Motif de sécession immédiate

Il est quand même incroyable que le Canada se livre, avec d’autres États voyous, à des massacres à grande échelle, dans de multiples guerres impériales entreprises sans avoir consulté la population et que, devant ces massacres, aucun politicien du Québec — pas un seul — n’ose poser des questions. En même temps, il est tout […]

Doublement collabo

Qu’il est désolant le spectacle des collabos, champions de l’indignité et de la servitude! Prêts à vendre leur peuple pour leur ascension sociale personnelle. Le juriste cri Romeo Saganash, lui, est doublement collabo. Une vraie tête à claques comme on aime les détester. Député néodémocrate fédéral d’Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou, au Québec, Romeo s’est joint à un parti […]

Les provinciaux

En prenant connaissance du projet de loi fanatique C-288, qui prévoit que quiconque empêche une personne de déployer le drapeau du Canada est passible d’une peine maximale de deux années d’emprisonnement, je me disais dernièrement que les fédéralistes inconditionnels doivent au fond être heureux que Jean Charest soit l’obsession de Pauline Marois. De cette façon, […]

Mettons-les de notre bord

La chronique du camarade René Boulanger sur la Libye, avant-hier, m’a fait chaud au coeur. Enfin du renfort! D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que René manifeste un sain intérêt pour le continent martyr qu’est l’Afrique. Le 14 mai, au Cabaret du Mile-End, lors du 10e anniversaire du Québécois, René s’était adressé avec coeur aux résistants ivoiriens présents en grand nombre. Ce fut un élan réciproque de solidarité dont je me souviendrai toujours. Jamais un regroupement indépendantiste n’avait réussi à attirer une aussi grande proportion de néoquébécois dans une manifestation indépendantiste québécoise. L’Organisation du Québécois a fait ce jour-là ce dont le PQ ne peut même pas rêver, surtout pas dans ses présentes limites intellectuelles. 

Aïe! Méo, y a d’la marde partout!

Les conservateurs d’Ottawa ont parfois malgré tout de bonnes idées. Les journaleux de Gesca et de La Presse canadienne leur imputent l’intention de couper les vivres à Radio-Cadna, de la privatiser ou de la fermer, sous la pression des propriétaires de médias privés comme Quebecor. Moi, je ne verserai pas une larme; je serai le premier à applaudir. Qu’on rase la hideuse tour du boulevard René-Lévesque et qu’on aménage un parc à la place après avoir décontaminé le terrain. Qu’on cesse de payer grassement avec les deniers publics la bande de menteurs, de colonisateurs de pensée et de propagandistes de guerre qui nous enfoncent des fictions dans le crâne, à coups d’images préfabriquées haute définition et de comédies d’infodivertissement. Radio-Cadna est l’une des principales armes du grand capital et d’Ottawa contre la souveraineté du peuple québécois et, en même temps, c’est une arme qui est employée pour justifier le massacre à nos frais d’autres peuples qui dérangent.

Alerte rouge

Cramponnez-vous, la descente aux enfers commence. Bienvenue dans le monde réel à ceux qui ont l’habitude des potins du Réseau de la désinformation et de La Presse canadienne. Une crise économique? Bien pire. C’est l’effondrement total du système qui est en train de se faire dans un crescendo de troubles sociaux et de guerres. La bulle néolibérale est crevée, et l’atterrissage sera dur. Très dur.

Al-Qanada

La politique est devenue le cimetière des rêves. Du Québec à la Palestine, en passant par la Côte d’Ivoire, les peuples pédalent dans le beurre. Tantôt déboussolés, tantôt massacrés. Qu’est-ce qui nous arrive?

L’humanité est plus instruite que jamais. Elle recèle des trésors de créativité et dispose de moyens de communication extraordinaires. Ses outils de production actuels relevaient hier encore de la science-fiction. Pourtant, nous faisons du surplace. Que dis-je? Nous reculons. Comment se fait-il que l’avenir nous glisse entre les doigts? Pourquoi le pouvoir est-il une anguille?

L’adversaire

En 1867, Karl Marx jetait les bases idéologiques d’une grande lutte entre les possédants et le prolétariat. Dans Le capital, il décortiquait les mécanismes utilisés pour exploiter le travail des masses et enrichir une infime minorité de capitalistes. Un siècle et demi plus tard, cette lutte est loin d’être terminée. L’exploitation a pris de nouvelles formes plus machiavéliques. Le triomphe du néolibéralisme depuis l’ère Thatcher et Reagan a plongé le monde dans une crise financière perpétuelle, fait reculer la classe moyenne en Occident, déclenché de féroces et couteuses guerres impérialistes et permis l’établissement d’un système tentaculaire de façonnement de la pensée. Les milliardaires régentent le monde, et Hugo Chavez a raison de dire que le problème numéro un de l’humanité actuellement est le capitalisme.

La culture de l’impérialisme

Du temps de la reine Victoria, le soleil ne se couchait jamais sur l’Empire britannique. Cette grandeur n’est plus, mais constitue apparemment une source d’inspiration pour Stephen Harper, qui trouve régulièrement de nouvelles façons de manifester son attachement à la royauté britannique. Récemment, il a ordonné à toutes les missions diplomatiques canadiennes d’afficher bien en vue un portrait de la reine d’Angleterre. D’où vient donc cette fixation sur la monarchie? Est-ce pour narguer ou humilier les Québécois? Est-ce pour plaire à l’électorat ontarien encore ancré dans la tradition orangiste?

Libérer l’information

Depuis mon retour d’Afrique, je suis convaincu plus que jamais que la difficulté d’avoir accès à de l’information exacte, judicieuse, impartiale et complète est aujourd’hui l’obstacle le plus important à la libération des peuples, à la prospérité, à la justice et à la paix. L’information est un pilier de la démocratie et un instrument de liberté indispensable. C’est le prolongement de l’éducation. Si l’histoire passée s’apprend à l’école, l’histoire actuelle pénètre les esprits par les grands médias, qui sont dotés d’une énorme puissance de diffusion. Les contours des enjeux de société se dessinent selon ce que nous en disent les médias. Notre conception du monde est tissée par eux, au fil des milliers de reportages, d’images, de documentaires et d’éditoriaux dont tout citoyen est abreuvé chaque année.