Je n’ai pas la prétention de dire que je suis un philosophe.
Quoique j’essaie, comme bien des gens, de comprendre, d’influencer le
monde qui nous entoure. Je n’ai pas les connaissances, la profondeur,
la vison, parfois utopique, qui caractérisent les gens que je considère
comme des philosophes.
Bref, je ne suis pas un philosophe.
Cependant, je crois que chaque personne qui pense un tant soit peu. Que
chaque citoyen qui se questionne sur la place qu’il occupe dans le
monde, dans son pays, dans son quartier, dans sa vie, peut avoir une
philosophie sans être un philosophe. En d’autres termes, chacun est
libre, si il s’est défait, préalablement, de la pensée facile du
je-m’en-foutisme tant propagée par nos médias et nos gouvernements,
d’établir ses propres règles de vie. Ce n’est que logique. Qui n’a pas,
consciemment ou non, un code de conduite assez flexible pour s’adapter
à tous les événements, et ils sont très nombreux, que nous vivons dans
notre quotidien. Quelque chose qui donnerait un sens à tout cela,
quelque chose qui nous définirait dans cette marée humaine à la moralité
parfois douteuse.
Je n’ai pas la prétention de dire que j’ai raison.
Mais je crois que ce code, que l’on soit de ceux qui s’informent, qui
dénoncent, qui agissent ou bien de ceux qui se couchent, qui abdiquent,
qui collaborent, se concrétise chez chaque individu par les passions qui
l’animent. Pour certains, se sera le hockey, pour d’autres,
l’environnement, la danse, la famille, le statut social, l’accumulation
de biens inutiles et coûteux, le travail, le plaisir… Ça prend de tout
pour faire un monde comme qu’y disent. Même des libéraux et des
conservateurs, des lâches et des hypocrites. Mais si sa prend de tout,
il faut bien qu’il y ait aussi des gens pour qui la justice, l’honneur,
la fierté, la liberté, la détermination et le courage sont encore des
valeurs qu’il faut chérir et appliquer dans la vie de tous les jours.
Tout est une question d’équilibre. Pour ce que j’en pense, le citoyen
dont je parle en haut du texte, vous peut-être (?), oui vous qui vous
questionnez envers ce système, envers cette caste qui, continuellement,
nous traites de bétails électorales, de tribus arriérées faites pour
être exploiter à loisir, valez, méritez, devez avoir mieux que ça! (et
je ne parle pas que de Charest…). Pour ce faire, il n’y a que deux
barrières à franchir, mais elles sont, désespérément, trop grosses pour
la majorité d’entre nous. Et j’ai nommé : la conscience et la
motivation. Prendre conscience de la réalité qui nous entoure, tant du
coté individuel que collectif, et avoir la motivation, la force, de
vouloir changer cette réalité si elle nous déplait. Mais,
malheureusement, on va toujours trop loin pour ceux qui ne vont nulle
part…
De la pensée aux gestes
Après avoir bien remué toutes ces informations, ces pensées, ces
constatations, (à dire vrai, après une semaine ou deux) je me suis
demandé : Pis toi Pier-Marc, c’est quoi ta raison ? Pourquoi fais-tu tout
ce travail pour ce projet, cette cause, ce destin, rejeté par tes frères
et sœurs à 2 reprises ? Pourquoi le fais-tu, en plus, avec une foi :
aveugle, profonde, inébranlable, parfois contagieuse, qui semble ne
vouloir jamais s’éteindre ? Il doit bien y avoir d’autres choses qui
pourraient occuper ton temps, mais surtout ton esprit, qui serait digne
d’attention, non ? T’sais, les causes nobles, ça courent les rues :
l’environnement, le «pimpage» de char , la paix dans le monde, être
membre du parti conservateur , ta santé, un petit «pimpage de bras
peut-être (?), la famine en Afrique, la surconsommation au Mc’Do. Les
choix sont immenses ! Dans le pire des pires, pourquoi ne te fous-tu pas
de tout ? C’est bien plus simple, reposant et économique, non ? Come on,
va t’acheter un X-Box pis une grosse TV HD. Tu ne le regretteras pas,
insouciance et abrutissement compris ou argent remis !
NON TABAR..., TROP C’EST TROP !
