Faire exploser les oreilles des bélugas

Plus on vieillit, et plus on pense qu’on a tout vu, que plus rien ne pourra nous surprendre.  Et on se surprend toujours de découvrir plus grande bêtise encore que celle de la veille qui atteignait déjà des sommets insoupçonnés.  C’est dans cet état d’esprit que je me sens depuis que j’ai appris que TransCanada s’apprête à faire des levés sismiques dans le Saint-Laurent, dans le secteur de Cacouna, en pleine période de reproduction du béluga.

Knock-outer les voyous

Face aux extinctions multipliées d’espèces dont nous sommes aujourd’hui responsables, nous mériterions, seuls, le qualificatif d’espèce hautement nuisible à l’harmonie et à la préservation de la biodiversité. – Hubert Reeves C’est difficile de ne pas avoir envie de tout casser quand on regarde le monde évoluer. Et encore plus quand on se rend compte que […]

Les idées n’ont pas d’âge

Ils sont nombreux depuis quelque temps les défaitistes et  les résignés, ceux dont l’âge ou la fatigue nous condamne à l’errance et au désenchantement. Ce qui est navrant avec la débâcle péquiste du dernier scrutin, c’est que ce sont des souverainistes eux-mêmes qui jettent l’éponge et sont tentés par l’ivresse tranquille du découragement. Ils en ont le droit, eux qui ont porté à bout de bras l’idée du pays à naitre depuis plus de 50 ans. Ce qu’ils n’ont pas la liberté de faire cependant c’est d’entraîner toute notre génération dans leur apitoiement. Nous, dans la vingtaine ou la jeune trentaine, n’avons pas connu la pluie froide d’octobre 70, la défaite crève-cœur de 80, la traitrise de 82 et n’avons pu faire entendre notre voix en 95. Mais nous croyons encore que notre place au concert des nations saurait participer à la création d’un monde meilleur.

La liberté @ Laporte sur les ondes de Québec Radio

La liberté @ Laporte est une web-émission d’entrevues enregistrée devant public les mercredis soirs à 17h30 au 82 rue Sherbrooke Ouest. Elle convie des personnalités connues et d’autres qui sont à découvrir pour discuter notamment d’actualité, de culture et des activités des invités, toujours à travers le prisme de l’engagement citoyen. L’émission est réalisée en […]

Restons debout patriotes

Et voilà, le verdict populaire est tombé, un gouvernement majoritaire libéral. Là, il va y avoir beaucoup de personnes pour accuser le peuple québécois d’être vraiment des imbéciles, peut-être pour une partie, je peux le concéder. Mais il y a surtout une bonne partie du peuple qui est écoeurée au plus haut degré de la politique actuelle. Réglons tout de suite la question de la division du vote : le vote péquiste a été divisé par les libéraux et les caquistes, essentiellement. Comme quoi les clowns qui font la girouette entre les trois sont les vrais imbéciles heureux, des ignorants de la politique ou des pleutres qui cèdent au chantage de l’élite et aux sondages truffés de demi-vérités des médias. Les résultats d’ON et QS sont principalement ceux de votes de convictions, acquis chèrement grâce au travail de terrain acharné, j’en ai une petite idée maintenant pour l’avoir vécu.

Le sept chanceux!

Ben voilà ti-pas que les élections québécoises ressemblent à de la loterie en ce sept avril! On ferme les yeux, on croise les doigts, on fait un tour sur soi-même, on oublie tout (ou pas) puis on vote sans trop savoir. Qui sait si, à la fin, les scrutins vont se transformer en chapeau de magicien et on en ressortira un premier ministre et un lapin de Pâques! Wow! J’ai tellement hâte! Je sens que le lapin sera très efficace pour gérer notre beau Québec! En tout cas, j’ai déjà beaucoup plus confiance en celui qui bouffe la carotte qu’en celui qui s’en sert pour nous faire avancer dans le mur.

Votons pour le courage et l’indépendance

La perspective du retour au pouvoir des libéraux n’a rien de réjouissant. Le PLQ et la CAQ, c’est le capitalisme débridé, le règne du profit à tout prix, l’aide sociale pour la grande entreprise, le pillage des ressources, l’enrichissement éhonté d’une infime minorité, les redevances symboliques et les autres petits cadeaux pour acheter les complicités locales. Le PLQ et la CAQ, c’est le gâteau pour les patroneux et les patrons, tandis que les fidèles employés doivent se décarcasser pour des miettes. 

PKP, ses actions et la face cachée de la lune

« [Les médias] nous empoisonnent.
On a la plus grosse concentration de la presse dans le monde occidental.
Pis y a pas un journal pour le peuple. 
Les caisses populaires, avec 88 milliards d’actifs,
crisse, elles nous donnent la Revue Notre-Dame.
Pis le mouvement syndical, avec 750 000 membres,
calvaire, ils sont pas capables de donner un journal pour le peuple.
Après ça, les gens chialent que le peuple est pas intelligent pis qu’il vote pas bien.
Mais y a personne qui lui dit la vérité ».
 
– Michel Chartrand, novembre 1998

 

Plusieurs me demandent ce que je pense de la candidature de Pierre Karl Péladeau, et ce, en vertu de la liberté de la presse. Il est vrai que mon militantisme passé m’a régulièrement poussé à traiter de l’engagement politique des médias au Québec. Que certains veuillent savoir ce que je pense du fait que le boss de Québecor ait décidé de faire de la politique partisane, c’est probablement juste normal ;  à leurs yeux en tout cas (et aux miens également, sans doute).  Après maintes hésitations, j’ai décidé de donner mon opinion à cet égard, même si c’est un sujet explosif, et même si les croyants me reprocheront un crime de lèse-majesté ou un autre pour avoir émis une critique par ci ou par là à l’égard de ce Parti Québécois qui fait son nid dans la cour de Québecor.

PKP au Parti Québécois : la réorganisation des astres ?

La nouvelle a frappé comme une tonne de briques. Pierre Karl Péladeau (PKP), le milliardaire antisyndical qui traîne dans sa foulée une myriade d’âpres conflits de travail, a annoncé hier qu’il se présente sous la bannière du PQ dans St-Jérôme.  Les voyants rouges sur les écrans radars de tous ceux impliqués en politique se sont du coup allumés à la plus fort intensité.

Mais au-delà du caractère spectaculaire de ce nouvel épisode électoral, qu’est-ce que signifie une telle candidature dans le paysage québécois ?

Pour la République du Québec

L’indépendance du Québec deviendra-t-elle un enjeu central de la présente élection? Une chose est sûre, il faudrait bien continuer de réfléchir à la forme que prendra le Québec souverain et à la démarche pour nous y amener. Yanick Barrette, dans son nouvel essai, propose L’idéal républicain. Qu’est-ce que le républicanisme? Quelle forme devrait-il prendre au Québec? Comment atteindre cet idéal d’un Québec libre et républicain? C’est entre autres à ces questions que s’attaque l’auteur.