La grande dérape (BD)

Cette BD modérément méchante fut longue mais ô combien satisfaisante à chier. Je la dédie aux rats des villes, aux philosophes de supermarchés, aux anarchistes du dimanche, aux bibittes à «safe spaces» et surtout à ceux de mes amis qui traînent encore chez QS. Il ne me reste plus qu’à vider mes tiroirs de tout ce qui se rapproche de ce débat empoisonné et à tirer ma révérence de ces redondantes chicanes. Du débat sur la laïcité, j’ai jamais voulu faire un fond de commerce ou une sorte de spécialité. C’est juste que la bêtise m’inspire. Oh simonac que j’en ai perdu des plumes! Oh saint-siboire que j’en ai reçu des roches! Mais même si je sature en gériboire, il me fallait un rituel en deux actes pour décrisser en beauté. Car oui, même les mécréants s’offrent des rites.

Donc tout ça, c’est pas mal de boulot. C’est pas payé, ça va de soi. Et en plus d’aimanter les fous furieux, c’est invendable. C’est garoché en ligne pour la beauté du geste, pour résister. Sans doute aussi un peu par pure mésadaptation commerciale… Alors si ça t’as plu et que t’as envie de me donner une tape dans le dos, tu peux l’écrire, partager le lien ou même me faire un don.

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Aprilus
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'La grande dérape (BD)' a 11 commentaires

  1. 14 septembre 2017 @ 7 h 59 min Le Chevalier du Lys

    La religion n’a jamais été une affaire privée, mais bon, il serait temps que t’arrives en ville. Ce que les musulmans vivent au Québec en ce moment, les catholiques l’ont vécu au 19e siècle en France ainsi que les chrétiens orthodoxes sous Staline. Sans oublier les juifs dont la pratique religieuse était davantage ostentatoire à la fois au temps des goulags en Russie et sous l’Allemagne des années 30. C’est un phénomène cyclique. L’athéisme a sa propre religion d’État et c’est justement la laïcité que vous défendez au nom d’une soi-disant neutralité de l’état. Les athées prétendent le faire au nom de la liberté de conscience alors que dans les faits, c’est exactement le contraire et le pire dans tout cela, c’est qu’à chaque fois qu’ils s’acharnent avec violence contre une dénomination religieuse, peu importe laquelle, celle-ci revient toujours en force sous la pression des persécutions, car comme le dit l’adage « le sang des chrétiens est une semence de chrétien » et c’est vrai pour toutes les religions. C’est aussi cyclique, regarde en Russie, le ministre de l’Éducation ne fait plus rien sans consulter le patriarche de Moscou et en Chine, leurs boomers vieillissants de l’époque de Mao ont un pied dans la tombe et cela au profit d’une nouvelle génération moins religionphobe avec comme conséquence, un retour en force du religieux.

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    • 14 septembre 2017 @ 8 h 36 min Bastien Gauthier

      De quoi parlez-vous? On peut être profondément croyant et défendre la laïcité. Vous êtes bien mélangé si vous pensez qu’il faut être athée pour le faire.

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      • 14 septembre 2017 @ 12 h 51 min Le Chevalier du Lys

        La laïcité est un concept qui a été défini par des athées à l’origine sans vraiment aucune participation des croyants, la littérature sur le sujet en témoigne. Ensuite, lorsqu’un croyant défend la laïcité sa définition est sera toujours moins radical ou davantage « inclusive » que celle qui est défendue par les athées. Ensuite, les organisations sociales qui se sont données mission de promouvoir et défendre la laïcité sont bien souvent presque exclusivement composés de membres militants athées, ce qui est vrai pour le mouvement laïque québécois comme riposte laïque en France. Il n’y a rien à faire, mais sur le terrain politique, la laïcité est fondamentalement le jouet des athées. Vous n’avez jamais remarqué que les plus virulents défenseurs de la laïcité sur les médias sociaux et chez nos chroniqueurs sont régulièrement des athées et principalement issu du PQ, car oui, le PQ est le parti politique où est présentement concentrée la population athée.

      • 14 septembre 2017 @ 18 h 19 min Michèle Lévesque

        @Bastien Gauthier 14 septembre 2017 8h36.

        100 % d’accord avec votre (je vous cite dans votre réponse à Chevalier du Lys) : « De quoi parlez-vous? On peut être profondément croyant et défendre la laïcité. Vous êtes bien mélangé si vous pensez qu’il faut être athée pour le faire ».

        C’est mon cas. Pas facile tout le temps, mais je suis convaincue que c’est non seulement la seule option, mais la meilleure option pour ces temps. Il y a quand même passablement de suspicions, celles-ci venant autant de mes internalisations (j’ai 64 ans) que des athées et de mes coreligionnaires.

        Certain(e)s des premiers, athées, sont réfractaires à l’idée qu’on puisse être profondément croyant et défendre la laïcité. Ils croient qu’on triche nécessairement – pour certains : tout croyant est un tricheur et un menteur par définition -, et que le but est simplement d’éliminer l’Islam ou les autres religions pour remettre le clocher en dominance absolue.

        Parmi les seconds, ça dépend. Il y a les modérés et les acharnés.

