Les planètes sont bien plus alignées que le PQ.

Récemment, Pauline Marois a déclaré : « Il doit y avoir un changement de stratégie. On ne peut plus se comparer aux référendums de 1995 ou 1980. En 1995, il y avait l’échec de l’accord du Lac-Meech, la naissance du Bloc québécois. Les planètes étaient alignées. On n’en est pas là. Il faut s’engager tranquillement à préparer un référendum, mais aussi prendre acte du contexte politique actuel. Il n’y a pas un appétit délirant pour la souveraineté, même si dans les sondages, on est encore à 40-45 %. La nouveauté, c’est de ne pas attendre le référendum. »

Avancez en arrière, c’est assez!

Il y a trois semaines, lors de ma première chronique, après vous avoir parlé de Mahmoud Darwich, le grand poète de la Palestine, j’évoquais Gaston Miron en vous disant qu’on se pencherait une prochaine fois sur le grand poète du Québec. Allons-y donc cette semaine avec quelques mots sur Miron… et un constat dramatique : ce que craignait le poète pour notre patrie semble de plus en plus se réaliser.

Miron s’inquiétait beaucoup de la situation linguistique au Québec. Jadis, il avait dénoncé avec éloquence le bilinguisme dans l’espace public (et non l’apprentissage individuel d’une langue seconde) dans les années 1960 et 1970, un bilinguisme destructeur pour le français qui réduisait les Québécois tantôt à vivre en anglais dans leur propre pays, tantôt à se faire imposer un français traduit de l’anglais, une langue de calque se fondant dans celle du conquérant, perdant sa grammaire et son sens.

Le temps de se parler

Cette fin d’été m’alimente dans mes appréhensions politiques. Les prochaines saisons ne seront pas de tout repos, c’est le moins que l’on puisse dire.

Quelques semaines seulement après l’écrasement du Bloc Québécois, c’est maintenant au tour du Parti Québécois de se diriger droit dans le mur ; les sondages – comme si on avait besoin d’eux – ne cessent de le confirmer. Et parallèlement à tout ça, tout le monde semble avoir SA solution : améliorer les mœurs politiques, implanter le référendum d’initiative populaire, plaider en faveur de la mort du PQ, souhaiter plutôt se retrouver chez Québec Solidaire, espérer que tous rentrent au Parti indépendantiste, mettre sur pied un nouveau parti indépendantiste…Tout ça me convainc d’une seule et unique chose : nous vivons actuellement le règne des poules pas de tête. Tout part dans 42 directions en même temps, aucune ligne directrice ne se dessine à l’horizon. Ce n’est pas de très bon augure, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le Parti québécois

Cette semaine, j’ai moins de temps qu’à mon habitude alors je vais céder la parole à quelqu’un a écrit beaucoup mieux et avec plus de pertinence que moi. 

Le Parti Québécois

Il y a deux ou trois ans, il n’y avait presque plus de Parti québécois – plus de 80% des membres l’avaient quitté – et celui-ci, après le naufrage catastrophique du « beau risque » de René Lévesque, n’avait plus rien d’un parti authentiquement souverainiste. 

Soyons fiers, affichons-nous

La semaine passée, je suis allé faire un tour à Charlevoix. Un beau coin de pays que je n’avais pas encore eu l’occasion de visiter. Et oui, honte à moi !!! Pendant 3 jours, pas d’internet, pas de téléphone, seulement des images hallucinantes du paysage occupaient mon cerveau à plein temps. Pas de politique pendant 3 jours, ouf, c’est dur ! Malgré tout, les connexions à l’organisation du Québécois et à la politique québécoise se font toujours. J’ai d’ailleurs pensé à créer une cellule dans le coin… On verra bien!

Le « bon Jack »… ou le moins pire?

Il n’y a pas que l’ouragan Irene qui souffle fort ces jours-ci. Depuis le décès de Jack Layton, c’est l’ouragan des hommages dithyrambiques envers l’ancien chef du NPD dans nos médias. On peut le comprendre, beaucoup de gens appréciaient l’image d’homme sympathique, plein d’humour et d’optimisme, qu’il dégageait. Mais n’y a-t-il pas une limite à perdre tout sens critique, surtout d’un point de vue québécois?

LANCEMENT – La trahison comme mode de mort

LANCEMENT – La trahison comme mode de mort De la poésie subversive! Le nouveau recueil de poésie subversive du militant indépendantiste Pierre Schneider constitue une violente attaque contre toute l’élite dite souverainiste. L’auteur accuse celle-ci d’avoir odieusement trahi la cause pour laquelle il lutte avec acharnement depuis plus de 50 ans et pour laquelle il […]

La trahison comme mode de mort

Pierre Schneider présente ici son deuxième recueil de poésie. Enrichi de quelques billets politiques en annexe, l’ouvrage témoigne des thèmes chers à l’auteur : liberté, indépendance, amour, révolte. Des thèmes universels, mais ancrés par l’auteur dans la réalité du Québec et sa réalité personnelle. Une poésie sentie et touchante. Schneider écrit de la poésie depuis […]

Notre rencontre avec Jean-Martin Aussant

Par les temps qui courent, pas évident pour un indépendantiste de savoir où donner de la tête. L’actuelle déchéance du PQ laisse dans notre bouche un goût de « on vous l’avait bien-dit » qui n’a rien d’agréable. Notre vaisseau amiral prend l’eau et il est dirigé par un capitaine qui aurait bien dû rester matelot. Certains lieutenants ont déjà quitté le navire, voyant que de toute façon  celui-ci ne vogue plus vers l’indépendance. Les rats carriéristes et profiteurs quittent et quitteront rapidement le navire, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, mais il y a plus grave. Pour beaucoup, un PQ qui coule est un indicateur sur la force du vent indépendantiste. Sans le PQ, sans un symbole fort de revendication de l’indépendance nationale, une bonne partie de la population pourtant acquise à l’idée d’indépendance pourrait jeter la serviette.

L’union des forces indépendantistes… LA VRAIE!

Hier se déroulait la toute première réunion qui annonçait l’arrivée du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ). Ce qui est positif, c’est qu’un bon 400 personnes y étaient pour partager leur idées avec l’initiateur du groupe, Jocelyn Desjardins. L’on pouvait se réjouir de voir la présence des députés démissionnaires et grands nombres de militants de différentes organisations, dont le Réseau de Résistance du Québécois. D’ailleurs, ce qui retient l’attention pour moi, c’est le message lancé par M. Desjardins lorsqu’il appelle à l’unité des troupes, et là on ne parle pas nécessairement d’unir les souverainistes sous la bannière péquiste. Il est plutôt question d’unir tous les partis souverainistes en une coalition forte, une unité solide et solidaire, un rêve que bien des organisations citoyennes souhaitent ardemment, mais qui semble bien loin, pour l’instant, des intérêts politiques de bien des représentants au sein de ces partis, à part peut-être pour des exceptions comme Amir Khadir, qui a déjà ouvert la porte au PQ par le passé.