À quoi aurait ressemblé le monde sans la Révolution d’octobre ?

Le 7 novembre 2017[1] se voyait fêter le 100e anniversaire de la Révolution d’octobre. Anniversaire que nombre d’entre vous ont appris à appréhender comme une révolution totalitaire et qui avait comme projet d’imposer une «idéologie inhumaine» à tout un peuple. Il faut dire que l’autodestruction de l’URSS a laissé le champ libre aux affirmations les plus décomplexées, car n’ayant plus vraiment de contradicteur audible à faire face. Mais dans le cadre du centenaire de ces jours qui, comme l’écrivait jadis John Reed, «ébranlèrent le monde», ne vaut-il pas mieux réfléchir aux avenants et aux aboutissants de cet événement, au lieu de hurler son ignorance avec les loups du capital? Cette révolution a eu pourtant des impacts fondamentaux sur notre monde. C’est pourquoi une révision de l’héritage soviétique pourrait nous sortir des caricatures et pourrait démontrer que le tableau est plus nuancé qu’il n’y parait. Puisque comme chacun sait, la démocratie et le socialisme ne peuvent émerger aisément de la guerre civile.

Il faut dire que le 26 décembre prochain, ceux qui aiment les sombres bilans pourront toujours fêter le 26e anniversaire de la dislocation de l’URSS et du terrible drame social que cet événement a su engendrer. Ainsi, ces belles consciences qui aiment à juger cette construction un peu bric-à-brac et issue de l’adversité comme une utopie pleinement réalisée et séparée du monde, pourront se conforter dans leur idée reçue!

Cette situation est peut-être regrettable pour tous ceux qui luttent contre la pauvreté, mais cette redoutable arme antisociale qu’est l’anticommunisme est depuis longtemps une réalité quotidienne avec laquelle tout·e militant·e progressiste doit savoir compter. Cependant, depuis plus d’une décennie, le tableau d’un capitalisme triomphant se trouve de plus en plus malmené par son propre bilan et des alternatives au capitalisme émergent de part et d’autre. C’est pourquoi le «péril rouge» revient constamment sur la scène afin de diaboliser toutes ces alternatives plus ou moins nouvelles et au contenu idéologique souvent fort éloigné du marxisme-léninisme. Le monde des puissants étant constamment ébranlé par le poids de ses propres contradictions, il devient toujours plus important à ceux qui profitent de ce système de combattre le mouvement social par l’usage de cette rhétorique issue d’un autre âge.

Malgré le côté un peu ridicule de certains de ses arguments, l’anticommunisme primaire d’une certaine droite garde un effet dévastateur, puisqu’ayant le potentiel de faire dériver les masses précarisées vers le nihilisme ou la droite identitaire. Pourtant un peu de travail d’éducation populaire serait la bienvenue sur cette question, car les contradictions intrinsèques du capitalisme ne se sont pas résorbées par la seule disparition de l’URSS. Il serait donc pertinent de revoir, non pas tant les promesses tenues ou non du marxisme-léninisme, mais bien de se rappeler quelques conséquences positives que nous devons à cette révolution et, pourquoi pas, un peu de spéculation historique par la même occasion!

Avant toute chose, rappelons que l’URSS n’était pas un régime «communiste» à proprement parler, mais un État à économie dirigée. Ce que l’on appelait à l’époque le «socialisme réel». Les États issus de ce modèle avaient, selon la théorie marxiste-léniniste, pour tâche théorique de «construire le socialisme» et d’emmener la société vers le communisme, mais ne constituaient pas des États «communistes» pour autant. Le communisme étant le stade second du socialisme, stade dans lequel les classes sociales ont été dépassées (et qui ne fut jamais encore atteint nulle part, doit-on encore le rappeler), il est vain de juger ces États sur la base de la réussite ou non de ce stade d’évolution. Il est également inutile de débattre de la question à savoir si le bilan de l’URSS peut vraiment invalider les idées marxistes. Seule la voie choisie par les acteurs de ces changements doit être jugée par ce bilan. Mais justement! Contrairement à ce que l’on entend constamment, le bilan n’est pas uniquement négatif, loin s’en faut! Et je ne parle même pas du fait que l’URSS a su transformer en quelques décennies un empire moyenâgeux en la deuxième puissance mondiale, mais uniquement des effets qui nous ont touchés plus ou moins directement. Enfin, commençons par le début.

