Un régime profondément corrompu !

Certaines personnes semblent surprises par le contenu du rapport Duchesneau sur la corruption dans l’industrie de la construction. Certains semblent ne pas avoir su depuis toujours que le régime libéral est profondément corrompu, qu’il couche avec le crime organisé et qu’il graisse la patte des petits amis du régime pour mieux se maintenir à flot. Depuis l’époque Taschereau (hormis peut-être l’époque Lesage), il en va ainsi. Considérant que rien n’est jamais fait pour combattre sérieusement cette corruption, pourquoi voudriez-vous que ça change aujourd’hui ? 

Le poing sur la table

Plus le RRQ prend de l’importance et occupe de la place dans l’actualité politique au Québec, plus les critiques fusent de toutes parts sur ses actions. C’est normal et même souhaitable. En occupant l’avant-scène, les actions du Réseau deviennent plus importantes pour l’avenir même du mouvement indépendantiste. C’est signe que le RRQ grossit en nombre et en influence. Les médias en général nous reprochent notre rudesse, la force de notre discours et plusieurs tentent, directement ou pas, de nous prédire un avenir violent. Les parallèles avec le FLQ sont fréquents, de même que les comparaisons directes avec le terrorisme. Pourtant, s’il est vrai que le RRQ tient un discours ferme, nous n’avons dans aucune circonstance prêché pour la violence politique. C’est un fait important à affirmer et à réaffirmer quand c’est nécessaire. 

La vache qui rit

De nouvelles études de l’Office québécois de la langue française confirment ce que tout un chacun – qui ne vit pas sur une autre planète ou qui n’est pas éditorialiste à La Presse – savait déjà : le français perd inexorablement du terrain à Montréal, et pas seulement qu’à Montréal, j’en ai bien peur. Il en perd pour une raison fort simple : le Québec n’est pas maître de son destin. L’opposition péquiste et Québec solidaire s’inquiètent à juste titre des résultats de ces études, mais le gouvernement Charest trouve le moyen d’y voir par-ci par-là des signes positifs et encourageants !

Au nom de la LIBERTÉ

Hier ce fut le 10e anniversaire des attentats du 11 septembre aux États-Unis. Difficile de ne pas s’en rappeler, tous les postes de télé étaient mobilisés pour cette commémoration, même les preachers y étaient! Mais jusqu’aujourd’hui, encore bien des gens ne sont pas convaincus des réelles intentions de cet attentat et des réels acteurs de ce crime innommable. Ce que l’on sait, c’est que les guerres provoquées dans le reste du monde ont fait bien plus que 3000 victimes. Et le Canada en fait partie.

On ne compte plus le nombre de fois que le Québec a exprimé sont désir de retirer ses soldats de l’Afghanistan. On ne compte plus non plus le nombre de promesses du gouvernement canadien précédent pour le retrait des troupes. Mais le massacre continue, au nom de la liberté… Quelle liberté au juste?

Poète et combattant

Outre l’amour que je porte à ma dulcinée et aux miens, j’ai deux grandes passions dans la vie : la littérature et le combat pour la liberté des peuples. Il n’est donc sans doute pas surprenant que l’auteur et militant Pierre Schneider ait croisé mon chemin, une collaboration politico-littéraire qui dure depuis déjà quelques années.

Serrer les rangs

Il est de plus en plus probable que la grosse droite québécoise sera unifiée lors du prochain scrutin. La bande de vire-capots à Legault serait sur le point de fusionner avec l’Action démocratique du ô combien charismatique Gérard Deltell. Ne resterait plus qu’à trouver un rôle pour ce dernier. Pas évident vous me direz. En effet, mais ce n’est quand même pas ça qui freinera les CAQueteux dans leurs ambitions unificatrices.

Pour le Québec, cela n’est pas tellement de bon augure.

L’organisation au 21e siècle

Les temps changent, les organisations aussi. Il y a 30 ans, lancer et organiser un mouvement politique voulait généralement dire mettre en réseau et hiérarchiser des centaines de militants. Pour être visible, il fallait être nombreux et présents directement sur le terrain partout sur le territoire. Les partis et les mouvements d’idées, comme l’était le PQ, devaient pouvoir compter sur d’immenses réseaux de militants autant pour leur financement que pour leur communication avec la population. Les mouvements avaient tendance à s’organiser autour d’une doctrine complexe, de logiques qui touchaient à pratiquement toutes les sphères de la société humaines. Depuis, ce genre d’organisation est devenu de plus en plus rare. L’individualisme ambiant, l’augmentation du rythme de vie des gens et la vision qu’ont les humains de leur société a fait que de construire d’immenses réseaux politiques est devenu plus difficile. De même, l’arrivée d’Internet n’a fait qu’aggraver les choses en poussant les gens à penser qu’il n’était plus nécessaire de s’organiser physiquement pour être parti prenante à la chose politique. 

Quand Bourassa bourrassa Bourne…

Il existe dans notre Histoire des moments qui nous inspirent et qui devraient être mieux connus. L’un de ceux-là date de cent ans déjà et s’est produit lors du Congrès eucharistique tenu à Montréal en septembre 1910. C’est une période où la religion occupait une place prépondérante dans une société canadienne-française on ne peut plus tricotée serrée.

Les planètes sont bien plus alignées que le PQ.

Récemment, Pauline Marois a déclaré : « Il doit y avoir un changement de stratégie. On ne peut plus se comparer aux référendums de 1995 ou 1980. En 1995, il y avait l’échec de l’accord du Lac-Meech, la naissance du Bloc québécois. Les planètes étaient alignées. On n’en est pas là. Il faut s’engager tranquillement à préparer un référendum, mais aussi prendre acte du contexte politique actuel. Il n’y a pas un appétit délirant pour la souveraineté, même si dans les sondages, on est encore à 40-45 %. La nouveauté, c’est de ne pas attendre le référendum. »

Avancez en arrière, c’est assez!

Il y a trois semaines, lors de ma première chronique, après vous avoir parlé de Mahmoud Darwich, le grand poète de la Palestine, j’évoquais Gaston Miron en vous disant qu’on se pencherait une prochaine fois sur le grand poète du Québec. Allons-y donc cette semaine avec quelques mots sur Miron… et un constat dramatique : ce que craignait le poète pour notre patrie semble de plus en plus se réaliser.

Miron s’inquiétait beaucoup de la situation linguistique au Québec. Jadis, il avait dénoncé avec éloquence le bilinguisme dans l’espace public (et non l’apprentissage individuel d’une langue seconde) dans les années 1960 et 1970, un bilinguisme destructeur pour le français qui réduisait les Québécois tantôt à vivre en anglais dans leur propre pays, tantôt à se faire imposer un français traduit de l’anglais, une langue de calque se fondant dans celle du conquérant, perdant sa grammaire et son sens.