Se préparer un avenir meilleur

Voici la version complète de l’article publié en partie dans le numéro de mars-avril 2013 du journal Le Québécois.

Pendant que la GRC a l’air d’avoir renoué avec sa bonne vieille habitude de poser des bombes et de diffuser des communiqués insurrectionnels au Québec (voir «Quelle police fait sauter des bombes au Québec?», Le Québécois, vol. 12, no 3, mars-avril 2013), d’autres délinquants fédéraux multiplient, ailleurs dans le monde, leurs activités criminelles au service du grand capital apatride. Le sang des Africains, des Arabes et des Latino-Américains est un important facteur de rendement des investissements qui ne coute pas cher aux sociétés financières, minières et pétrolières cotées à Bay Street.

Du RIN à Marcel Côté ou L’envie de vomir

Louise Harel cède sa place de candidate à la mairie à Marcel Côté et lui donne son appui. On aura tout vu! Et il ne faudrait pas être cynique? Au secours! Mais qui est Marcel Côté?

Dans le journal Les Affaires, on le présentait ainsi dernièrement (13 juin 2013) :

« M. Côté est associé fondateur de la société Secor Conseil, vendue à KPMG en 2012. Il a également été conseiller économique du premier ministre Robert Bourassa, de 1986 à 1988, et directeur Planification stratégique et communication du Bureau du premier ministre, Brian Murroney, de 1989 à 1990. […] M. Côté siège au conseil de plusieurs sociétés, dont Empire Company Ltd et la Corporation Minière Osisko. Le 8 mai dernier, M. Côté s’est retiré du conseil du groupe d’assurance Intact Corporation financière, dont il était membre depuis décembre 2004. Auparavant, il a également été président du conseil d’Engenuity Technologies (anciennement Virtual Prototypes), et membre des conseils de Nurun et de Sobeys. »

Bon, ancien très proche conseiller de Bourassa et de Mulroney, déjà, ça donne une idée… En fait, Côté est un ultra fédéraliste et un partisan de la droite sauvage. On lui doit notamment les belles déclarations suivantes, rapportées par Patrick Lagacé dans La Presse récemment (14 juin 2013) :

Battez-vous pour la liberté avant la langue!

Encore une fois, un groupe de provocateurs francophobes ont décidé de manifester aujourd’hui, dimanche, à Montréal vers midi sur la rue McGill College pour faire valoir leurs droits apparemment bafoués de pauvre minorité anglo-canadienne maltraitée. Ah, qu’ils font vraiment pitié ces Canadiens qui ne peuvent pas vivre tout en méprisant le Québec sans conséquences. Moi ce que je trouve particulier, c’est que, quand ils veulent nous écraser, l’argument prodémocratique de la majorité canadienne sur la minorité québécoise va alors primer pour justifier leurs actions sans l’accord des Québécois. Mais quand ils veulent faire pitié et arracher quelques larmes à leurs compatriotes anti-Québécois, ils deviennent tout d’un coup minoritaires au Québec. On va arrêter de jouer avec les mots, la seule façon pour un Canadien d’être minoritaire au Québec, c’est que le Québec se donne un pays, ce que ce dernier n’a toujours pas fait. Donc nos voisins colonialistes de l’ouest sont encore considérés comme rois et maîtres chez nous sur notre territoire, grâce aux collabos toujours plus serviles qui se succèdent au gouvernement du Québec. 

La puanteur de la sacristie

Tout d’abord, félicitations au camarade Patrick Bourgeois et aux autres militants d’Option nationale qui, malgré le coup dur qu’ils ont dû encaisser avec la démission de Jean-Martin Aussant, ont décidé qu’ils croyaient assez en eux et en leurs idées pour ne pas abandonner le navire. Je n’ai rien contre les amis de Québec Solidaire, ni même contre les péquistes, malgré la dérive de leur parti sur on ne sait trop quelle mer, dans un épais brouillard, mais je ne vois personne d’autre, dans le paysage politique, qui met l’idée de l’indépendance du Québec en avant avec l’intelligence d’Option nationale. 