Lorsque la bande à Lénine est arrivée au Kremlin, on a très tôt dénoncé ce changement de régime comme une barbarie envers «l’ordre naturel» et contre la «morale». Un fait assez évoquant et cachant à peine l’intérêt de classe des propagandistes de l’époque, est à quel point ces messieurs, normalement si libéraux, ont vite fait d’oublier la nature du régime en place avant la révolution de février[2]. Le tsarisme, comme toutes les monarchies absolues, était un véritable concentré de tout ce que l’on compte de totalitarisme. Et ceci encore au tout début du 20e siècle. La lecture d’auteurs contemporains au tsarisme, comme Léon Tolstoï, nous révèle pourtant une réalité à glacer le sang dans leurs récits de l’époque. C’est néanmoins ce type de régime que les Alliés et le Canada ont soutenu lorsqu’ils ont soutenu militairement la contre-révolution blanche[3] au lendemain de la guerre. Et cette contre-révolution n’était pas dirigée par les libéraux déchus de la révolution de février, mais bien par ceux qui souhaitaient le retour de l’époque des Romanov et de «l’ordre naturel».

Et ce fameux «ordre naturel», celui-là même qui devait être en symbiose avec la tradition paysanne et que les réactionnaires actuels aiment encore tant à faire l’apologie, ne devait pas vraiment remplir de nostalgie les ex-serfs de Russie. Car ces derniers, malgré la tradition religieuse encore vivace, ont très majoritairement préféré soutenir les «collectivisateurs bolcheviques»[4] aux féodaux de la «Russie blanche». Il faut dire que les «blancs» n’ont pas attendu la reprise du pouvoir politique pour mettre en pratique leur vision de «l’ordre naturel». Et c’est à grand coup de pied au derrière que les contre-révolutionnaires ont tenté de se rallier le bon peuple… Ce fût finalement une grande chance pour les bolcheviks que d’avoir eu des adversaires aussi stupides, puisque la dureté du «communisme de guerre» aurait bien pu rallier les moins déterminés des paysans à un ordre social certes injuste, mais au moins stable.

Il est toujours hasardeux d’imaginer ce qu’un destin alternatif aurait pu donner, mais il est tout à fait certain que la révolution de février (la révolution démocratique et libérale) n’aurait pas survécu l’épreuve du temps, tellement ses fondements étaient vacillants[5]. Le plus probable scénario aurait été une période de changement de régime plus ou moins long. Ces changements auraient potentiellement pu vaciller entre dictature militaire, retour du tsarisme et petits intervalles de république comme l’a connu la France du 19e siècle, mais cela n’est que pure spéculation. De quoi l’actuelle Russie serait-elle faite? C’est impossible à dire avec certitude, mais une chose est sûre, cette instabilité aurait nécessairement engendré quantité de régimes autoritaires et fortement réactionnaires. C’est pourquoi l’aspect internationaliste de l’URSS et les avantages que les petites nations ont pu tirer de la rivalité géopolitique[6] avec les États-Unis n’auraient jamais pu exister.

Mais plus près de chez nous. En quoi la révolution d’octobre eut-elle un quelconque impact dans nos vies? Bien, elle a d’abord donné un espoir énorme à des millions de personnes que le régime de la propriété privée avait réduit à un quasi-esclavage[7]. Mais elle a surtout permis d’orienter la politique des pays démocratiques d’un cran vers la gauche. Ce débalancement vers la gauche a certes eu de notables conséquences dans certains pays d’Europe, puisqu’étant la cause de plusieurs scissions chez des partis sociaux-démocrates puissants, mais elle a aussi orienté le débat politique vers des enjeux restés en marge chez ces derniers. On néglige souvent ce fait, mais la peur qu’a inspirée la Révolution russe à l’ordre bourgeois est à la source de beaucoup de compromis avec les syndicats et la social-démocratie.

