Histoires de juges

De tout temps, le processus de nomination des juges a été utilisé par les politiciens afin de flatter dans le sens du poil les amis du régime.  De ce fait, bien des politiciens ont accordé des faveurs à des alliés en nommant leurs proches – ou eux-mêmes carrément – dans des fonctions magistrales.  Il y a belle lurette que nous savons tout cela.

CAQ en stock

Bref, si le PQ c’est le Titanic (comme les caricaturistes se tuent de façon quasiment suspecte à le répéter), la CAQ c’est la nef des fous. La Coalition Avenir Québec de François Let’s Go semble promise à un avenir radieux, du moins c’est ce que les médias répandent jusqu’à plus soif depuis plusieurs mois, question […]

Le serviteur et ses maîtres

Joseph Facal m’a beaucoup déçu dans «Le prophète et les infidèles». Loin de penser comme un homme libre, il agit de plus en plus en serviteur empressé de ses maîtres, dont celui qui lui offre généreusement les pages de son journal, mais qui rechigne à l’idée de payer ses journalistes. Il y a quelque temps, M. Facal a commencé par nous demander de régler nos problèmes provinciaux puisque l’indépendance du Québec n’était, selon lui, pas réalisable avant les calendes grecques. Et là, il vient nous dire que le plus intelligent et le plus sincère des députés de l’Assemblée nationale, Amir Khadir, devrait se contenter de bêler comme les autres. Je m’interroge sérieusement sur la présumée lucidité de M. Facal. Il semble avoir les idées plutôt embrouillées, par les temps qui courent.

La nouvelle lutte des classes

L’affrontement politique est en train de changer de nature au Québec.  Si auparavant, les combats opposaient principalement les partisans des différentes grandes formation politiques entre eux ou les membres des syndicats contre les patrons, aujourd’hui, il n’en va plus tout à fait ainsi.  Nous assistons à l’émergence d’une nouvelle lutte des classes.

Les enflures verbales

Stupéfaction, incrédulité, wow…

Il y a quelques jours de cela, j’étais, avec quelques autres militants du RRQ, occupé à affranchir des enveloppes destinées aux généreux donateurs du Parti libéral du Québec. En tout, une douzaine de personnes, filles et garçons. La plupart dans la vingtaine, la plupart étudiants de différentes facultés à l’Université Laval. Bref, 782 enveloppes, 782 timbres, 782 lettres, 782 adresses. La tâche est fastidieuse, mais somme toute simple, en 2h30 le travail était expédié et les lettres prêtes à être postées. La soirée durant nous avons spéculé sur les effets possibles de cette action. Combien de gestes audacieux du RRQ sont passés sous le radar dans le passé… Celui-ci se démarquera-t-il ? La plupart, moi y compris, pensaient qu’effectivement, les journalistes n’y verraient pas grand-chose d’intéressant, et les donateurs ou leurs secrétaires jetteraient simplement nos inoffensives lettres à la poubelle…

La nébuleuse fédéraliste et l’uranium

La période noire que le Québec traverse actuellement et se caractérisant par l’éclatement d’une série de scandales à saveur politique permet aux citoyens de prendre pleinement la mesure du goût pour l’argent qui anime la nébuleuse libérale et fédéraliste. Pour les acteurs de cette famille politique, tout peut être fait au nom de l’enrichissement personnel : malversation, nominations partisanes, conflits d’intérêts, relations avec la mafia, etc. Sachant cela, peu surprenant est le fait que l’exploitation de l’uranium est bien plus importante pour eux que le bien-être de la Gaspésie!

Un politicien fini

On a longtemps dit de Jean Charest qu’il avait une espèce de carapace en téflon sur laquelle les scandales se heurtaient mais ne collaient pas. Ce politicien avait le don de se sortir quasiment indemne des pires scandales politiques, ce qui lui a permis de remporter trois élections générales de suite au Québec. Heureusement pour les Québécois, sa chance de cocu, Charest est en train de la perde.

La petite maison de Pauline

Il y a des jours où le système oublie de dissimuler ses aspects les plus sombres, où on voit poindre son vrai visage. Aujourd’hui est l’un de ces jours. En publiant un article immonde sur le caractère « cossue » de la nouvelle demeure du chef du Parti Québécois dans Charlevoix, l’entreprise Quebecor a prouvé hors de tout doute que l’opulence d’un séparatiste la dérange plus que celle (supposée et établie d’une manière discutable) d’un fédéraliste.

Duceppe ou Marois, est-ce blanc «bonnet», «bonnet» blanc?

(Bon, là, en entamant l’écriture de ce commentaire, je dois vraiment mettre des gants blancs). Depuis quelque temps, les médias cherchent à créer la division dans les troupes souverainistes, entre autres en isolant Pauline Marois. Leur nouvelle découverte ? Prétendre que des éloges adressées par M. Parizeau (un très grand indépendantiste que j’apprécie au plus haut point) à M. Duceppe démontrerait l’isolement complet de Pauline Marois dans le mouvement.

Un pays pas comme les autres

Je suis presque d’accord avec l’ensemble de l’œuvre de Pierre Bourgault, à l’exception d’une citation. Une toute petite citation. Celle où il dit : « Nous ne voulons plus être une province pas comme les autres, nous voulons être un pays comme les autres ». En ce qui me concerne, si je désire si ardemment qu’on libère le Québec du joug canadien, ce n’est pas pour faire un pays qui ressemblera comme une goutte d’eau à ce qui se fait ailleurs. Si je veux un pays québécois, c’est parce que je crois profondément que nous pourrons améliorer, dans la différence et à la hauteur de nos moyens, le sort de l’humanité.