Mario Beaulieu, pour mener la bataille

Il est très intéressant de suivre la course à la chefferie du Bloc Québécois. Tout d’abord, comme il n’y a que deux candidats, les positions sont assez claires. Ensuite, comme le Bloc peut rassembler les indépendantistes de toutes les tendances (s’il reprend la bataille de l’indépendance), autant des gens du PQ, d’ON, de QS, d’autres organisations et des « non-alignés », si l’on peut dire, participent à la course. Intéressant laboratoire pour la suite des choses, quand même.

Les idées n’ont pas d’âge

Ils sont nombreux depuis quelque temps les défaitistes et  les résignés, ceux dont l’âge ou la fatigue nous condamne à l’errance et au désenchantement. Ce qui est navrant avec la débâcle péquiste du dernier scrutin, c’est que ce sont des souverainistes eux-mêmes qui jettent l’éponge et sont tentés par l’ivresse tranquille du découragement. Ils en ont le droit, eux qui ont porté à bout de bras l’idée du pays à naitre depuis plus de 50 ans. Ce qu’ils n’ont pas la liberté de faire cependant c’est d’entraîner toute notre génération dans leur apitoiement. Nous, dans la vingtaine ou la jeune trentaine, n’avons pas connu la pluie froide d’octobre 70, la défaite crève-cœur de 80, la traitrise de 82 et n’avons pu faire entendre notre voix en 95. Mais nous croyons encore que notre place au concert des nations saurait participer à la création d’un monde meilleur.

Fini le niaisage : au travail!

Plus on y pense, plus la défaite du PQ pourrait être salutaire pour le mouvement indépendantiste, car le moment de la clarté est venu. Ou bien le PQ met l’indépendance au coeur de son discours, de ses actions et de ses campagnes électorales, ou bien il abandonne son option fondamentale. Ce que les Québécois ont rejeté lors de l’élection, ce n’est pas l’indépendance. C’est plutôt un parti qui n’avait à offrir que gêne, hésitation et improvisation par rapport à l’article un de son programme… Maintenant, fini le niaisage.

L’idée d’indépendance n’a pas été battue!

Avec les résultats électoraux désastreux pour le PQ, les fédéralistes tentent encore une fois de faire croire que l’indépendantisme est mort. Rien n’est plus faux. Les Québécois ont rejeté le gouvernement du PQ, pas l’idée d’indépendance. D’ailleurs, l’indépendance n’a pas été un enjeu de cette élection. La mécanique référendaire, oui; pas l’idée d’indépendance. Donc ne comptez pas sur moi pour m’inscrire au club des découragés!

Votons pour le courage et l’indépendance

La perspective du retour au pouvoir des libéraux n’a rien de réjouissant. Le PLQ et la CAQ, c’est le capitalisme débridé, le règne du profit à tout prix, l’aide sociale pour la grande entreprise, le pillage des ressources, l’enrichissement éhonté d’une infime minorité, les redevances symboliques et les autres petits cadeaux pour acheter les complicités locales. Le PLQ et la CAQ, c’est le gâteau pour les patroneux et les patrons, tandis que les fidèles employés doivent se décarcasser pour des miettes. 

Les élections de la honte

« Les gens ont peur d’un référendum. » – Patrice Roy, Radio-Canada.

Peur d’un référendum? Tu ne peux pas avoir peur d’un référendum. Tu peux avoir peur des foules, peur des araignées, peur des hauteurs, peur de la guerre, peur du Bonhomme Sept Heures. Pas d’un référendum. Est-ce que les gens ont vraiment peur d’un référendum, ou est-ce que ce sont les médias qui inventent cela et qui créent cette peur?

C’est quand même incroyable que PKP avec son poing dans les airs et son affirmation « avoir un pays » ait provoqué cet effet. Une sorte d’euphorie un peu surréaliste chez les militants péquistes et chez certains indépendantistes, une sorte de dégoût chez une frange de la gauche, une peur chez certains, un semblant de panique au ROC. Et finalement, PKP, la nouvelle recrue, le Sydney Crosby du PQ, qui bouscule le tranquille petit agenda de campagne; Charte, avance dans les sondages, pas trop de souveraineté, un « livre blanc » d’Amérique… Trop pressé pour le PQ le gars, Pauline est obligée de back-off : « oui, un pays, mais pas de frontières, pas de monnaie, pas de passeport ». Coudonc, y va rester quoi? Pas d’armée non plus, je gage. On garderait le dollar canadien, le passeport et l’armée canadienne? Finalement, le PQ essaie de recadrer la campagne et d’encadrer sa nouvelle recrue. Pas de référendum avant que les Québécois ne soient prêts.

Assez de paroles, il faut des engagements!

À ceux qui disent que le PQ parle d’indépendance durant la campagne et que tous les indépendantistes devraient donc se rallier, vous n’avez vraiment pas compris ce qui a causé l’émergence de tant de mouvements et partis en dehors de celui jadis fondé par René Lévesque. Ce n’est pas que pour un manque de paroles que plusieurs indépendantistes ont quitté le PQ. Clamer « On veut un pays! » ne fera pas l’indépendance…

Les idées avant la partisanerie

L’opération à laquelle j’ai participé et qui a abouti hier avec la publication d’une lettre appelant, sous certaines conditions sine qua non, à un rapprochement entre Option nationale (ON) et Québec solidaire (QS) soulève bien des commentaires sur les internets.  Des positifs bien sûr, mais des négatifs également.

Lancement du livre L’idéal républicain

Les Éditions du Québécois sont fières d’annoncer la parution d’une importante nouveauté intitulée L’idéal républicain. Réflexion sur le passé et l’avenir du Québec, ouvrage de Yanick Barrette qui propose de s’attarder au républicanisme dans l’optique de l’indépendance du Québec. Le lancement du livre se fera dans le cadre de l’enregistrement de l’émission de web-télé La […]

Bienvenue sur la boutique Internet de l’organisation du Québécois

Les achats que vous ferez sur ce site Internet serviront concrètement à promouvoir la cause indépendantiste. En effet, les différents organismes composant l’organisation du Québécois sont tous des OBNL (organisme à but non lucratif) et tous les profits réalisés par le Le Québécois serviront exclusivement à financer le développement de médias résolument indépendantistes ou l’organisation […]