J’ai peur

«Avoir peur, c’est aimer. Donner peur, c’est haïr.» -Félix Leclerc [dropcap style= »normal »]C[/dropcap]omme bien des gens, les événements épouvantablement «terroristes» des derniers jours me donnent la nausée, créent grande peur en mon petit moi ô combien ébranlé. Depuis les soldats écrasés de Saint-Jean ou celui gunné d’Ottawa, je dors mal. Je m’inquiète de ce que ces […]

Faire exploser les oreilles des bélugas

Plus on vieillit, et plus on pense qu’on a tout vu, que plus rien ne pourra nous surprendre.  Et on se surprend toujours de découvrir plus grande bêtise encore que celle de la veille qui atteignait déjà des sommets insoupçonnés.  C’est dans cet état d’esprit que je me sens depuis que j’ai appris que TransCanada s’apprête à faire des levés sismiques dans le Saint-Laurent, dans le secteur de Cacouna, en pleine période de reproduction du béluga.

Knock-outer les voyous

Face aux extinctions multipliées d’espèces dont nous sommes aujourd’hui responsables, nous mériterions, seuls, le qualificatif d’espèce hautement nuisible à l’harmonie et à la préservation de la biodiversité. – Hubert Reeves C’est difficile de ne pas avoir envie de tout casser quand on regarde le monde évoluer. Et encore plus quand on se rend compte que […]

Colère !

Depuis le 7 avril, je suis carrément en furie.  En furie contre notre situation politique qui a de moins en moins d’allure.  Et en furie contre les principales têtes d’affiche qui l’animent.

Cette furie est tout d’abord nourrie par ceux qui tentent de nous faire croire que c’est l’indépendantisme qui a perdu le 7 avril dernier.  Celle-là, quand même, elle est forte.   Le PQ a passé la campagne, comme les 19 dernières années d’ailleurs, à s’excuser de son souverainisme timoré. Il a garanti qu’il n’y aurait pas de référendum dans un premier mandat, voire un deuxième ; Agnès Maltais allait jusqu’à clamer haut et fort que le Oui perdrait le prochain référendum.  Dans la campagne, tout a été dit pour commander une débandade magistrale à la suite de la petite excitation provoquée par le bras levé de PKP. Et ce serait l’indépendantisme qui aurait perdu le 7 avril dernier?  Voyons donc !  C’est l’ambivalence péquiste qui a été retournée dans ses terres le 7 avril dernier.  Les Québécois ont signifié à ce parti qu’il ne pouvait pas toujours avoir le cul assis entre deux chaises :  Oui à la souveraineté, un jour peut-être, mais sans jamais travailler pour la réaliser, ni jamais s’engager à quoi que ce soit à ce chapitre.   C’est grotesque comme stratégie.  Et il est maintenant démontré qu’elle conduit à la défaite cinglante.

PKP, ses actions et la face cachée de la lune

« [Les médias] nous empoisonnent.
On a la plus grosse concentration de la presse dans le monde occidental.
Pis y a pas un journal pour le peuple. 
Les caisses populaires, avec 88 milliards d’actifs,
crisse, elles nous donnent la Revue Notre-Dame.
Pis le mouvement syndical, avec 750 000 membres,
calvaire, ils sont pas capables de donner un journal pour le peuple.
Après ça, les gens chialent que le peuple est pas intelligent pis qu’il vote pas bien.
Mais y a personne qui lui dit la vérité ».
 
– Michel Chartrand, novembre 1998

 

Plusieurs me demandent ce que je pense de la candidature de Pierre Karl Péladeau, et ce, en vertu de la liberté de la presse. Il est vrai que mon militantisme passé m’a régulièrement poussé à traiter de l’engagement politique des médias au Québec. Que certains veuillent savoir ce que je pense du fait que le boss de Québecor ait décidé de faire de la politique partisane, c’est probablement juste normal ;  à leurs yeux en tout cas (et aux miens également, sans doute).  Après maintes hésitations, j’ai décidé de donner mon opinion à cet égard, même si c’est un sujet explosif, et même si les croyants me reprocheront un crime de lèse-majesté ou un autre pour avoir émis une critique par ci ou par là à l’égard de ce Parti Québécois qui fait son nid dans la cour de Québecor.

PKP au Parti Québécois : la réorganisation des astres ?

La nouvelle a frappé comme une tonne de briques. Pierre Karl Péladeau (PKP), le milliardaire antisyndical qui traîne dans sa foulée une myriade d’âpres conflits de travail, a annoncé hier qu’il se présente sous la bannière du PQ dans St-Jérôme.  Les voyants rouges sur les écrans radars de tous ceux impliqués en politique se sont du coup allumés à la plus fort intensité.

Mais au-delà du caractère spectaculaire de ce nouvel épisode électoral, qu’est-ce que signifie une telle candidature dans le paysage québécois ?

Les idées avant la partisanerie

L’opération à laquelle j’ai participé et qui a abouti hier avec la publication d’une lettre appelant, sous certaines conditions sine qua non, à un rapprochement entre Option nationale (ON) et Québec solidaire (QS) soulève bien des commentaires sur les internets.  Des positifs bien sûr, mais des négatifs également.