Je n’ai pas la prétention de dire que je suis un philosophe.
Quoique j’essaie, comme bien des gens, de comprendre, d’influencer le
monde qui nous entoure. Je n’ai pas les connaissances, la profondeur,
la vison, parfois utopique, qui caractérisent les gens que je considère
comme des philosophes.
Bref, je ne suis pas un philosophe.
Hier, lors d’un point de presse, Pauline Marois a réclamé la démission de Jean Charest. Elle l’accuse, en refusant toujours aussi obstinément d’annoncer la création d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, de protéger le Parti libéral, et par le fait même, la mafia et le crime organisé. Elle ne croyait pas si bien dire.
Dans le rapport Duchesneau, il est écrit noir sur blanc que le Québec est victime d’un système corrompu qui gonfle les factures ; tout ça se passe plus particulièrement dans l’industrie de la construction. Il est dit que ce système est entre les mains du crime organisé : de la mafia et des motards criminalisés, entre autres. Pour fonctionner, ce système a bien sûr besoin de la collaboration du politique. Il l’obtiendrait en finançant les partis politiques.
Présentement, dans la société québécoise, plusieurs hésitent à militer activement pour leur libération nationale, malgré qu’ils soient résolument indépendantistes. Pourquoi? Parce qu’ils craignent de faire des sacrifices. Et là, nous ne parlons pas seulement de sacrifices de temps, d’énergie et d’argent. Il est question ici de « leur carrière », car plusieurs sont guidés par la peur de nuire à leur avenir professionnel en étant associés à un mouvement indépendantiste ou même à un parti politique souverainiste.
Le 16 juillet dernier, après être rentré du travail, j’ouvre mon ordi et je lis les nouvelles. Heureux de ne plus avoir à supporter la prostitution idéologique dont nos médias ont fait preuve lors de la visite de notre petit couple de «parasites» royaux, je croyais pouvoir, à nouveau, avoir accès à de l’information relativement fiable et véridique sur ce qui se passe dans ce beau pays qu’est le Canada. Soudain, à mon grand étonnement, ou à mon grand désarroi, je tombe sur cette nouvelle.
Le Québec est définitivement une bien drôle de société. Calme, ronronante, aucunement turbulente. Enfin, en ces années-ci. Mais il y a tout de même des paranoïaques parmi nous qui s’évertuent à voir des terroristes à gauche et à droite…mais surtout à gauche bien sûr. Éric Duhaime est l’un de ceux-là.