Comme je l’ai mentionné, cette peur qu’inspirait la révolution communiste ne fut toutefois pas sans conséquence dans un premier temps. Des partis sociaux-démocrates jadis puissants, comme en Allemagne et en Italie, mais affaiblis par leur rivalité avec le PC[8], ont laissé du terrain à ces forces en pleine mutation qu’étaient les partis fascistes. L’émergence de ces partis, à la fois populaires[9] et antidémocratiques, devait offrir un recours inespéré à une bonne partie de la bourgeoisie apeurée par le spectre d’une révolution communiste soutenue par l’URSS. Ce soutien aux organisations fascistes avait pour objet de combattre la gauche dans la rue, mais devait également entraîner une bonne partie des masses pauvres à combattre des boucs émissaires pour ainsi neutraliser le danger que constitue la conscience de classe. Mais les dictateurs ont le vilain défaut d’avoir souvent de l’ambition et cela explique en partie la perte de contrôle de cette Allemagne nazie devenue bien plus dangereuse que celle du Kaiser au début du siècle.

Il est difficile d’affirmer que les partis fascistes auraient conservé la même nature lors de l’entre-deux-guerres sans les effets de la Révolution d’octobre. Ceux-ci auraient néanmoins été inévitablement présents, puisque leurs racines remontent la plupart du temps à bien avant 1917. De plus, l’Espagne aurait été sans doute conquise par les franquistes beaucoup plus tôt sans l’apport des brigades internationales et du soutien russe. D’autre part, la tactique des fronts populaires[10] aurait été probablement moins évidente sans l’appui du Kremlin. Des alliances, apparemment contre nature aujourd’hui comme le «cercle Proudhon»[11], auraient pu se multiplier et changer profondément l’histoire de l’entre-deux-guerres et ainsi faire basculer son issue. Pour cette période de combat de rue et d’incertitude politique, il est encore plus hasardeux d’évaluer l’évolution de cette période sans l’effet de la Révolution d’octobre, mais il est certain que la stratégie des fronts populaires a été possible d’abord et avant tout parce que le Komintern[12] le prescrivait. Et c’est sur la base des fronts populaires que le concept même de «gauche», comme famille idéologique, tire sa source moderne. Ce qui n’est pas sans impact encore aujourd’hui.

Pour ce qui est de la Deuxième Guerre mondiale, il est inutile de s’étendre sur le sujet bien longtemps, car ceux qui connaissent un tant soit peu la question savent pertinemment que c’est aux Russes que nous devons le tournant de la guerre. L’héroïque résistance du front de l’est, face à une armée qui avait la réputation d’être invincible, ne peut être occultée par le «Débarquement de Normandie» (juin 1944). Puisque celui-ci n’aurait probablement pas eu lieu sans la résistance française des communistes et la défaite allemande à Stalingrad (février 1943). La Grande Guerre patriotique[13] de l’URSS est un exploit qui fût d’ailleurs salué, à l’époque, par l’ensemble de l’alliance, car elle fut le pivot qui fit basculer l’issue de la guerre… Et, par la même occasion, la face du monde futur! Il est à ce titre intéressant de réfléchir à ce qu’aurait été cette guerre (si fondamentale à l’architecture de l’ordre mondial actuel) sans l’avènement de la Révolution d’octobre. Un État tsariste ou une dictature militaire aurait-il pu se joindre à l’Axe? Il est impossible de savoir avec certitude ce que notre monde aurait pu ressembler en pareil cas, mais il est certain que l’Union soviétique a été la pièce maîtresse de cette lutte antifasciste au 20e siècle.

Après 1945, l‘influence de l’URSS s’est considérablement accrue comme vous le savez. Et c’est à partir de cette époque que la Guerre froide devient le point de fixation du monde. Si l’URSS n’avait pas existé, toutes les conséquences issues de la guerre froide auraient été complètement différentes. Cette guerre ne fut certes pas une partie de plaisir, mais maintenant que la menace de guerre nucléaire est loin derrière nous, il nous est enfin possible d’en apprécier les aspects positifs.

