Avec Jacques Parizeau

Dans le Devoir du 11 juin, 12 députés du Parti Québécois interpellent Jacques Parizeau en lui demandant de leur faire confiance. Ils disent représenter l’avenir et la jeunesse et se reconnaissent pleinement dans le nouveau programme du Parti Québécois. Ils avouent que ce sont les événements des derniers jours qui les motivent à écrire cette lettre où ils expriment le regret de ne pas être connus et écoutés. Porteurs semble-t-il du changement, ils se rangent sous la bannière de Pauline Marois et demandent à M. Parizeau de les laisser en paix.

Radio-Canada et la manipulation de l’information

C’est toujours aussi délicat d’aborder les sujets de la censure et de la manipulation de l’information, et ce, parce que les citoyens que nous sommes, on ne peut observer les cas que de l’extérieur.  Nous ne sommes pas dans les salles de presse pour être témoins de ce qui s’y dit ou de ce qui s’y fait par rapport à un courant politique ou un autre.  Les manipulateurs et les enfirouapeurs bien installés aux commandes de l’ « information » ont alors toute la liberté pour dénoncer les dénonciateurs de la censure et de la manipulation de l’information comme autant de théoriciens du complot complètement déconnectés de la réalité qu’ils seraient. Mais il arrive que des cas plus probants que les autres nous tombent du ciel et nous permettent d’étoffer nos propos.  L’affaire Alepin est un de ceux-là.

Histoire d’architectes

Il est parfois délicat de questionner les agissements de certains de nos concitoyens. On nous reproche parfois de tenir des procès d’intentions, voire d’être paranoïaques. Pointer du doigt est d’autant plus difficile quand les personnes que l’on cible sont présentées en société comme des exemples de réussite. Par exemple, peu de firmes d’architectes au Québec peuvent se targuer d’autant de prix et de reconnaissances dans leur milieu que Provencher, Roy et associés (PRAA). Depuis le début des années 1990, ce cabinet a recueilli des dizaines de prix pour de nombreux projets. Culture, environnement, développement urbain, PRAA se veut une firme modèle. Monsieur Provencher l’affirmait lui-même dans le Voir du 25 mars dernier, l’architecture se doit d’être impliquée dans son milieu.

Histoires de firmes d’ingénieurs

Voilà, c’est reparti de plus belle.  Jean Charest a beau avoir supplié à quatre pattes le petit Jésus durant le temps des Fêtes pour que l’année 2011 ne commence pas comme celle de 2010 s’est terminée, l’évidence est qu’il n’a pas été entendu des cieux puisque les histoires de corruption dans l’industrie de la construction reviennent encore hanter les libéraux en ce début d’année.  Le départ fracassant d’Yves Mercure, dirigeant de la FTQ-Construction, remet à l’ordre du jour (en haut de la liste des priorités SVP) la nécessité de tenir une commission d’enquête sur la construction et le financement politique.

Histoires de mafia

Dans mon essai intitulé La nébuleuse et portant sur les relations non recommandables de Jean Charest, je reprenais le contenu de certains articles que j’ai publiés dans Le Québécois et qui me permirent de démontrer que des gens visés par l’opération Colisée (contre la mafia) finançaient le Parti libéral du Québec.  Il était alors question des Catania et des Sciascia.  J’abordais aussi le cas de l’avocat Daniel Rock qui entretenait, dans les années 1980, des relations avec Réal Simard, Conrad Bouchard et Frank Majeau, des criminels notoires.  Me Rock a donné 3000$ au PLQ en 2007.  Dans ce beau monde, plus ça change et plus c’est pareil.  C’est ce que nous allons maintenant voir.

Histoires de juges

De tout temps, le processus de nomination des juges a été utilisé par les politiciens afin de flatter dans le sens du poil les amis du régime.  De ce fait, bien des politiciens ont accordé des faveurs à des alliés en nommant leurs proches – ou eux-mêmes carrément – dans des fonctions magistrales.  Il y a belle lurette que nous savons tout cela.

La nébuleuse fédéraliste et l’uranium

La période noire que le Québec traverse actuellement et se caractérisant par l’éclatement d’une série de scandales à saveur politique permet aux citoyens de prendre pleinement la mesure du goût pour l’argent qui anime la nébuleuse libérale et fédéraliste. Pour les acteurs de cette famille politique, tout peut être fait au nom de l’enrichissement personnel : malversation, nominations partisanes, conflits d’intérêts, relations avec la mafia, etc. Sachant cela, peu surprenant est le fait que l’exploitation de l’uranium est bien plus importante pour eux que le bien-être de la Gaspésie!

La petite maison de Pauline

Il y a des jours où le système oublie de dissimuler ses aspects les plus sombres, où on voit poindre son vrai visage. Aujourd’hui est l’un de ces jours. En publiant un article immonde sur le caractère « cossue » de la nouvelle demeure du chef du Parti Québécois dans Charlevoix, l’entreprise Quebecor a prouvé hors de tout doute que l’opulence d’un séparatiste la dérange plus que celle (supposée et établie d’une manière discutable) d’un fédéraliste.

Grand spectacle de la coalition contre la loi 103 le 18 septembre à 19 h 30, au centre Pierre-Charbonneau

Le Québec doit parler haut et fort

Nul besoin d’être la tête à Papineau pour constater que le français est en chute libre à Montréal. Suffit de se promener dans les quartiers hier encore les plus francophones de la ville, pour se rendre compte que partout la langue anglaise gagne du terrain, pouce par pouce, mais inexorablement. La force attractive de l’anglais est d’autant plus palpable qu’un laisser-aller général et aussi beaucoup de complaisance semblaient ces dernières années lui avoir déroulé le tapis rouge. Ce qui n’était pas pour défriser John James Charest qui mène ce gouvernement composé d’autruches, de lavettes et de renégats.

Or, un réveil tardif semble percer dans la population et il était, ma foi,grandement temps. Le Mouvement Montréal français, depuis sa fondation en 2006, a fait un sacré bon boulot en ce sens. On aurait tout lieu de se péter les bretelles si l’heure n’était pas si grave et l’enjeu (d’un peuple) si important. À force d’acharnement et de travail, le message du MMF a fini par porter fruit. Des gens de tous âges, de tous horizons, ont commencé à regarder autour d’eux et en sont venus au même et terrible constat : le français battait de l’aile, si bien que leur langue passerait l’arme à gauche s’ils ne faisaient rien pour lui porter secours.