Fleur de cobalt : une grande et belle histoire

Mon ami René Boulanger est reconnu pour ses romans, ses nouvelles et ses essais, mais peu de gens savent qu’il a aussi touché au cinéma. Or, ce printemps, les Éditions du Québécois sont fières d’annoncer la parution de Fleur de cobalt, scénario inédit de Boulanger qui nous plonge en 1930 aux confins des Territoires du […]

Le Québec est mort? Vive le Québec !

Il y a un bail qu’on attendait ça, huit ans pour être plus précis. Loco Locass, fleuron du hip-hop francophone au Québec, présentera le douze juin prochain leur troisième opus. Et vous pourrez entendre d’ici là quelques pièces en avant-première sur les ondes de Québec Radio! Si au fil du temps certaines pistes ont déjà été […]

Beeyoudee – Laisses-les pas faire

Des textes intelligents, des thèmes à milles lieues du hip-hop commercial pseudo-gangster et un son typiquement québécois : voici ce que Beeyoudee, rappeur de Québec, nous propose. C’est le plus souvent socialement engagé, toujours direct et empreint d’une sagesse puisée à même la rue. C’est non sans rappeler Manu Militari avec peut-être un peu plus de […]

Sirocco d’érable

Ça faisait des années qu’on l’attendait, voici enfin un deuxième album pour Syncop! Si Karim Bensaïd et sa bande métissent toujours les genres, d’Oran à Chibougamau, cette foi-ci le chef rajoute une poignée d’épices des quatre coins du monde. On peut y goûter les saveurs latines, caribéennes, orientales, sans oublier les rythmes de l’Afrique noire. […]

La messe des morts

Vendredi et samedi prochain aura lieu à Montréal la première Messe des morts, festival de métal noir organisé par l’étiquette québécoise Sépulcrale. Ça se passe à la coopérative de travail Les Katakombes – 1685 St-Laurent au coin Ontario.   Pourquoi je vous parle de ça ? Il va y avoir plusieurs excellents groupes francophones : […]

Les Oeuvriers

C’est l’ami René Boulanger qui m’a dirigé vers ce groupe Montréalais en me disant : « Tu va voir, c’est de la trempe de Mes Aïeux! » Alléché par une telle présentation j’ai rapidement contacté Les Oeuvriers pour me procurer leur démo éponyme qui était à veille de paraître. Désolé, René, de te contredire mais je ne suis […]

Vivre debout !

Il faut que je vous raconte la semaine que je viens de passer… une semaine où j’aurais bien pu trépasser, tant on ne lésine pas avec les problèmes cardiaques. Tout a commencé au lendemain de mon cinquante-huitième anniversaire de naissance. J’étais au bureau, quand le téléphone sonna. Une infirmière m’annonçait que le médecin avait consulté mes tests sanguins et qu’il en était venu à la conclusion qu’il fallait que je me rende à l’urgence sur-le-champ, pour cause d’anémie sévère. De fait, mon état s’était aggravé depuis quelques semaines et j’étais en outre de plus en plus à court de souffle. J’ai bien tenté de reporter cette visite de quelques jours, mais l’infirmière argua qu’il était plus sage d’écouter le docteur. Comme je suis en attente d’une chirurgie cardiaque, je n’ai pas jugé bon de m’obstiner plus longtemps.

Ces têtes carrées qu’on aime

Quand j’étais très jeune, on entendait parfois après un repas l’expression « Encore un que les Anglais n’auront pas ». De tout temps, la méfiance, quand ce n’était pas tout simplement de l’hostilité, à l’endroit des « Anglais » a été de mise. Cela s’explique bien entendu par la Conquête d’abord, mais aussi par les affres que durent subir par la suite les descendants des Français, qu’on appelait, selon le cas ou selon les époques, Canayens, Canadiens français, Acadiens ou Québécois. Les vexations, les humiliations, les préjudices, les injustices, tout cela marque un peuple de façon indélébile. Et tout cela se poursuit aujourd’hui, quand on pense au sur-financement des institutions anglophones comme les hôpitaux et les universités, quand on songe aux politiques en matière linguistique – au nom des libertés individuelles – qui permettent que perdure le bilinguisme institutionnel alors que les statistiques démontrent pourtant une fragilisation en nette augmentation du français au Québec.

Si fragile

Bon, de quoi vais-je vous parler cette semaine?

De l’inimitable André Boisclair, chef du PQ et ministre de l’Environnement il n’y a pas si longtemps, recruté ces derniers jours par la compagnie albertaine Questerre, l’une des principales entreprises actives dans l’exploration du gaz de schiste au Québec? On dirait un mauvais film d’horreur politique. Après les dents de la mer, les dents de la terre. Je n’ai pas l’estomac assez solide, désolé.

De la corruption libérale qui éclate davantage au grand jour? Mais vous vous surprenez de quoi? Le Parti libéral et la mouvance fédéraliste sont depuis toujours gangrenés jusqu’à l’os par la corruption, la collusion, la fraude et les pratiques mafieuses… De Louis-Alexandre Taschereau à Pierre Laporte, de Robert Bourassa à Jean Charest, l’histoire se répète. Vous vous choquez maintenant? Il est temps, les amis! Vous me déprimez trop.

La moitié du ciel

Dans le combat pour l’indépendance, personne ne contestera que les femmes doivent occuper une place tout autant importante que les hommes.  Or, la réalité n’est pas tout à fait celle-là.  C’est que les femmes semblent moins attirées par la chose politique que ne le sont les hommes.  Elles n’en sont pas moins essentielles.  Cette situation n’est pas spécifique au Québec, l’Histoire du monde se conjuguant plus souvent qu’autrement au masculin, pour le meilleur et… pour le pire.  Ai-je besoin de vous rappeler les paroles de « Miss Maggie », cette ode aux femmes rendue populaire par le chanteur Renaud, dans lequel celui-ci exprime son dégoût de la violence des hommes et de leur morale guerrière ?