Que ce soit la compétition en termes de technologie et de culture, toutes ces questions ont eu d’énormes conséquences sur notre monde et en premier lieu du point de vue de la connaissance fondamentale. La course vers l’espace et ses découvertes qui ont enflammé l’imagination de tous les peuples n’aurait peut-être jamais eu lieu sans cette fameuse Guerre froide! Mais toutes ces avancées ne doivent pas occulter l’incroyable développement de la question sociale dans nos pays, car sans la menace de «l’empire soviétique», les effets économiques de la reconstruction de l’Europe auraient pu être beaucoup plus mal investis.

Il faut dire que les grands bourgeois d’Europe n’ont pas tous réussi à «s’acheter» des certificats de résistants et le déshonneur fut souvent la moins grave des conséquences. Et comme les communistes ont été au tout premier plan de la lutte de résistance, et du fait que le patronat s’était surtout «accommodé» de l’occupant, quand il ne collaborait pas tout simplement, le rapport de force entre les classes sociales s’est alors en partie inversé. Pas totalement, étant donné que les forces gaullistes y ont eu la plus grande place, mais le programme du C.N.R.[14] fût une avancée sociale considérable en France. Encore aujourd’hui, la grande bourgeoisie française tarde à en éliminer tous les effets bénéfiques.

Pour ce qui est de l’Amérique du Nord, la situation n’est pas tout à fait la même, car c’est surtout sur la base de la «menace communiste» et du boum économique que les avancés de la social-démocratie doivent leurs réussites. Ce changement de paradigme modifia profondément la situation de millions de personnes et développa une grande classe moyenne issue de ce que l’on a appelé les «30 glorieuses». Il est difficile de savoir à quel point le keynésianisme et la social-démocratie ont fait rempart à cette société alternative qu’était le modèle soviétique. Mais chose certaine, elles ont sans doute participé davantage à la sécurité des grandes fortunes que toutes les lois du cadenas anticommuniste d’Amérique du Nord!

Comprenez que la social-démocratie a pu donner d’énormes gages à la classe ouvrière et permis la mise en place d’une large classe moyenne. Classe moyenne qui, par définition, est bien moins attirée par les idéaux révolutionnaires que les premiers prolétaires que le capitalisme du 19e siècle avait su rendre si «jusqu’au-boutistes». Comme on le devine aisément, ceux qui font la révolution sont rarement ceux qui ont beaucoup à perdre dans cette aventure, comme la petite bourgeoisie et les salariés qualifiés. En fin de compte, gageons que les capitalistes et leurs partis de gouvernements auraient été probablement moins généreux envers la population sans cette menace du bloc de l’Est, même si ironiquement ça avait été à l’avantage de l’Union soviétique qu’ils agissent ainsi.

Cette pondération était d’autant plus clairement un compromis que la chute de l’URSS s’est accompagnée d’un renforcement très rapide de la position du capital. Le néolibéralisme des années 90 ne s’est pas implanté dans le monde entier aussi facilement par hasard. La «révolution conservatrice» américano-britannique aurait pu être bien moins contagieuse sans la chute du bloc de l’Est. Et ceci même si elle serait restée dans un état de dégénérescence comme on l’observe encore aujourd’hui en Chine.

Comme vous le voyez, l’impact de l’URSS et de la Révolution d’octobre a eu des conséquences positives, non seulement pour le prolétariat, mais également pour cette bourgeoisie qui craignait le «communisme». Comme on le constate en étudiant l’Histoire, les conséquences des événements sont souvent contradictoires, donc difficilement intuitives. La contradiction la plus flagrante est celle qui permit, dans les années 60-70, de remettre en question la théorie de Karl Marx à l’effet que le capitalisme s’effondrerait de ses contractions internes. On a très tôt prétendu que la baisse tendancielle du taux de profit et que la prolétarisation progressive de la petite bourgeoisie[15] s’était démontrée fausse par l’évolution imprévue des «30 glorieuses». Mais, l’ironie du sort a voulu que ce soit l’effet d’un État «communiste» qui soit à l’origine de cette apparente distorsion du schéma de l’évolution capitaliste observé par Marx. Mais aujourd’hui, les théoriciens libéraux ont beaucoup plus de difficulté à tenir ce genre de discours. Puisque, depuis la chute de l’Union soviétique, les contradictions entre le capital et le travail et le discrédit des partis sociaux-démocrates ne cessent de se renforcer. Il va de soi que les formes que prennent ces contradictions ont grandement été modifiées[16], mais les inégalités sociales n’ont jamais été aussi grandes qu’aujourd’hui.

