Alain Dubuc ou la persistance d’une mouche à marde

Dans sa chronique de La Presse du 21 septembre, Alain Dubuc critique la présence de la SSJB de Montréal à la récente Fête de l’Humanité, cette « grosse célébration organisée (…) par le Parti communiste français », un parti sans avenir à ses yeux. Il met en doute l’utilité pour la SSJBM et son président Mario Beaulieu de se chercher des appuis auprès des communistes français, estimant que cette aventure avait « un petit côté désespérément pic-pic ». Comme la délégation québécoise à la Fête de l’Humanité comprenait aussi, en plus de la SSJB, le Parti communiste du Québec et le Réseau de résistance du Québécois, Dubuc y appréhende « un processus de groupuscularisation aux franges du mouvement souverainiste ». Il conclut que la SSJB, le PCQ et le RRQ seraient « dans un processus de marginalisation et de radicalisation » d’autant plus dangereux (toujours à ses yeux) qu’ils « jouent un rôle important dans le débat linguistique ». Et il craint fort qu’ainsi « ce débat soit pris en otage ». Ouf !

La culture de l’impérialisme

Du temps de la reine Victoria, le soleil ne se couchait jamais sur l’Empire britannique. Cette grandeur n’est plus, mais constitue apparemment une source d’inspiration pour Stephen Harper, qui trouve régulièrement de nouvelles façons de manifester son attachement à la royauté britannique. Récemment, il a ordonné à toutes les missions diplomatiques canadiennes d’afficher bien en vue un portrait de la reine d’Angleterre. D’où vient donc cette fixation sur la monarchie? Est-ce pour narguer ou humilier les Québécois? Est-ce pour plaire à l’électorat ontarien encore ancré dans la tradition orangiste?

Libérer l’information

Depuis mon retour d’Afrique, je suis convaincu plus que jamais que la difficulté d’avoir accès à de l’information exacte, judicieuse, impartiale et complète est aujourd’hui l’obstacle le plus important à la libération des peuples, à la prospérité, à la justice et à la paix. L’information est un pilier de la démocratie et un instrument de liberté indispensable. C’est le prolongement de l’éducation. Si l’histoire passée s’apprend à l’école, l’histoire actuelle pénètre les esprits par les grands médias, qui sont dotés d’une énorme puissance de diffusion. Les contours des enjeux de société se dessinent selon ce que nous en disent les médias. Notre conception du monde est tissée par eux, au fil des milliers de reportages, d’images, de documentaires et d’éditoriaux dont tout citoyen est abreuvé chaque année.

Les leçons de la recolonisation en Côte d’Ivoire

Depuis quelques jours, je suis au Ghana, ancienne colonie britannique dont nous parle brièvement Pierre Falardeau au début du Temps des bouffons. Je serais bien allé également en Côte d’Ivoire, pays voisin à l’ouest, mais je risque d’y être plutôt mal accueilli. En fait, je pourrais même me retrouver en prison ou dans un caniveau avec une balle dans la tête. On m’a conseillé de ne pas faire confiance aux autorités actuelles, dirigées par le président Alassane Ouattara, qui a été mis au pouvoir par l’armée française et les casques bleus, fortement appuyés par un dispositif de propagande médiatique aussi menteur que puissant.

Le Réseau en soutien aux Catalans

***Texte appelé à paraître dans un livre catalan que nous ont demandé nos contacts indépendantistes de ce peuple en lutte.

Il sera bien sûr traduit ***

C’était en décembre 2009.  Les Catalans, toujours furieux contre Madrid et son Tribunal constitutionnel qui s’apprêtait à charcuter des pans complets de l’Estatut, surtout ceux liés à l’identité catalane, décidèrent qu’il fallait agir et défendre leur droit à la vie en tant que peuple.  Pour ce faire, ils mirent en branle un vaste mouvement citoyen qui a soulevé mon enthousiasme et nourri l’admiration pour ce peuple en lutte que j’éprouvais déjà. 

John Charest le menteur impénitent

Lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale, le 10 décembre 2010, le journaliste Antoine Robitaille a posé la question suivante à John Charest: «Croyez-vous que le site Internet du Réseau de résistance du Québécois devrait être illégal?» M. Charest n’a pas du tout répondu à la question. Il a plutôt affirmé ceci: «Je trouve scandaleux que Pauline Marois refuse aujourd’hui, à l’Assemblée nationale du Québec, d’adopter une motion pour dénoncer les menaces formulées par le Réseau de résistance du Québécois, auquel elle est associée.» 

Succès électoral pour la Catalogne libre

C’était jour d’élections en Catalogne dimanche dernier.  Les électeurs devaient renouveler l’équipe qui administre la Generalitat, ce parlement catalan qui était jusqu’alors dirigé par une coalition de gauche formée des socialistes, des écologistes et des indépendantistes d’Esquerra Republicana de Catalunya.  Comme il était à prévoir, cette coalition a connu une très dure journée électorale.

Des Hutus traqués par les hommes de Paul Kagame ont été complètement abandonnés à leur sort entre décembre 1996 et mai 1997.

À quand les excuses de Radio-Canada pour Robin Philpot?

Julie Miville-Dechêne est l’exemple parfait du petit Canadien français de service joliment récompensé pour avoir rendu de loyaux services à ses maitres du Dominion of Canada. Elle fait partie de la même famille d’arrivistes obséquieux que Roméo Dallaire, le complice de Paul Kagame remercié par un siège au Sénat pour avoir facilité la conquête sanglante du pouvoir par les assassins du FPR, au Rwanda.

Les avions d’attaque

Dans le journal Le Soleil paraissait le 17 juillet 2010 un article de Paul-Robert Raymond sur les chasseurs F-35 que s’apprête à acheter le gouvernement du Canada, au cout total prévu de 16 milliards de dollars, sous prétexte que ces avions sont nécessaires entre autres pour défendre l’intégrité territoriale du Canada. Stephen Harper veut nous faire croire que le Canada pourrait employer la force pour repousser des envahisseurs dans l’Arctique. Bien entendu, il omet de nous dire que le principal adversaire du Canada à cet endroit n’est pas la Russie, mais bien les États-Unis, qui considèrent que la zone maritime de l’archipel arctique ne fait pas partie des eaux territoriales canadiennes.