En 1867, Karl Marx jetait les bases idéologiques d’une grande lutte entre les possédants et le prolétariat. Dans Le capital, il décortiquait les mécanismes utilisés pour exploiter le travail des masses et enrichir une infime minorité de capitalistes. Un siècle et demi plus tard, cette lutte est loin d’être terminée. L’exploitation a pris de nouvelles formes plus machiavéliques. Le triomphe du néolibéralisme depuis l’ère Thatcher et Reagan a plongé le monde dans une crise financière perpétuelle, fait reculer la classe moyenne en Occident, déclenché de féroces et couteuses guerres impérialistes et permis l’établissement d’un système tentaculaire de façonnement de la pensée. Les milliardaires régentent le monde, et Hugo Chavez a raison de dire que le problème numéro un de l’humanité actuellement est le capitalisme.
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La culture de l’impérialisme
Du temps de la reine Victoria, le soleil ne se couchait jamais sur l’Empire britannique. Cette grandeur n’est plus, mais constitue apparemment une source d’inspiration pour Stephen Harper, qui trouve régulièrement de nouvelles façons de manifester son attachement à la royauté britannique. Récemment, il a ordonné à toutes les missions diplomatiques canadiennes d’afficher bien en vue un portrait de la reine d’Angleterre. D’où vient donc cette fixation sur la monarchie? Est-ce pour narguer ou humilier les Québécois? Est-ce pour plaire à l’électorat ontarien encore ancré dans la tradition orangiste?
Les propositions Drainville : jouer à l’apprenti-sorcier
Nouvelle chronique. Je me souviens que Falardeau trouvait difficile d’en faire une à toutes les semaines. Il avait peur de se répéter. Ça ne sera pas le problème cette semaine. J’avais décidé de parler du rapport Drainville mais un peu en retard. Je vais me résumer : tout ça ne mène nulle part. C’est du populisme style Alliance Party. Un leader digne de ce nom doit savoir identifier les problèmes historiques et structuraux qui traversent une société. Ce n’est pas le cas de Bernard Drainville.
Libérer l’information
Depuis mon retour d’Afrique, je suis convaincu plus que jamais que la difficulté d’avoir accès à de l’information exacte, judicieuse, impartiale et complète est aujourd’hui l’obstacle le plus important à la libération des peuples, à la prospérité, à la justice et à la paix. L’information est un pilier de la démocratie et un instrument de liberté indispensable. C’est le prolongement de l’éducation. Si l’histoire passée s’apprend à l’école, l’histoire actuelle pénètre les esprits par les grands médias, qui sont dotés d’une énorme puissance de diffusion. Les contours des enjeux de société se dessinent selon ce que nous en disent les médias. Notre conception du monde est tissée par eux, au fil des milliers de reportages, d’images, de documentaires et d’éditoriaux dont tout citoyen est abreuvé chaque année.
La moitié du ciel
Dans le combat pour l’indépendance, personne ne contestera que les femmes doivent occuper une place tout autant importante que les hommes. Or, la réalité n’est pas tout à fait celle-là. C’est que les femmes semblent moins attirées par la chose politique que ne le sont les hommes. Elles n’en sont pas moins essentielles. Cette situation n’est pas spécifique au Québec, l’Histoire du monde se conjuguant plus souvent qu’autrement au masculin, pour le meilleur et… pour le pire. Ai-je besoin de vous rappeler les paroles de « Miss Maggie », cette ode aux femmes rendue populaire par le chanteur Renaud, dans lequel celui-ci exprime son dégoût de la violence des hommes et de leur morale guerrière ?
Le refus du débat au PQ
Depuis l’Afrique, j’observe l’inévitable désintégration du PQ. C’était écrit dans le ciel. Je partage en bonne partie les points de vue exprimés par mes camarades Bourgeois et Boulanger dans leurs chroniques des deux derniers jours, mais j’aimerais ajouter mon grain de sel. Il n’y a plus rien à attendre de Pauline Marois, de ses admirateurs béats et de son entourage de pauvres inconscients.
Ras-le-bol du PQ
J’ai pris quelques jours avant de réagir aux propos révoltants de la mitaine-député péquiste Sylvain Gaudreault. Sur le coup, j’étais trop fâché pour prendre mon clavier. Trop méchant, fort probablement, j’aurais été dans ma réplique. Mais aujourd’hui, je suis prêt à plus de modération (!!!), alors, allons-y…
PQ, la pente fatale
Dans ces temps qui apparaissent si troubles pour les militants des premières heures, je me devais, étant citoyen de la Mauricie, d’aller à la rencontre organisée par madame Marois au centre Boréalis sur les rives du Saint-Maurice. J’avais à l’esprit la sortie du député de Jonquière Sylvain Gaudreau contre les militants du RRQ qui étaient à l’assemblée de « Un nouveau Mouvement » qu’il qualifie d’extrémistes. J’aurais bien aimé dire aux gens du PQ que le militant sur place qui parlait un peu en notre nom, Pierre Schneider, est surtout connu comme étant l’ancien directeur à l’information du Journal de Montréal. Cela montre la dérive paranoïaque qui s’est emparée des bonzes péquistes depuis le début de l’été.
Condamnés à disparaître ?
Lundi dernier, Télé-Québec diffusait le documentaire réalisé par Manuel Foglia sur le grand Michel Chartrand et intitulé Le malcommode. Un film assez bien. Le réalisateur a un peu trop laissé dans l’ombre le nationalisme et l’indépendantisme de Chartrand au profit de son socialisme, mais il s’agit d’un document honnête que je recommande à tous.
Dans le film, on voit notamment Chartrand vers la fin de sa vie, chez lui et entouré d’amis. Parmi eux, le grand intellectuel Pierre Vadeboncoeur, décédé lui aussi depuis, peu de temps avant son ami Chartrand. Et j’ai ressenti soudain une profonde tristesse… Qui chez les moins de 40 ans connaissent ces grands hommes de mon pays?
Les leçons de la recolonisation en Côte d’Ivoire
Depuis quelques jours, je suis au Ghana, ancienne colonie britannique dont nous parle brièvement Pierre Falardeau au début du Temps des bouffons. Je serais bien allé également en Côte d’Ivoire, pays voisin à l’ouest, mais je risque d’y être plutôt mal accueilli. En fait, je pourrais même me retrouver en prison ou dans un caniveau avec une balle dans la tête. On m’a conseillé de ne pas faire confiance aux autorités actuelles, dirigées par le président Alassane Ouattara, qui a été mis au pouvoir par l’armée française et les casques bleus, fortement appuyés par un dispositif de propagande médiatique aussi menteur que puissant.