De la fierté

Il y a quelques jours, c’était la Fête nationale du Québec. Beaucoup de gens ont noté que le coeur n’était pas tellement à la fête cette année. Le Québec est gangrené par la corruption libérale, le français recule, la lutte de libération nationale piétine, les espoirs du Printemps québécois se changent en résignation… Sans doute que la situation actuelle du Québec n’est pas rose, mais il y a quand même de nombreuses raisons d’être fier d’être Québécois. À la veille du « Canada Day », ce qui m’inquiète plutôt ce sont ces Québécois qui se sentent fiers d’être Canadiens… Mais fiers de quoi?

Les trois mousquetaires de la connerie

Sur les réseaux sociaux, j’ai annoncé à l’avance le titre de cet article en demandant aux internautes de deviner de qui j’allais parler. Félicitations à Benjamin Trottier qui a su lire dans mes pensées et qui a deviné qui sont les trois mousquetaires en question. Couillard, Coderre et Trudeau. Prodigieux comme devin, parce que Dieu sait qu’il y en a des mousquetaires de la connerie, des mercenaires de l’idiotie, des combattants de la bêtise, des chevaliers de l’aliénation mentale. J’aurais pu intituler ce texte « le trio Big Mac ». Rappelez vous qu’il n’y a pas si longtemps nous avions le trio Harper, Charest et Tremblay. Difficile de tomber plus bas. Finalement non, le trou est sans fond. Et puisque les mousquetaires étaient quatre, disons que Gilles Duceppe sera « D’Artagnan ».

Sport et politique: comme nous disions

Si vous doutiez encore, après avoir lu la chronique prémonitoire de notre camarade Pierre-Luc Bégin, le 8 juin, que sport et politique sont étroitement liés, l’affaire du turban sikh au soccer a sans doute achevé de vous convaincre. Et si vous aimez le sport, vous en avez deux pour le prix d’un: le soccer et le Québec Bashing. Justin Trudeau, les pourris de rentiers à vie de sénateurs, les incendiaires de la Gazette, alouette! Tout ce que le Canada compte de moralisateurs hypocrites en profite pour stigmatiser le Québec et montrer aux communautés culturelles qu’en cas de déclaration d’indépendance, elles seront assurément internées dans un camp à Hérouxville, où le Bonhomme Carnaval leur servira de la poutine et du sirop d’érable du matin au soir. Il faut dire que nous sommes bons pour marquer dans notre propre but, alors ne nous étonnons pas que l’adversaire soit mort de rire.

Sport et politique : un bel exemple

Tout Québécois le moindrement informé sur la Catalogne connaît  l’existence d’un mythique club de foot à Barcelone, le célèbre FC Barcelona,  plus  souvent désigné par son diminutif : le Barça. Mais connaît-on vraiment ce club de soccer qui est « plus qu’un club » (comme le dit son slogan) et qui joue un rôle très important dans la lutte de libération catalane, et ce, depuis fort longtemps?

Les écrans de fumée

Pourquoi, selon vous, Radio-Canada nous parle-t-elle jour et nuit de la Commission Charbonneau? 

A. Parce que Radio-Canada a comme vocation de lutter contre la corruption, grâce à d’intrépides journalistes d’enquête. 
B. Parce que Radio-Canada tient à ce que le public québécois soit bien informé. 
C. Parce que Radio-Canada veut aider le peuple québécois à se libérer de la mafia libérale et fédéraliste. 
D. Parce que la commission Charbonneau est déterminante pour l’avenir du Québec. 
E. Parce que la défense de la démocratie et la recherche de la vérité priment à Radio-Canada. 

Si vous avez choisi l’une de ces réponses, vous êtes à la mauvaise adresse; abonnez-vous à Chatelaine et cuisinez-vous un bon pâté chinois en attendant de mourir avec les autres caves.