Mon intérêt pour ce sujet s’est développé au cours des derniers mois parce que ça touche plusieurs secteurs très importants. Tout d’abord, l’économie, la santé, l’environnement, la politique et l’aspect social. C’est un devoir de citoyen que d’être au courant des avantages, des risques et de l’héritage que tout ce que cela représente pour les générations à venir. J’ai vécu plus de 2 ans en terre autochtone et ma fille est inuit. Puisque la plupart des travaux sont concentrés sur les terres des anciens, je me suis alors donné comme mission de faire mon possible pour que la culture autochtone soit protégée dans ce processus et de militer avec eux. Ce travail représente pour moi des connaissances acquises pour mieux comprendre et transmettre.
Voici comment j’ai vécu la manifestation du 25 Avril 2012.
Au commencement de la soirée, l’atmosphère était déjà fébrile. On peut
sentir à chaque nouvelle indignation populaire que les gens en ont assez
de se faire taire par l’égo démesuré de ceux qui gouvernent. Plus les
manifestations se multiplient, plus la tension est palpable, surtout
après l’annonce de la ministre Beauchamp qui a retiré la CLASSE de la
table des négociations.
Puis après quelques minutes de marche, des feux d’artifices résonnaient
la réjouissance des gens du Pays réunis dans nos rues pour entamer le
changement. Des artistes de rue autographiaient les murs de béton des
slogans que la foule criaillait. Parce que lorsque l’injustice est loi,
la RÉSISTANCE est un devoir. Envahie par cette énergie que la foule
faisait circuler, j’étais fière en ce mercredi soir d’être Québécoise,
plus que jamais.
Je n’ai pas la prétention de dire que je suis un philosophe.
Quoique j’essaie, comme bien des gens, de comprendre, d’influencer le
monde qui nous entoure. Je n’ai pas les connaissances, la profondeur,
la vison, parfois utopique, qui caractérisent les gens que je considère
comme des philosophes.
Bref, je ne suis pas un philosophe.
Hier, lors d’un point de presse, Pauline Marois a réclamé la démission de Jean Charest. Elle l’accuse, en refusant toujours aussi obstinément d’annoncer la création d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, de protéger le Parti libéral, et par le fait même, la mafia et le crime organisé. Elle ne croyait pas si bien dire.
Dans le rapport Duchesneau, il est écrit noir sur blanc que le Québec est victime d’un système corrompu qui gonfle les factures ; tout ça se passe plus particulièrement dans l’industrie de la construction. Il est dit que ce système est entre les mains du crime organisé : de la mafia et des motards criminalisés, entre autres. Pour fonctionner, ce système a bien sûr besoin de la collaboration du politique. Il l’obtiendrait en finançant les partis politiques.
Présentement, dans la société québécoise, plusieurs hésitent à militer activement pour leur libération nationale, malgré qu’ils soient résolument indépendantistes. Pourquoi? Parce qu’ils craignent de faire des sacrifices. Et là, nous ne parlons pas seulement de sacrifices de temps, d’énergie et d’argent. Il est question ici de « leur carrière », car plusieurs sont guidés par la peur de nuire à leur avenir professionnel en étant associés à un mouvement indépendantiste ou même à un parti politique souverainiste.