Blocage politique

Le vice-président exécutif du sondeur Léger révélait récemment que le « ciment n’est [peut-être] pas encore durci dans l’électorat […], mais on sent que l’échiquier politique qui se dessine depuis quelques mois semble se stabiliser ». Il est effectivement acquis que les sondages préélectoraux dégagent une certaine tendance et que celle-ci donnerait entre 35 et […]

Le verdict favorise encore le côté des élites

Quelque peu prévisible, Alice Paquet n’aura pas eu gain de cause contre son agresseur. Gerry Sklavounos est entièrement innocenté des accusations de viol. La vie continue et ce dernier pourra vraisemblablement retourner à son poste comme si de rien était. Lorsqu’on regarde la situation après-coup, d’un point de vue de quelqu’un qui n’a jamais vécu […]

C’est reparti!

Considérant les décisions éminemment idéologiques de ce gouvernement Couillard, il ne pouvait en aller autrement. Le combat devait reprendre! Ces derniers jours, on a assisté à la tenue de quelques manifestations qui rappellent drôlement le printemps érable de 2012. Et comme on pouvait s’y attendre, les mesures de répression sont déjà imposées avec beaucoup de […]

Qu’est-ce que le scandale Oxygène 9?

Depuis une décennie maintenant, dès que le Parti Québécois (PQ) attaque le Parti libéral du Québec (PLQ) à propos de son manque d’intégrité et de sa propension à verser dans toutes sortes d’affaires de corruption et de collusion, les libéraux rappellent à-gorge-déployée-que-veux-tu la triste affaire Oxygène 9 qui avait éclaboussé les péquistes au début des années 2000.  Ce qui démontre bien, lorsqu’il est question du PQ et du PLQ, que la formule « à chacun ses scandales » fonctionne à merveille !

La corruption n’est pas un projet de société

« Pour moi, tout parti politique n’est au fond qu’un mal nécessaire, un de ces instruments dont une société démocratique a besoin lorsque vient le moment de déléguer à des élus la responsabilité de ses intérêts collectifs. Mais les partis appelés à durer vieillissent généralement assez mal. Ils ont tendance à se transformer en églises laïques, hors desquelles point de salut, et peuvent se montrer franchement insupportables. À la longue, les idées se sclérosent, et c’est l’opportunisme politicien qui les remplace. Tout parti naissant devrait à mon avis inscrire dans ses statuts une clause prévoyant qu’il disparaîtra au bout d’un certain temps. Une génération ? Guère davantage, ou sinon, peu importe les chirurgies plastiques qui prétendent lui refaire une beauté, ce ne sera plus un jour qu’une vieillerie encombrant le paysage politique et empêchant l’avenir de percer. »

–René Lévesque

Il faut vraiment avoir un moral d’acier pour être citoyen au Québec. Un moral d’acier pour participer malgré tout à la vie publique, parce que lorsqu’on regarde les deux très vieux partis se comporter, ça donne littéralement la nausée.  D’un côté nous avons un parti qui n’a pas le courage de ses ambitions.  Qui nous dit qu’attendre le messie est une option, et qu’on peut le faire les deux bras croisés, en espérant les conditions gagnantes qui ne surviennent jamais comme par enchantement.  Ce qu’il ne nous dit pas, c’est qu’en attendant, on meurt à petit feu.  Donnant ainsi une résonance nouvelle aux propos du poète Péloquin :  « Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves ? ».  De l’autre côté, on a un parti qui ne parvient jamais à s’éloigner un tant soit peu des stratagèmes de corruption pour parvenir à ses fins liberticides et opportunistes.  La fraude et la collusion constituent son essence vitale, empoisonnant notre vie politique depuis Matusalem.

Les enflures verbales

Stupéfaction, incrédulité, wow…

Il y a quelques jours de cela, j’étais, avec quelques autres militants du RRQ, occupé à affranchir des enveloppes destinées aux généreux donateurs du Parti libéral du Québec. En tout, une douzaine de personnes, filles et garçons. La plupart dans la vingtaine, la plupart étudiants de différentes facultés à l’Université Laval. Bref, 782 enveloppes, 782 timbres, 782 lettres, 782 adresses. La tâche est fastidieuse, mais somme toute simple, en 2h30 le travail était expédié et les lettres prêtes à être postées. La soirée durant nous avons spéculé sur les effets possibles de cette action. Combien de gestes audacieux du RRQ sont passés sous le radar dans le passé… Celui-ci se démarquera-t-il ? La plupart, moi y compris, pensaient qu’effectivement, les journalistes n’y verraient pas grand-chose d’intéressant, et les donateurs ou leurs secrétaires jetteraient simplement nos inoffensives lettres à la poubelle…