Mairie de Montréal : quel choix pour les indépendantistes?

La course à la mairie de Montréal bat son plein et plusieurs indépendantistes la regardent d’un oeil inquiet. Ils ont bien raison. Montréal pèsera lourd dans le devenir de la nation québécoise. Deviendra-t-elle une métropole canadian, bilingue et multiculturelle, ou sera-t-elle une métropole québécoise, francophone et cosmopolite? Pour avoir un début de réponse à cette question, demandons-nous quelle est la vision politique des quatre principaux candidats. Regards personnels sur les principaux aspirants à la mairie…

Sa Sainteté Paul Desmarais

« J’ai le souvenir d’un grand homme, d’un homme d’État. »
– Brian Mulroney

« Paul Desmarais aimait la politique et quand on aime la politique et qu’on est intelligent, c’est évident qu’on a une influence. Il voulait voir en place des gens de qualité. »
– Jean Chrétien

Le Seigneur de Sagard n’est plus. Le célèbre « homme d’État » non élu (sic) est trépassé. Le tireux de ficelles (comme dirait Godin) s’est éteint. Et pas le moindre des tireux de ficelles. Le premier. Le champion. On lui doit Charest, Chrétien, Sarkozy, Mulroney, Johnson… Mais je vais me retenir de dire des vulgarités. Il y en a assez qui s’écrivent et qui se disent partout dans les médias depuis l’annonce du décès, hier, de l’empereur de Power Corporation. À donner la nausée.

La charte : ce qu’elle est et ce qu’elle devrait être

Mon ami René Boulanger s’est porté de belle façon à la défense de la charte du PQ dans un texte publié sur notre portail. Un bon texte. Le problème René, en toute amitié, c’est que tu défends une charte qui n’est pas celle proposée par le PQ, mais plutôt celle qui devrait être. Regardons-un peu la charte péquiste.

Revenir à Falardeau

Vous en avez déjà assez de tout ce débat merdeux autour de la charte de la laïcité ou plutôt des valeurs québécoises du PQ? Vous en avez assez de tout ce provincialisme? Moi aussi! Et pour recharger nos batteries, pourquoi pas revenir à l’œuvre et à la pensée de Pierre Falardeau? Ça tombe bien, il y a deux événements autour de Falardeau dans les prochains jours…

Ces symboles qui dérangent… ou pas

Le Parti Québécois veut doter le Québec d’une charte de la laïcité. Le PQ devrait plutôt se consacrer à faire l’indépendance, on y reviendra, mais bon, sur le principe, je suis tout à fait en faveur de la laïcité. Ce qui m’étonne, cependant, c’est à quel point les symboles religieux peuvent soulever les passions présentement au Québec, alors que d’autres symboles lourds de sens et omniprésents ne semblent déranger personne… Faudrait s’ouvrir les yeux un peu plus!

Je me souviens

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Il est très rare que je parle de choses personnelles dans mes chroniques, essentiellement politiques. Aujourd’hui, cependant, j’ai le goût de le faire parce qu’il y a des personnes de ce pays qui méritent qu’on se souvienne d’elles même si elles n’ont pas passé leur vie sous les projecteurs. Mon père est l’une de ces personnes. Ou plutôt était l’une d’elles. Aubert Bégin est décédé le 15 août 2013 à 85 ans.

Du RIN à Marcel Côté ou L’envie de vomir

Louise Harel cède sa place de candidate à la mairie à Marcel Côté et lui donne son appui. On aura tout vu! Et il ne faudrait pas être cynique? Au secours! Mais qui est Marcel Côté?

Dans le journal Les Affaires, on le présentait ainsi dernièrement (13 juin 2013) :

« M. Côté est associé fondateur de la société Secor Conseil, vendue à KPMG en 2012. Il a également été conseiller économique du premier ministre Robert Bourassa, de 1986 à 1988, et directeur Planification stratégique et communication du Bureau du premier ministre, Brian Murroney, de 1989 à 1990. […] M. Côté siège au conseil de plusieurs sociétés, dont Empire Company Ltd et la Corporation Minière Osisko. Le 8 mai dernier, M. Côté s’est retiré du conseil du groupe d’assurance Intact Corporation financière, dont il était membre depuis décembre 2004. Auparavant, il a également été président du conseil d’Engenuity Technologies (anciennement Virtual Prototypes), et membre des conseils de Nurun et de Sobeys. »

Bon, ancien très proche conseiller de Bourassa et de Mulroney, déjà, ça donne une idée… En fait, Côté est un ultra fédéraliste et un partisan de la droite sauvage. On lui doit notamment les belles déclarations suivantes, rapportées par Patrick Lagacé dans La Presse récemment (14 juin 2013) :

De la fierté

Il y a quelques jours, c’était la Fête nationale du Québec. Beaucoup de gens ont noté que le coeur n’était pas tellement à la fête cette année. Le Québec est gangrené par la corruption libérale, le français recule, la lutte de libération nationale piétine, les espoirs du Printemps québécois se changent en résignation… Sans doute que la situation actuelle du Québec n’est pas rose, mais il y a quand même de nombreuses raisons d’être fier d’être Québécois. À la veille du « Canada Day », ce qui m’inquiète plutôt ce sont ces Québécois qui se sentent fiers d’être Canadiens… Mais fiers de quoi?

Sport et politique : un bel exemple

Tout Québécois le moindrement informé sur la Catalogne connaît  l’existence d’un mythique club de foot à Barcelone, le célèbre FC Barcelona,  plus  souvent désigné par son diminutif : le Barça. Mais connaît-on vraiment ce club de soccer qui est « plus qu’un club » (comme le dit son slogan) et qui joue un rôle très important dans la lutte de libération catalane, et ce, depuis fort longtemps?

Fleur de cobalt : une grande et belle histoire

Mon ami René Boulanger est reconnu pour ses romans, ses nouvelles et ses essais, mais peu de gens savent qu’il a aussi touché au cinéma. Or, ce printemps, les Éditions du Québécois sont fières d’annoncer la parution de Fleur de cobalt, scénario inédit de Boulanger qui nous plonge en 1930 aux confins des Territoires du […]