Voilà la simple réponse à mes questions. Trop c’est trop. Simple,
efficace, mais lourd de sens, difficile à concrétiser. Pourquoi tant de
luxe, de divertissement, quand on a juste une vie a vivre ? Je veux bien
avouer que toutes les nouvelles technologies, IPhone, X-Box et
compagnies, c’est bien plaisant, mais est-ce que la vie se résume
vraiment a ça? Trop de distraction inutile, c’est trop. Est-ce trop
demander, est-ce trop exigeant, de bien vouloir avoir une parcelle de
nous-même, si petite soit-elle, qui rêverait d’un avenir, d’un projet
collectif ? Serait-il possible que nous soyons dédiés à quelque chose
de plus ? Pourrait-on supposer que notre vie, notre trace sur terre,
lorsque celle-ci se sera effacée, ne vaille pas la peine d’être vécue, s'il n’y a pas une cause, une lutte, qu’il faille mener à terme ? Trop de
cynisme, c’est trop. Pourquoi faudrait-il laisser notre état, qui est
toujours supposé refléter notre société, si je me souviens bien, n’être
que l’ombre de lui-même, tellement il est paralysé par le subtil fléau
des enveloppes brunes ? Pourquoi le laisse-t-on marchander à loisir, mais
surtout à rabais, les ressources dont-il serait supposé être le grand
protecteur, le grand bénéficiaire ? Le plan Nord ne serait-il pas un
pas en avant vers notre mort, écologique, économique et énergétique ?
Trop de corruption Libérale, c’est intolérablement, trop.
Pour revenir au titre de ce paragraphe, j’aimerais revenir sur une
question que j’ai écrite plus haut : Pourrait-on supposer que notre vie,
notre trace sur terre lorsque celle-ci se sera effacée, ne vaille pas
la peine d’être vécue, s'il n’y a pas une cause, une lutte, qu’il faille
mener à terme ? Je crois qu’ils (le titre et la question) sont
intimement liés. En fait, ils seraient, littéralement, la raison de tout ça. Pour ma part, et pour revenir à cette philosophie dont je parlais
plus haut, j’ai comme profonde conviction, comme code de conduite, qu’il
n’y a aucune cause qui vaille la peine d’être menée, excepté celle
de notre libération nationale. Je ne dénigre pas les militants des
autres mouvements sociaux (ex : écologistes, étudiants, syndicaux,..) qui
existent au Québec, ça prend de tout pour faire un monde. Mais moi ma
lutte, c’est l’indépendance. Pas la souveraineté-provincialiste,
l’indépendance! Et quand ta lutte c’est l’indépendance, concrétiser ça
dans la vie de tout les jours c’est pas vraiment compliqué, si on y
pense un peu. Je suis conscient de se qui se passe dans mon pays et je
suis motivé à changer cette réalité car elle me déplait. Donc,
naturellement, je passe de la pensée aux actes. Je prend la parole quand
je peux le faire : au travail, avec mes amis(es), en famille, en
classe, dans la rue,… J’écris à temps perdu. Je milite sur le terrain
lorsque la conjoncture travail, école, «taches domestiques» le permet.
J’agis à la hauteur des moyens dont je dispose, aussi modique
soient-ils, pour ce que je crois être une cause juste, équitable,
inévitable et immensément ardue.
Pour résumer,
Ce texte finira par une petite mise en garde :
Aux donneurs de leçons aux arguments pas très fiables, coloniales,
Ceux qui pensent que mon combat est illégitime, abusif ou infondé,
Ceux qui me taxeront de méchant séparatiste, de terroriste,
Ceux qui ne comprennent ni mes mots, ni mes gestes,
Sachez que je n’excuse ni votre ignorance et votre incohérence,
Et encore moins, le déni que vous affichez envers notre survivance.
Pier-Marc Corriveau
RRQ section Québec
Nous Vaincrons !
#2 | RE: La raison de tout ça
Francois » 04-12-2011 14:58
#1 | RE: La raison de tout ça
Réjean Pelletier » 27-09-2011 17:52
On se remet parfois en question.
Je suis indépendantiste québécois. Je veux un Pays du Québec français, je veux que cesse le vol de notre culture et de nos avoirs collectifs. Je veux que vive notre Nation fondatrice.
Votre choix, selon moi et mes convictions, est le bon! Vous n'êtes pas seul.
Les adversaires canadians sont nombreux, rusés et ont l'argent. Nous devons déjouer les pièges soi-disants indépendantiste s qui nous sont tendus. Quand on veut un Pays du Québec, on prêche l'indépendance du Québec. Il n'y a aucune mésentente entre les indépendantiste s québécois.
Merci de continuer à qui croire.
[Réjean Pelletier]