L’Histoire est complexe et les rapports que les masses précarisées ont eu envers les communistes ont beaucoup vacillé dans les décennies. Les erreurs ont été nombreuses et les crimes commis au nom du socialisme sont impardonnables. Néanmoins, le portrait que l’on porte à cette Histoire tumultueuse reste fortement noirci par ceux qui ont un avantage à ce que la situation reste comme elle est. Il serait malgré tout impératif qu’un jour ou l’autre les bases du socialisme deviennent une réalité, car le monde ne saura soutenir éternellement une économie anarchique et propulsée par la recherche d’un profit que notre belle Terre ne peut leur offrir. C’est sans doute, sous des formes bien différentes que l’économie du futur se présentera et il est à espérer que le contexte de son avènement garantira les acquis de la démocratie, mais une chose est sûre, la transition vers la planification de l’économie est déjà enclenchée! Pour terminer, je crois qu’il est intéressant de relire le préambule du Manifeste du Parti communiste de 1848, puisqu’à peine modifié, il conserve une grande actualité :

Un spectre hante [le monde] : le spectre du communisme. Toutes les puissances [du vieux monde] se sont unies en une Sainte Alliance pour traquer ce spectre (…). Quel est le parti d’opposition qui n’a pas été accusé de communisme par ses adversaires au pouvoir? Quel est le parti d’opposition qui, à son tour, n’a pas renvoyé aux opposants plus avancés que lui tout comme à ses adversaires réactionnaires le grief infamant de communisme ? Il en résulte un double enseignement. Déjà le communisme est reconnu par toutes les puissances [du monde] comme une puissance[17]. Il est grand temps que les communistes exposent, à la face du monde entier, leurs conceptions, leurs buts et leurs tendances; qu’ils opposent aux fables que l’on rapporte sur ce spectre communiste un manifeste du parti lui-même.


[1] Le 25 octobre selon l’ancien calendrier russe.

[2] La révolution qui précédait celle d’octobre.

[3] Contre-révolution tentée par les partisans de Koltchak et se battant pour le retour de la monarchie en Russie.

[4] Les paysans russes de cette époque étaient favorables au partage des terres et non pas à leurs collectivisations. C’est pourquoi ces derniers étaient favorables aux « socialistes révolutionnaires » non marxistes.

[5] Un État à peine plus stable aurait sans doute pu éviter la prise du pouvoir par les bolcheviks.

[6] La rivalité entre États puissants est toujours très avantageuse pour les petits États en quête d’indépendance, car quand l’un d’eux est hostile au projet, l’autre en devient nécessairement favorable.

[7] La condition ouvrière et paysanne du Québec et de l’Amérique du Nord en général était très loin de nos standards actuels.

[8] Ces rivalités ne sont pas les seules raisons de leurs affaiblissements, mais le repositionnement politique des masses a effectivement profité aux partis fascistes.

[9] Il s’agissait de véritable mouvement de masse.

[10] Union des libéraux, des sociaux-démocrates et des communistes dans un front commun antifasciste.

[11] Union de syndicalistes révolutionnaires de la SFIO et des néo monarchistes de l’Action française.

[12] L’international communiste ou III Internationale.

[13] Nom donné par les Russes à la Deuxième Guerre mondiale.

[14] Conseil National de la Résistance.

[15] Les paysans et les artisans pour l’essentiel.

[16] Les mesures d’austérité, la « flexibilisation » de l’emploi, la financiarisation de l’économie et ce que l’on appelle « l’Uberisation » du salariat en sont les symptômes les plus visibles.

[17] On fait ici référence au concept et non à un État « communiste » comme expliqué en début d’article.



Benoit Arcand
À propos de