La fin des exils, 2e épisode : Le Saigneur du Québec contre-attaque

J’avais à peine fini mon premier article sur la fin des exils que déjà un autre retour se rajoutait à la liste: celui de Jean Charest! Je me demandais la question à savoir si le retour du pianiste de Morgan Stanley et du Staline des pauvres étaient vraiment pertinents. Je crois que la question ne se pose pas du tout dans le cas de John James. Est-ce une simple rumeur? Charest va-t-il enfin réaliser son rêve : devenir Premier Ministre canadien? En tout cas, si c’est fondé et qu’il revient, ça veut dire qu’il croit pas mal en ses chances présentement.

L’image de Stephen Harper doit commencer à être lassante même pour les électeurs conservateurs. Le désir de changement en politique, c’est pratiquement une qualité humaine absolue, peu importe le penchant partisan. Après un long règne parsemé de controverses sénatoriales, de dépenses militaires exorbitantes, de mépris pour l’environnement, d’indifférence dans le dossier des femmes autochtones disparues, etc. , on exige le changement : un bon ou un mauvais, on s’en fout, on change! Après deux mandats, ça commence souvent à ternir : le gouvernement devient plus arrogant, il y a plus de collusion, devient plutôt à l’aise avec ses politiques, même les plus discutables. Et les conservateurs de plus en plus à l’aise et arrogants lorsqu’il s’agit d’imposer leur vision. Disons qu’après à une centaine de lois imposées à grands coups de bâillon et l’infâme loi c-51, on commence à vraiment entrer dans l’ère d’une dérive fascisante.

Notons qu’au Québec, le champion des lois bâillon de notre génération c’est le grand Lulu 1er avec 53 en seulement 5 ans de règne péquiste, ex-æquo avec Bob Bourassa, cependant ce dernier l’a étalé en deux mandats. Faut-il mentionner au passage que Lucien était un conservateur. En 2e position, se trouve justement notre bon ami J.J. Charest avec 25 lois bâillon en 9 ans. Et notons que Charest était aussi un conservateur. Ben coudonc, c’est dans les gênes de cette idéologie je crois. Seulement à observer les conservateurs en Espagne, qui passent leur temps à imposer des lois du type P6-boosté-aux-stéroïdes, comme l’interdiction de photographier un policier sous peine d’amende s’élevant à 600 euros, pour ne mentionner qu’un seul exemple parmi les moins fous. La répression anti-manifestation est devenue tellement grave en Espagne que les militants manifestent par hologramme pour contourner la justice espagnole, c’est tout dire! Un autre mandat conservateur sous Harper, et on pourrait peut-être vivre une escalade répressive de ce genre pour les prochaines années au Canada. Entre deux monarchies constitutionnelles gouvernées par des conservateurs, on peut bien se partager des p’tits trucs sur la répression sociale, non?

Mais pour revenir à notre frisé, les fédéralistes doivent se demander quelle est l’ampleur réelle de la ferveur indépendantiste depuis la mort de Parizeau, entre le retour supposé du banquier d’Angleterre, le retour définitif du casse-de-bain et l’arrivée du Banquier-tout-court au PQ, ça expliquerait qu’on veuille sortir le parrain de la mafia libérale des boules à mites, lui qui a su subjuguer l’électorat québécois pendant 9 ans.

En parlant du banquier de TVA, qui va se marier prochainement avec son «animatrice», il aurait choisi nul autre que le nabot de Québec, son bon ami Napoléon Labeame comme célébrant… La politique québécoise actuelle, entre les exils et le vaudeville, c’est vraiment pitoyable! En tout cas, on surveille les prochains soaps québécois sur les retours d’exils… Qui sera le prochain? Jean Chrétien? Bernard Landry? Pourquoi pas Kim Campbell tant qu’à faire!