L’art de se tirer dans le pied

Toutes les histoires de grenouillage contre la cheffe du Bloc Québécois qu’on entend circuler depuis des mois maintenant m’ont toujours tapé sur les nerfs, je dois bien le dire. De l’extérieur où je me situe désormais, je n’ai jamais trop compris en quoi un député bloquiste pouvait s’opposer à Martine Ouellet quand celle-ci disait vouloir […]

Le 150e du Canada: l’artillerie lourde

Qu’est-ce que ça fête exactement le 150e du Canada? L’acte de l’Amérique du Nord britannique? La création du Dominion du Canada? (un dominion est un État indépendant membre de l’Empire britannique, mais pas totalement souverain, la diplomatie étant sous la souveraineté de la Couronne britannique, selon Wikipédia). Wow, trépidant, n’est-ce pas?… Maintenant, il faut essayer […]

La détresse est une marchandise affolée

«Repousser les faux-maîtres, voilà l’éternité Repousser les faux-maîtres, voilà la liberté» – Complainte de mon frère, chant patriotique québécois En réponse au commentaire d’une personne qui affirme que les émissions produites par Canal V et Québecor ne remplissent que la simple fonction de détendre les gens et les éloigner d’une «routine insoutenable» : Si le […]

L’énorme défi que représente l’indépendance

Depuis des années, au Québec, on essaie d’imaginer la meilleure façon de réaliser une indépendance politique.  L’activisme, l’élection référendaire, le référendum, on a un peu tout essayé.  Avec les résultats que l’on connaît. Ce qui se passe actuellement en Europe doit nous servir à enrichir d’efficaces façon nos réflexions concernant nos lendemains. On doit profiter […]

J’ai peur

«Avoir peur, c’est aimer. Donner peur, c’est haïr.» -Félix Leclerc [dropcap style= »normal »]C[/dropcap]omme bien des gens, les événements épouvantablement «terroristes» des derniers jours me donnent la nausée, créent grande peur en mon petit moi ô combien ébranlé. Depuis les soldats écrasés de Saint-Jean ou celui gunné d’Ottawa, je dors mal. Je m’inquiète de ce que ces […]

Les idées avant la partisanerie

L’opération à laquelle j’ai participé et qui a abouti hier avec la publication d’une lettre appelant, sous certaines conditions sine qua non, à un rapprochement entre Option nationale (ON) et Québec solidaire (QS) soulève bien des commentaires sur les internets.  Des positifs bien sûr, mais des négatifs également.

Petite réflexion sur les chartes de droits

Récemment, je suis tombé sur une petite brochure du jeune Karl Marx intitulée « La Question juive » (1843). Cette brochure est, comme son titre le laisse entrevoir, une virulente critique de la morale judaïque et de ses implications sur le monde matériel. Mais détrompez-vous, vous qui croyez peut-être que je vais délibérer sur le terrain religieux. Tout au contraire! Quoique le complément critique que propose Marx à Bruno Bauer soit loin d’être sans intérêts, ce qui a attiré mon attention dans cette brochure est un sujet parallèle traité dans le texte, soit celui de la question des chartes de droits. Et comme vous le savez peut-être, les questions relatives aux chartes de droits, principes pratiquement métaphysiques chez ceux que l’on appelle les « chartistes », sont des plus actuelles chez nous. Surtout avec tous ces débats biaisés et creux concernant la charte des valeurs québécoises (projet de loi 60) et ses implications dans la fonction publique.

La corruption n’est pas un projet de société

« Pour moi, tout parti politique n’est au fond qu’un mal nécessaire, un de ces instruments dont une société démocratique a besoin lorsque vient le moment de déléguer à des élus la responsabilité de ses intérêts collectifs. Mais les partis appelés à durer vieillissent généralement assez mal. Ils ont tendance à se transformer en églises laïques, hors desquelles point de salut, et peuvent se montrer franchement insupportables. À la longue, les idées se sclérosent, et c’est l’opportunisme politicien qui les remplace. Tout parti naissant devrait à mon avis inscrire dans ses statuts une clause prévoyant qu’il disparaîtra au bout d’un certain temps. Une génération ? Guère davantage, ou sinon, peu importe les chirurgies plastiques qui prétendent lui refaire une beauté, ce ne sera plus un jour qu’une vieillerie encombrant le paysage politique et empêchant l’avenir de percer. »

–René Lévesque

Il faut vraiment avoir un moral d’acier pour être citoyen au Québec. Un moral d’acier pour participer malgré tout à la vie publique, parce que lorsqu’on regarde les deux très vieux partis se comporter, ça donne littéralement la nausée.  D’un côté nous avons un parti qui n’a pas le courage de ses ambitions.  Qui nous dit qu’attendre le messie est une option, et qu’on peut le faire les deux bras croisés, en espérant les conditions gagnantes qui ne surviennent jamais comme par enchantement.  Ce qu’il ne nous dit pas, c’est qu’en attendant, on meurt à petit feu.  Donnant ainsi une résonance nouvelle aux propos du poète Péloquin :  « Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves ? ».  De l’autre côté, on a un parti qui ne parvient jamais à s’éloigner un tant soit peu des stratagèmes de corruption pour parvenir à ses fins liberticides et opportunistes.  La fraude et la collusion constituent son essence vitale, empoisonnant notre vie politique depuis Matusalem.

Ras-le-bol du PQ

J’ai pris quelques jours avant de réagir aux propos révoltants de la mitaine-député péquiste Sylvain Gaudreault. Sur le coup, j’étais trop fâché pour prendre mon clavier. Trop méchant, fort probablement, j’aurais été dans ma réplique. Mais aujourd’hui, je suis prêt à plus de modération (!!!), alors, allons-y…