Poète et combattant

Outre l’amour que je porte à ma dulcinée et aux miens, j’ai deux grandes passions dans la vie : la littérature et le combat pour la liberté des peuples. Il n’est donc sans doute pas surprenant que l’auteur et militant Pierre Schneider ait croisé mon chemin, une collaboration politico-littéraire qui dure depuis déjà quelques années.

Serrer les rangs

Il est de plus en plus probable que la grosse droite québécoise sera unifiée lors du prochain scrutin. La bande de vire-capots à Legault serait sur le point de fusionner avec l’Action démocratique du ô combien charismatique Gérard Deltell. Ne resterait plus qu’à trouver un rôle pour ce dernier. Pas évident vous me direz. En effet, mais ce n’est quand même pas ça qui freinera les CAQueteux dans leurs ambitions unificatrices.

Pour le Québec, cela n’est pas tellement de bon augure.

L’organisation au 21e siècle

Les temps changent, les organisations aussi. Il y a 30 ans, lancer et organiser un mouvement politique voulait généralement dire mettre en réseau et hiérarchiser des centaines de militants. Pour être visible, il fallait être nombreux et présents directement sur le terrain partout sur le territoire. Les partis et les mouvements d’idées, comme l’était le PQ, devaient pouvoir compter sur d’immenses réseaux de militants autant pour leur financement que pour leur communication avec la population. Les mouvements avaient tendance à s’organiser autour d’une doctrine complexe, de logiques qui touchaient à pratiquement toutes les sphères de la société humaines. Depuis, ce genre d’organisation est devenu de plus en plus rare. L’individualisme ambiant, l’augmentation du rythme de vie des gens et la vision qu’ont les humains de leur société a fait que de construire d’immenses réseaux politiques est devenu plus difficile. De même, l’arrivée d’Internet n’a fait qu’aggraver les choses en poussant les gens à penser qu’il n’était plus nécessaire de s’organiser physiquement pour être parti prenante à la chose politique. 

Quand Bourassa bourrassa Bourne…

Il existe dans notre Histoire des moments qui nous inspirent et qui devraient être mieux connus. L’un de ceux-là date de cent ans déjà et s’est produit lors du Congrès eucharistique tenu à Montréal en septembre 1910. C’est une période où la religion occupait une place prépondérante dans une société canadienne-française on ne peut plus tricotée serrée.

Les planètes sont bien plus alignées que le PQ.

Récemment, Pauline Marois a déclaré : « Il doit y avoir un changement de stratégie. On ne peut plus se comparer aux référendums de 1995 ou 1980. En 1995, il y avait l’échec de l’accord du Lac-Meech, la naissance du Bloc québécois. Les planètes étaient alignées. On n’en est pas là. Il faut s’engager tranquillement à préparer un référendum, mais aussi prendre acte du contexte politique actuel. Il n’y a pas un appétit délirant pour la souveraineté, même si dans les sondages, on est encore à 40-45 %. La nouveauté, c’est de ne pas attendre le référendum. »

Avancez en arrière, c’est assez!

Il y a trois semaines, lors de ma première chronique, après vous avoir parlé de Mahmoud Darwich, le grand poète de la Palestine, j’évoquais Gaston Miron en vous disant qu’on se pencherait une prochaine fois sur le grand poète du Québec. Allons-y donc cette semaine avec quelques mots sur Miron… et un constat dramatique : ce que craignait le poète pour notre patrie semble de plus en plus se réaliser.

Miron s’inquiétait beaucoup de la situation linguistique au Québec. Jadis, il avait dénoncé avec éloquence le bilinguisme dans l’espace public (et non l’apprentissage individuel d’une langue seconde) dans les années 1960 et 1970, un bilinguisme destructeur pour le français qui réduisait les Québécois tantôt à vivre en anglais dans leur propre pays, tantôt à se faire imposer un français traduit de l’anglais, une langue de calque se fondant dans celle du conquérant, perdant sa grammaire et son sens.

Le temps de se parler

Cette fin d’été m’alimente dans mes appréhensions politiques. Les prochaines saisons ne seront pas de tout repos, c’est le moins que l’on puisse dire.

Quelques semaines seulement après l’écrasement du Bloc Québécois, c’est maintenant au tour du Parti Québécois de se diriger droit dans le mur ; les sondages – comme si on avait besoin d’eux – ne cessent de le confirmer. Et parallèlement à tout ça, tout le monde semble avoir SA solution : améliorer les mœurs politiques, implanter le référendum d’initiative populaire, plaider en faveur de la mort du PQ, souhaiter plutôt se retrouver chez Québec Solidaire, espérer que tous rentrent au Parti indépendantiste, mettre sur pied un nouveau parti indépendantiste…Tout ça me convainc d’une seule et unique chose : nous vivons actuellement le règne des poules pas de tête. Tout part dans 42 directions en même temps, aucune ligne directrice ne se dessine à l’horizon. Ce n’est pas de très bon augure, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le Parti québécois

Cette semaine, j’ai moins de temps qu’à mon habitude alors je vais céder la parole à quelqu’un a écrit beaucoup mieux et avec plus de pertinence que moi. 

Le Parti Québécois

Il y a deux ou trois ans, il n’y avait presque plus de Parti québécois – plus de 80% des membres l’avaient quitté – et celui-ci, après le naufrage catastrophique du « beau risque » de René Lévesque, n’avait plus rien d’un parti authentiquement souverainiste. 

Soyons fiers, affichons-nous

La semaine passée, je suis allé faire un tour à Charlevoix. Un beau coin de pays que je n’avais pas encore eu l’occasion de visiter. Et oui, honte à moi !!! Pendant 3 jours, pas d’internet, pas de téléphone, seulement des images hallucinantes du paysage occupaient mon cerveau à plein temps. Pas de politique pendant 3 jours, ouf, c’est dur ! Malgré tout, les connexions à l’organisation du Québécois et à la politique québécoise se font toujours. J’ai d’ailleurs pensé à créer une cellule dans le coin… On verra bien!

Le « bon Jack »… ou le moins pire?

Il n’y a pas que l’ouragan Irene qui souffle fort ces jours-ci. Depuis le décès de Jack Layton, c’est l’ouragan des hommages dithyrambiques envers l’ancien chef du NPD dans nos médias. On peut le comprendre, beaucoup de gens appréciaient l’image d’homme sympathique, plein d’humour et d’optimisme, qu’il dégageait. Mais n’y a-t-il pas une limite à perdre tout sens critique, surtout d’un point de vue québécois?