        Les acharnés se retrouvent surtout, pour ce que je peux voir, dans les rangs des cathos gauchistes parmi lesquels certains n’hésitent pas à employer des mots assez durs et méprisants pour fustiger l’option laïque (séparation du pouvoir politique et des religions) en abusant des attaques classiques sur l’identité, la xénophobie et le reste. Ça va parfois très loin, comme dans le cas du cimetière de Saint-Apolinaire où on est même allé jusqu’à accuser les natifs de véritable régression humanitaire, les ravalant à moins que des bêtes aux abois acharnées à priver d’autres humains du droit fondamental d’enterrer leurs morts selon leurs rites. J’exagère à peine.

        D’autres coreligionnaires, la grande majorité, je dirais, sont plus réservés, mais expriment, le plus souvent de manière indirecte, la crainte que la laïcité soit une manière étapiste d’implanter un athéisme d’état sous le modèle du communisme totalitaire. C’est un risque, mais il faut l’assumer si on veut avancer et sortir de cette théocratie multicéphale canadienne qui menace bel et bien, l’humain étant ce qu’il est, de mener à une théocratie tout court à plus ou moins brève échéance. Les croyances sont des barils de poudre et les mettre au pouvoir comme le fait le Canada par le biais de sa Constitution et de sa Charte fait courir à la démocratie un très grand danger.

        Mais même sans cette crainte d’une théocratie à terme, je suis pour ma part convaincue que le progrès humain, la civilisation disons, est rendue à cette étape consistant à assumer la liberté de croyance et de non-croyance pour tous, et pas seulement pour ces groupes organisés que sont les religions. Je pense ici à la justice élémentaire envers les individus qui ne voient aucun besoin de recourir à l’idée de transcendance et ne voient pas non plus la pertinence de se regrouper en une sorte de religion athée (!) pour défendre leurs droits à l’incroyance. On parle de droits individuels au Canada, mais quand on examine bien, on réalise que ce dont on parle ce sont surtout de groupes, en tout cas des regroupements capables de s’organiser avec suffisamment de ressources en tout genre pour porter leur cause jusqu’en cour suprême. C’est la grande aporie canadienne et il est temps d’en sortir.

        Pour ma part, ce sont mes valeurs évangéliques de vérité, de justice et de liberté (incluant la liberté de l’humain envers Dieu et vice versa, au sens d’une relation assumée dans la liberté mutuelle qui pour moi est aussi abyssale que celle de Dieu même) qui m’amènent à une prendre une position laïque dans la vie civile. Dans le champ public, je subordonne donc ma position chrétienne au bien commun (‘commun’, pas factionnaire) ce qui ne m’empêchera pas de défendre la liberté de conscience, ainsi que le droit de parole, de pratique et d’expression visibles de la foi, mais toujours avec ce devoir de réserve que j’appelle pour ma part simplement respect et amour.

        Le chemin est à inventer pour tout le monde. Et c’est bien ça le plus beau. Il faut se faire confiance et réaliser qu’il est temps d’en finir avec ces campagnes de peur du méchant laïc identitaire néo-nazi que trop de chrétien(ne)s reconduisent, naïvement ou pas, à partir de discours soi-disant éclairés. Le piège de l’Idée menace tout particulièrement les gens de foi, mais ici c’est devenu une farce grossière et dangereuse qui tue à petit feu la social-démocratie. Et ça passe par l’indépendance nationale et la laïcité de l’état. La conclusion de la BD est en ce sens parfaite.

    • 14 septembre 2017 @ 19 h 02 min Jean-François

      Très bon. Bien senti. Je ne sais pas si ça peut servir à discuter parce que ça commence à être trop polarisé…Mais il faut essayer tant qu’on en est pas rendu à se taper sur la gueule… Mon petit grain de sel… J’aurais essayer d’insérer la grande suspicion que nous pouvons avoir sur les manipulations des groupes terroristes par les services secrets occidentaux. Sans cette dimension, il manque une couche supérieure qui manque pour expliquer la stratégie de choc qui nous divise.

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    • 14 septembre 2017 @ 19 h 54 min André-Jean Deslauriers

      Pitoyable commentaire qui prouve la justesse de cette excellente BD et du texte d’Aprilus qui tape où ça fait mal. Vous êtes le stéréotype décrit dans cette BD. Le Bobo du Plateau, dévot typique de la Secte Orange.

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    • 15 septembre 2017 @ 7 h 06 min Bob InSanFils

      Vous pouvez confondre une personne voulant un gouvernement laïque avec une personne athéïste, mais ça démontre seulement que les chevaliers sont presbytaires et condescendant envers les gens qui osent penser au future sans ce morfondre d’ une nostalgique projection moyen- ageuse de l’ esprit de clochard qu’ y ce mouche en cachette pour cacher le sang dans sont mouchoire.

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    • 15 septembre 2017 @ 9 h 28 min Alex

      Eh Chevalier du chrysanthème, les athées, on les fout au bûcher? N’importe quoi.

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  2. 14 septembre 2017 @ 10 h 07 min Robert Dumont

    Je trouve cette publication formidable. On y trouve la quintessence des combats que nous devons mener afin de conserver notre identité. Bravo pour ce travail artistique et pédagogique.

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  3. 14 septembre 2017 @ 14 h 05 min Lil point G

    Caricaturiste ou nudiste, telle est la question. Si le ridicule ne tue pas, n’empêche qu’il peut ternir une image et le nudiste du Journal du Québécois, s’il ne tue point, n’a pas vocation de redorer l’image du journal…

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    • Aprilus

      16 septembre 2017 @ 5 h 10 min Aprilus

      Super les stépettes verbales Point G (?!?), mais pour ne voir que des nounes pis des bizounes partout, t’es soit con(ne), soit tordu(e).

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