L’idée d’indépendance n’a pas été battue!

Répétons-le : les fédéralistes ont beau dire, l’indépendance n’a pas été un enjeu électoral. On a parlé de référendum et on a fait peur aux Québécois avec cet exercice, pourtant hautement démocratique, présenté comme dangereusement divisif. Mais de l’indépendance? Il ne fut point question. Rien. Nothing. Pantoute. Vous avez entendu un débat pour ou contre l’indépendance, vous? Vous avez entendu des arguments pour l’indépendance et d’autres pour le fédéralisme? Il n’y a eu absolument aucun débat sur la pertinence de l’indépendance. Alors pourquoi conclure que le projet indépendantiste a été rejeté? C’est absurde.

D’ailleurs, les plus récents sondages sur la question nationale situent toujours le Oui à environ 40%, et ce, avec la question pure et dure (sans partenariat avec le Canada)! Et il faudrait que l’on pleure couchés en boule dans le fond du bain? Peuvent bien aller se faire voir les fédéraux qui nous croient à terre. En tout cas, moi, j’ai le goût de me battre plus que jamais, car c’est un nouveau contexte qui s’ouvre avec de nécessaires changements au PQ. Tout est possible si le PQ décide de remettre l’indépendance au coeur de son action et de son discours.

Parce que c’est bien cela le problème : ce qui a toujours cimenté la coalition indépendantiste au PQ, c’est le combat pour l’indépendance, évidemment. En délaissant celui-ci, la gauche est partie à QS, la droite à la CAQ et les plus convaincus de l’indépendance à ON. Ensuite, avec la Charte de la laïcité, le PQ a divisé davantage ses troupes et l’électorat, perdant les souverainistes dits « inclusifs » et ses appuis dans plusieurs communautés. Ça donne le résultat d’hier.

Tandis que le PQ ne parle plus d’indépendance (sauf pour s’excuser d’être souverainiste) depuis 19 ans, le Oui se maintient à 40%. C’est extraordinaire! Imaginez si le PQ refaisait la pédagogie de l’indépendance et le procès du fédéralisme canadien. Par exemple, les Québécois de moins de 35 ans n’ont jamais véritablement vécu de débat sur l’indépendance : il y a énormément de gains à faire là!

Bref, je ne suis pas découragé. Le PQ a perdu, pas l’idée d’indépendance. C’est ce qui importe. Je suis même un peu content que les fédéraux nous pensent anéantis. Ils font une très grave erreur. Ça risque de leur faire très mal quand l’élastique finira bien par leur péter en pleine face. Donc, camarades indépendantistes, arrêtez de brailler, bottez-vous le cul et on continue le combat!

Vive le Québec libre! Nous vaincrons!