Le référendisme, stade suprême du fédéralisme

« Notre pays s’est toujours fondé, dans ses décisions de reconnaissance d’un État, sur le principe de l’effectivité, qui implique l’existence d’un pouvoir responsable et indépendant s’exerçant sur un territoire et une population. » — François Mitterrand Le référendum du 1er octobre dernier en Catalogne n’a permis aucune reconnaissance internationale. La Catalogne n’est pas indépendante. […]

Congrès du PQ: la démission tranquille

En 1984, plusieurs ministres, dont les illustres Jacques Parizeau et Camille Laurin, démissionnent avec fracas du gouvernement Lévesque, pour marquer leur désaccord devant la mise en veilleuse du projet indépendantiste prônée alors par le chef péquiste. Peu après, au moment où ce virage est entériné en congrès extraordinaire, près de cinq cents délégués quittent le […]

Victoire du Brexit : le rêve de 1995

Je vais vous dire que ma première réaction à cette victoire du Brexit au Royaume-Uni en fut une de réjouissance, car ça vient en quelque sorte chambouler tout ce qu’il y a eu comme précédent aux derniers référendums au sujet de la souveraineté, notamment celui qui nous concerne personnellement : le référendum de 1995. Si vous avez suivi […]

Crise grecque : des leçons pour le Québec

Quand un État veut acquérir ou défendre son indépendance, il y a certains principes qui doivent être respectés. Sinon, la situation risque de bien mal tourner. C’est ce qui se produit présentement en Grèce. Et si le Québec n’est évidemment pas dans la même situation économique et politique que la Grèce, on peut néanmoins tirer […]

Indépendantistes, rêvons un instant…

Si, en 2018, le PQ était majoritaire avec 38.1% du vote et que QS et ON totalisaient 12%, cela ferait bien 50% + un ! Un référendum serait-il alors nécessaire si nos partis s’engagent à faire l’indépendance en proclamant qu’un vote PQ-QS-ON est un engagement dans ce sens ? Ne serait-ce pas là une approche consensuelle, évitant […]

Immense victoire pour les indépendantistes écossais

Les impérialistes-unionistes et les adeptes du « grand soir » référendiste ont beau dire, la réalité est que les Écossais viennent de faire un pas de géant vers leur indépendance, pour peu qu’ils n’adoptent pas le discours de leurs ennemis qui tenteront de les convaincre qu’ils ont été défaits. Il n’y a donc pas à […]

Accession à l’indépendance : les mythes à abattre

La course à la chefferie du PQ est commencée dans les faits. Plusieurs candidats potentiels se positionnent. Comme toujours, deux camps tendent à émerger : celui des attentistes, pour qui la prise du pouvoir provincial prime sur le projet indépendantiste, et celui des indépendantistes convaincus, pour qui le projet de pays est l’unique raison d’être […]

Fini le niaisage : au travail!

Plus on y pense, plus la défaite du PQ pourrait être salutaire pour le mouvement indépendantiste, car le moment de la clarté est venu. Ou bien le PQ met l’indépendance au coeur de son discours, de ses actions et de ses campagnes électorales, ou bien il abandonne son option fondamentale. Ce que les Québécois ont rejeté lors de l’élection, ce n’est pas l’indépendance. C’est plutôt un parti qui n’avait à offrir que gêne, hésitation et improvisation par rapport à l’article un de son programme… Maintenant, fini le niaisage.

Colère !

Depuis le 7 avril, je suis carrément en furie.  En furie contre notre situation politique qui a de moins en moins d’allure.  Et en furie contre les principales têtes d’affiche qui l’animent.

Cette furie est tout d’abord nourrie par ceux qui tentent de nous faire croire que c’est l’indépendantisme qui a perdu le 7 avril dernier.  Celle-là, quand même, elle est forte.   Le PQ a passé la campagne, comme les 19 dernières années d’ailleurs, à s’excuser de son souverainisme timoré. Il a garanti qu’il n’y aurait pas de référendum dans un premier mandat, voire un deuxième ; Agnès Maltais allait jusqu’à clamer haut et fort que le Oui perdrait le prochain référendum.  Dans la campagne, tout a été dit pour commander une débandade magistrale à la suite de la petite excitation provoquée par le bras levé de PKP. Et ce serait l’indépendantisme qui aurait perdu le 7 avril dernier?  Voyons donc !  C’est l’ambivalence péquiste qui a été retournée dans ses terres le 7 avril dernier.  Les Québécois ont signifié à ce parti qu’il ne pouvait pas toujours avoir le cul assis entre deux chaises :  Oui à la souveraineté, un jour peut-être, mais sans jamais travailler pour la réaliser, ni jamais s’engager à quoi que ce soit à ce chapitre.   C’est grotesque comme stratégie.  Et il est maintenant démontré qu’elle conduit à la défaite cinglante.