Les premiers seront les derniers?

Les choses bougent radicalement du côté des peuples en lutte européens ces derniers mois : Corse, Écosse, Pays basque, Catalogne, Flandre…  Des avancées majeures se confirment. Au Québec, silence radio sur ces situations. Par un curieux « hasard », Radio-Canada ou Power Corporation ne nous parlent jamais de ces autres peuples qui vivent une réalité pas si éloignée de la nôtre et qui, eux aussi, combattent pour leur indépendance. Petit tableau vitement brossé.

Vivre debout !

Il faut que je vous raconte la semaine que je viens de passer… une semaine où j’aurais bien pu trépasser, tant on ne lésine pas avec les problèmes cardiaques. Tout a commencé au lendemain de mon cinquante-huitième anniversaire de naissance. J’étais au bureau, quand le téléphone sonna. Une infirmière m’annonçait que le médecin avait consulté mes tests sanguins et qu’il en était venu à la conclusion qu’il fallait que je me rende à l’urgence sur-le-champ, pour cause d’anémie sévère. De fait, mon état s’était aggravé depuis quelques semaines et j’étais en outre de plus en plus à court de souffle. J’ai bien tenté de reporter cette visite de quelques jours, mais l’infirmière argua qu’il était plus sage d’écouter le docteur. Comme je suis en attente d’une chirurgie cardiaque, je n’ai pas jugé bon de m’obstiner plus longtemps.

Minuit moins une

Option nationale ou pas Option nationale?

Telle est la question que se posent plusieurs militants parmi les indépendantistes motivés depuis que Jean-Martin Aussant a annoncé la création d’un nouveau parti résolument et fièrement indépendantiste. C’est aussi la question que je me pose. L’option est très tentante, je ne m’en cache pas : aux autres partis indépendantistes de me prouver que j’ai tort d’être tenté.

Aïe! Méo, y a d’la marde partout!

Les conservateurs d’Ottawa ont parfois malgré tout de bonnes idées. Les journaleux de Gesca et de La Presse canadienne leur imputent l’intention de couper les vivres à Radio-Cadna, de la privatiser ou de la fermer, sous la pression des propriétaires de médias privés comme Quebecor. Moi, je ne verserai pas une larme; je serai le premier à applaudir. Qu’on rase la hideuse tour du boulevard René-Lévesque et qu’on aménage un parc à la place après avoir décontaminé le terrain. Qu’on cesse de payer grassement avec les deniers publics la bande de menteurs, de colonisateurs de pensée et de propagandistes de guerre qui nous enfoncent des fictions dans le crâne, à coups d’images préfabriquées haute définition et de comédies d’infodivertissement. Radio-Cadna est l’une des principales armes du grand capital et d’Ottawa contre la souveraineté du peuple québécois et, en même temps, c’est une arme qui est employée pour justifier le massacre à nos frais d’autres peuples qui dérangent.

Histoire d’une petite victoire enregistrée aux dépens de l’Empire

Que toutes choses soient vaines, sauf la victoire,
nous le savions déjà, mieux que personne
 – Pierre Perrault

Il y a des années de cela maintenant, je déposais une demande, en vertu de la loi d’accès à l’information, auprès de Radio-Canada, et ce, afin d’obtenir une copie de l’entente secrète que cette société avait signé avec le journal La Presse au tournant des années 2000.

À l’époque, les conservateurs venaient de prendre le pouvoir et, pour faire oublier le scandale des commandites et le fait que la corruption règne également à Ottawa, ils avaient décidé de laver plus blanc que blanc en soumettant enfin Radio-Canada à la loi d’accès à l’information, ce qu’elle n’était pas auparavant.  Dès l’annonce de la nouvelle mesure, je pris mon stylo et fit parvenir ma demande.  Cela devait marquer le début d’une saga qui fit couler beaucoup d’encre et qui mit ma patience à rude épreuve.

La suite d’un parti politique résolument indépendantiste : Option nationale

Cette semaine, je laisse ma place à un texte de Évelyne Beaudin, militante du RRQ-Estrie.


Nous étions entre 20 et 25 personnes réunies à l’UQAM, ce vendredi 7 octobre 2011… les étudiants et les employés qui passaient devant notre local ne se doutaient probablement pas de l’impact que pourra éventuellement avoir ce parti en gestation sur leur propre futur. Les personnes présentes offraient une belle mixité d’expériences. Il y avait des représentants des Jeunes patriotes, du Bloc Québécois, des IPSO, du Centre de recherche étudiant et d’action nationale, un professeur de l’UQAM, un représentant du Mouvement souverainiste du Québec, des anciens du Parti Québécois, des artistes et aussi des citoyennes et des citoyens qui ne s’étaient jamais impliqués en politique avant et qui avaient été charmés par le projet de M. Aussant.

Alerte rouge

Cramponnez-vous, la descente aux enfers commence. Bienvenue dans le monde réel à ceux qui ont l’habitude des potins du Réseau de la désinformation et de La Presse canadienne. Une crise économique? Bien pire. C’est l’effondrement total du système qui est en train de se faire dans un crescendo de troubles sociaux et de guerres. La bulle néolibérale est crevée, et l’atterrissage sera dur. Très dur.

Elvis Legault veut abolir les cégeps

Tiens, tiens, abolir les Cégeps. Cette fois François Legault se dépasse. Il ressemble de plus en plus à un clown magicien qui n’arrive plus qu’à sortir des lapins morts d’un chapeau de sorcière. Son idée de rétribuer les enseignants au mérite de leurs élèves reflétait déjà trop cette manie des hommes d’affaires de croire que les gens ne carburent qu’à l’argent. Maintenant, comme Elvis Gratton, il est bien prêt d’annoncer que tout ce qui ne rapporte pas doit être aboli. Le milieu qu’il représente n’en a que pour la rationalisation, la privatisation et la sous-traitance, trois recettes qui ne conduisent qu’à la médiocrité comme l’a prouvé l’exemple de Bell Téléphone, une entreprise de grande renommée qui est devenue aujourd’hui l’entreprise la plus détestée par la façon dont elle traite ses employés et les consommateurs.