« [Les médias] nous empoisonnent.
On a la plus grosse concentration de la presse dans le monde occidental.
Pis y a pas un journal pour le peuple.
Les caisses populaires, avec 88 milliards d’actifs,
crisse, elles nous donnent la Revue Notre-Dame.
Pis le mouvement syndical, avec 750 000 membres,
calvaire, ils sont pas capables de donner un journal pour le peuple.
Après ça, les gens chialent que le peuple est pas intelligent pis qu’il vote pas bien.
Mais y a personne qui lui dit la vérité ».
– Michel Chartrand, novembre 1998
Plusieurs me demandent ce que je pense de la candidature de Pierre Karl Péladeau, et ce, en vertu de la liberté de la presse. Il est vrai que mon militantisme passé m’a régulièrement poussé à traiter de l’engagement politique des médias au Québec. Que certains veuillent savoir ce que je pense du fait que le boss de Québecor ait décidé de faire de la politique partisane, c’est probablement juste normal ; à leurs yeux en tout cas (et aux miens également, sans doute). Après maintes hésitations, j’ai décidé de donner mon opinion à cet égard, même si c’est un sujet explosif, et même si les croyants me reprocheront un crime de lèse-majesté ou un autre pour avoir émis une critique par ci ou par là à l’égard de ce Parti Québécois qui fait son nid dans la cour de Québecor.




