Les conservateurs d’Ottawa ont parfois malgré tout de bonnes idées. Les journaleux de Gesca et de La Presse canadienne leur imputent l’intention de couper les vivres à Radio-Cadna, de la privatiser ou de la fermer, sous la pression des propriétaires de médias privés comme Quebecor. Moi, je ne verserai pas une larme; je serai le premier à applaudir. Qu’on rase la hideuse tour du boulevard René-Lévesque et qu’on aménage un parc à la place après avoir décontaminé le terrain. Qu’on cesse de payer grassement avec les deniers publics la bande de menteurs, de colonisateurs de pensée et de propagandistes de guerre qui nous enfoncent des fictions dans le crâne, à coups d’images préfabriquées haute définition et de comédies d’infodivertissement. Radio-Cadna est l’une des principales armes du grand capital et d’Ottawa contre la souveraineté du peuple québécois et, en même temps, c’est une arme qui est employée pour justifier le massacre à nos frais d’autres peuples qui dérangent.
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Histoire d’une petite victoire enregistrée aux dépens de l’Empire
nous le savions déjà, mieux que personne
– Pierre Perrault
Il y a des années de cela maintenant, je déposais une demande, en vertu de la loi d’accès à l’information, auprès de Radio-Canada, et ce, afin d’obtenir une copie de l’entente secrète que cette société avait signé avec le journal La Presse au tournant des années 2000.
À l’époque, les conservateurs venaient de prendre le pouvoir et, pour faire oublier le scandale des commandites et le fait que la corruption règne également à Ottawa, ils avaient décidé de laver plus blanc que blanc en soumettant enfin Radio-Canada à la loi d’accès à l’information, ce qu’elle n’était pas auparavant. Dès l’annonce de la nouvelle mesure, je pris mon stylo et fit parvenir ma demande. Cela devait marquer le début d’une saga qui fit couler beaucoup d’encre et qui mit ma patience à rude épreuve.
La suite d’un parti politique résolument indépendantiste : Option nationale
Cette semaine, je laisse ma place à un texte de Évelyne Beaudin, militante du RRQ-Estrie.
Nous étions entre 20 et 25 personnes réunies à l’UQAM, ce vendredi 7 octobre 2011… les étudiants et les employés qui passaient devant notre local ne se doutaient probablement pas de l’impact que pourra éventuellement avoir ce parti en gestation sur leur propre futur. Les personnes présentes offraient une belle mixité d’expériences. Il y avait des représentants des Jeunes patriotes, du Bloc Québécois, des IPSO, du Centre de recherche étudiant et d’action nationale, un professeur de l’UQAM, un représentant du Mouvement souverainiste du Québec, des anciens du Parti Québécois, des artistes et aussi des citoyennes et des citoyens qui ne s’étaient jamais impliqués en politique avant et qui avaient été charmés par le projet de M. Aussant.
Pourquoi j’appuie Option nationale
La semaine dernière, un journaliste communiqua avec moi. Il voulait savoir si j’allais, oui ou non, appuyer Jean-Martin Aussant dans son aventure.
Elvis Legault veut abolir les cégeps
Tiens, tiens, abolir les Cégeps. Cette fois François Legault se dépasse. Il ressemble de plus en plus à un clown magicien qui n’arrive plus qu’à sortir des lapins morts d’un chapeau de sorcière. Son idée de rétribuer les enseignants au mérite de leurs élèves reflétait déjà trop cette manie des hommes d’affaires de croire que les gens ne carburent qu’à l’argent. Maintenant, comme Elvis Gratton, il est bien prêt d’annoncer que tout ce qui ne rapporte pas doit être aboli. Le milieu qu’il représente n’en a que pour la rationalisation, la privatisation et la sous-traitance, trois recettes qui ne conduisent qu’à la médiocrité comme l’a prouvé l’exemple de Bell Téléphone, une entreprise de grande renommée qui est devenue aujourd’hui l’entreprise la plus détestée par la façon dont elle traite ses employés et les consommateurs.
La gratuité scolaire
« Je ne pense pas que la gratuité absolue soit la solution pour les Nord-Américains. Ça ne fait pas très réaliste par rapport à notre situation géopolitique. Et il ne faut pas oublier que des pays comme la France offrent la gratuité scolaire, mais qu’il s’y développe quand même parallèlement un réseau de grandes écoles où les études coûtent très cher » – Marie Malavoy, député péquiste
Justement, c’est ça que le PQ ne comprend pas et ne veut pas comprendre. La gratuité scolaire c’est possible, ce n’est pas un délire. Comment? Régulariser le financement des écoles selon le poids démographique des francophones et des anglophones. Pour n’utiliser qu’un pallier, celui universitaire, les écoles anglaises sont financées à plus du quart du budget pour un maigre 8% d’anglophones au Québec. Du coup, non seulement cette idée de gratuité n’est plus une utopie, mais cela justifie grandement la manifestation étudiante du 10 novembre contre la hausse des tarifs scolaires. Il n’y aucune raison que cela arrive dans les circonstances.
Les fros de l’an 2000
Comme l’explique si magnifiquement Richard Desjardins dans le prélude de l’une de ses plus belles chansons, on appelait jadis les immigrants travaillant dans les mines du Québec les « fros », une contraction de l’anglais « foreigners » (étrangers).
C’était le temps de nos arrières-grands-pères, voire de nos grands-pères, un temps pas si lointain, l’époque où les Canadiens français et les fros se faisaient exploiter, humilier, bafouer dans ces mines où l’on exploitait nos richesses au profit de corporations anglo-saxonnes. Une époque où les grèves, bien sûr illégales, étaient réprimées dans le sang. Le temps de la domination absolue du colonialisme anglo-saxon. Le temps de la dépendance.
L’adversaire
En 1867, Karl Marx jetait les bases idéologiques d’une grande lutte entre les possédants et le prolétariat. Dans Le capital, il décortiquait les mécanismes utilisés pour exploiter le travail des masses et enrichir une infime minorité de capitalistes. Un siècle et demi plus tard, cette lutte est loin d’être terminée. L’exploitation a pris de nouvelles formes plus machiavéliques. Le triomphe du néolibéralisme depuis l’ère Thatcher et Reagan a plongé le monde dans une crise financière perpétuelle, fait reculer la classe moyenne en Occident, déclenché de féroces et couteuses guerres impérialistes et permis l’établissement d’un système tentaculaire de façonnement de la pensée. Les milliardaires régentent le monde, et Hugo Chavez a raison de dire que le problème numéro un de l’humanité actuellement est le capitalisme.
Les propositions Drainville : jouer à l’apprenti-sorcier
Nouvelle chronique. Je me souviens que Falardeau trouvait difficile d’en faire une à toutes les semaines. Il avait peur de se répéter. Ça ne sera pas le problème cette semaine. J’avais décidé de parler du rapport Drainville mais un peu en retard. Je vais me résumer : tout ça ne mène nulle part. C’est du populisme style Alliance Party. Un leader digne de ce nom doit savoir identifier les problèmes historiques et structuraux qui traversent une société. Ce n’est pas le cas de Bernard Drainville.
Le refus du débat au PQ
Depuis l’Afrique, j’observe l’inévitable désintégration du PQ. C’était écrit dans le ciel. Je partage en bonne partie les points de vue exprimés par mes camarades Bourgeois et Boulanger dans leurs chroniques des deux derniers jours, mais j’aimerais ajouter mon grain de sel. Il n’y a plus rien à attendre de Pauline Marois, de ses admirateurs béats et de son entourage de pauvres inconscients.