titre de cet article en demandant aux internautes de deviner de qui j’allais parler. Félicitations à Benjamin Trottier qui a su lire dans mes pensées et qui a deviné qui sont les trois mousquetaires en question. Couillard, Coderre et Trudeau. Prodigieux comme devin, parce que Dieu sait qu’il y en a des mousquetaires de la connerie, des mercenaires de l’idiotie, des combattants de la bêtise, des chevaliers de l’aliénation mentale. J’aurais pu intituler ce texte « le trio Big Mac ». Rappelez vous qu’il n’y a pas si longtemps nous avions le trio Harper, Charest et Tremblay. Difficile de tomber plus bas. Finalement non, le trou est sans fond. Et puisque les mousquetaires étaient quatre, disons que Gilles Duceppe sera « D’Artagnan ».

Sport et politique: comme nous disions

Si vous doutiez encore, après avoir lu la chronique prémonitoire de notre camarade Pierre-Luc Bégin, le 8 juin, que sport et politique sont étroitement liés, l’affaire du turban sikh au soccer a sans doute achevé de vous convaincre. Et si vous aimez le sport, vous en avez deux pour le prix d’un: le soccer et le Québec Bashing. Justin Trudeau, les pourris de rentiers à vie de sénateurs, les incendiaires de la Gazette, alouette! Tout ce que le Canada compte de moralisateurs hypocrites en profite pour stigmatiser le Québec et montrer aux communautés culturelles qu’en cas de déclaration d’indépendance, elles seront assurément internées dans un camp à Hérouxville, où le Bonhomme Carnaval leur servira de la poutine et du sirop d’érable du matin au soir. Il faut dire que nous sommes bons pour marquer dans notre propre but, alors ne nous étonnons pas que l’adversaire soit mort de rire.

L’autoritarisme au Québec, un mythe ?

(réponse à ceux qui veulent nous faire croire que c’est toujours pire chez le voisin)

Même si le printemps est de retour avec son lot d’habituels marronniers, l’actualité reste toujours aussi déprimante pour tous ceux qui ont déjà la nostalgie du printemps dernier. Outre les shows TV sur la corruption et les singeries de la politique institutionnelle qui m’ont très vite lassé, ce qui me désappointe au plus haut point est cette radicalité et cette impunité de plus en plus officielles des forces de répression au Québec, mais surtout son acceptation passive, pour ne pas dire son appui, de la part de la population. On pourra me répondre de bonne foi que le PQ a quand même mis en place une commission d’enquête sur le « Printemps érable », donc sur les éléments qui ont permis que la situation dégénère et que cela pourrait remettre les choses en place. Mais comme le dit monsieur Journet de La Presse, « [l]a commission n’enquêtera pas sur des actions particulières des policiers ou des manifestants », ce qui risque de ne servir qu’à étouffer le problème dans une conclusion fourre-tout, car contrairement à ce que postule Mme Lysiane dit la farceuse Gagnon dans sa satyre antisocial « Atrocité Montréalaise », il y a bel et bien un problème de brutalité policière ou devrais-je dire plutôt un problème d’impunité policière au Québec.   

La presse assassine

Quelques jours avant les élections, je distribuais des tracts dans mon quartier, à Gatineau. Soudain, un jeune homme sort de sa maison et me crie: «You, fucking separatist. You are a traitor. Why don’t you go away and live somewhere else? This is Canada. I should call the police and have you arrested.» Je n’avais […]

Qui sème le vent…

Hier soir, dans la manifestation de Victoriaville contre le gouvernement le plus corrompu et le plus déloyal envers le peuple qu’ait connu le Québec, quelques braves se sont portés à la défense d’un camarade qui venait d’être plaqué sauvagement au sol par un des abrutis gonflés aux stéroïdes de la police de John James Charest, […]

Réparer le monde injuste

Il y a un mois, le 22 mars, les étudiants marchaient par centaines de milliers pacifiquement, dans les rues de Montréal, pour s’opposer à la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement du Québec. Depuis ce temps, le premier ministre, Jean Charest, a refusé toute remise en question de la hausse et a […]