Samedi dernier, je chaussais mes skis de fond pour la première fois de la saison, à deux pas de chez moi, dans la grande forêt du parc de la Gatineau, qui s’avance jusqu’au coeur de ma ville. L’hiver en novembre allume la flamme au coeur des coureurs des bois amoureux de leur pays, le Québec. Je ne suis pas du genre à fuir vers le Sud, au contraire. Et l’effort physique est salutaire pour l’esprit. Rien de tel pour remettre les idées en place et régénérer le résistant.
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« Un chum, c’t’un chum ! »
Non, mais, avouez-le franchement ! On vit une époque formidable! Un temps où les moins nécessiteux d’entre nous (quel euphémisme usai-je ici !) s’en mettent toujours plus dans les poches déjà pleines. Peu importe la manière retenue pour le faire. Du conflit d’intérêts à la pure fraude, tous les moyens sont bons pour la clique des bourgeois fédéraleux de dépouiller toujours davantage le trésor public et les citoyens que nous sommes. Tout ça sous le regard complice des autres. Les ceuzes qui devraient enfin faire de quoi pour empêcher tout cela. Mais ils ne le peuvent point. Car « un chum, c’t’un chum. »
Un Québec pétrolier : le gouvernement a-t-il déjà fait son nid ?
Dans un monde normal où la cohérence régnerait en reine et maîtresse parmi les humains, un ministre de l’Environnement défendrait la nature et le territoire sur lequel habitent les citoyens, et ne s’adresserait certainement pas au peuple au nom des compagnies les plus polluantes de ce monde à bout de souffle. Mais malheureusement, nous sommes au Québec, sous la férule d’un gouvernement péquiste, et non pas dans une société politiquement cohérente. Conséquemment, notre ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet en l’occurrence, défend bec et ongles le pétrole de l’Alberta en clamant qu’il est très important de l’accueillir chez nous parce qu’il créera « des milliers d’emplois ». Il ne lui vient même pas à l’esprit, ce faisant, d’évoquer les risques que tout cela pose pour l’environnement.
Heurtel à la rescousse d’un haut gradé péquiste
En 2002, Jean-Claude Scraire devait démissionner, dans le drame, des fonctions de président directeur-général qu’il occupait à la Caisse de dépôt et placement (CDP), fonctions qui lui avait été confiées par le Parti Québécois. Une série de mauvaises décisions devait précipiter la chute de l’homme fort du PQ, et ce, trois ans avant la fin de son mandat de dix ans ; avec une prime de départ de 75 000$ en poche, bien sûr !
Financer un événement du 150e du Canada n’est pas financer le 150e?!
{jcomments off}Les péquistes sont en opération de « damage control » depuis quelques jours. La nouvelle sortie par Option nationale serait fausse, disent-ils : le gouvernement péquiste ne financerait pas le 150e anniversaire de la Confédération à Québec en 2017. Ah, non? La vérité : le PQ nous prend pour des imbéciles. Voici les faits. Et des faits confirmés.
1- Le gouvernement du PQ va financer à hauteur de 100 000$, par le Bureau de la Capitale-nationale dirigé par la ministre Agnès Maltais, le Rendez-vous naval Horizon 2017.
2- Le Rendez-vous naval Horizon 2017 s’inscrit dans le calendrier des festivités du 150e de la Confédération à Québec (et vise donc, évidemment, à souligner l’anniversaire du Canada).
L’octroi de ce financement à cet événement a été confirmé par le Bureau de la Capitale-nationale et par l’organisateur de l’événement.
La Charte : un coup de matraque violent et mal administré
« We have failed to provide a vision of society to which they feel they want to belong […] We have even tolerated segregated communities behaving in ways that run counter to our values. All this leaves some young Muslims feeling rootless. »
– James Cameron
Dans les débats que la sortie de la Charte des valeurs québécoises a engendrés, il y a une prédominance particulière au sujet de l’islamisation. Comme je l’ai déjà dit dans une chronique précédente au Québécois, oui il y a sûrement des balises à installer au niveau gouvernemental pour freiner ceux qui vont tenter de tester les limites du système. Par contre, il faut bien cibler le problème à la base de tout ça : la politique multiculturaliste du Canada.
Qu’est-ce que le scandale Oxygène 9?
Depuis une décennie maintenant, dès que le Parti Québécois (PQ) attaque le Parti libéral du Québec (PLQ) à propos de son manque d’intégrité et de sa propension à verser dans toutes sortes d’affaires de corruption et de collusion, les libéraux rappellent à-gorge-déployée-que-veux-tu la triste affaire Oxygène 9 qui avait éclaboussé les péquistes au début des années 2000. Ce qui démontre bien, lorsqu’il est question du PQ et du PLQ, que la formule « à chacun ses scandales » fonctionne à merveille !
La corruption n’est pas un projet de société
« Pour moi, tout parti politique n’est au fond qu’un mal nécessaire, un de ces instruments dont une société démocratique a besoin lorsque vient le moment de déléguer à des élus la responsabilité de ses intérêts collectifs. Mais les partis appelés à durer vieillissent généralement assez mal. Ils ont tendance à se transformer en églises laïques, hors desquelles point de salut, et peuvent se montrer franchement insupportables. À la longue, les idées se sclérosent, et c’est l’opportunisme politicien qui les remplace. Tout parti naissant devrait à mon avis inscrire dans ses statuts une clause prévoyant qu’il disparaîtra au bout d’un certain temps. Une génération ? Guère davantage, ou sinon, peu importe les chirurgies plastiques qui prétendent lui refaire une beauté, ce ne sera plus un jour qu’une vieillerie encombrant le paysage politique et empêchant l’avenir de percer. »
–René Lévesque
Il faut vraiment avoir un moral d’acier pour être citoyen au Québec. Un moral d’acier pour participer malgré tout à la vie publique, parce que lorsqu’on regarde les deux très vieux partis se comporter, ça donne littéralement la nausée. D’un côté nous avons un parti qui n’a pas le courage de ses ambitions. Qui nous dit qu’attendre le messie est une option, et qu’on peut le faire les deux bras croisés, en espérant les conditions gagnantes qui ne surviennent jamais comme par enchantement. Ce qu’il ne nous dit pas, c’est qu’en attendant, on meurt à petit feu. Donnant ainsi une résonance nouvelle aux propos du poète Péloquin : « Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves ? ». De l’autre côté, on a un parti qui ne parvient jamais à s’éloigner un tant soit peu des stratagèmes de corruption pour parvenir à ses fins liberticides et opportunistes. La fraude et la collusion constituent son essence vitale, empoisonnant notre vie politique depuis Matusalem.
La démocratie amochée
Scandaleux tout de même de voir à quel point des personnes occupant d’importants postes politiques grâce à la démocratie (enfin, la pseudo démocratie dans laquelle nous vivons) se comportent comme de parfaits goujats à son égard. Elles la bafouent à qui mieux mieux, sans se soucier un seul instant de ce que nous, les pauvres gueux qui formons le corps citoyen, puissions en dire. J’imagine qu’on doit être juste bon pour foutre des bulletins de vote dans l’urne !






