Discours en appui au mouvement étudiant en Catalogne

Aujourd’hui, Alternative socialiste, Étudiant·e·s socialistes UQAM, le réseau Cap sur l’indépendance, ainsi que l’association Amitié Québec-Kabylie ont participé à une action de solidarité devant le consulat espagnol de Montréal. J’y ai personnellement fait un discours que je partage avec vous.

Je voudrais tout d’abord saluer tous mes camarades d’Alternative socialiste et Étudiant·e·s socialistes, nos compatriotes de Cap sur l’Indépendance qui se sont joints à la mobilisation et la participation de cet événements, ainsi que les représentants d’Amitié Québec-Kabylie avec nous aujourd’hui.

Nous sommes là pour souligner une soulèvement important de nos camarades de Sindicat d’Estudiants, organisation-sœur en Catalogne, qui mène une grève étudiante contre le gouvernement de Madrid pour la libération des prisonniers politiques et la restauration de la démocratie qui a été bafouée avec le dernier référendum pour l’indépendance de la Catalogne.

Souvent dans l’histoire, il y a eu des gouvernements et des dictatures qui ont instauré des conditions de répression dans leur pays, écrasants ses travailleurs et travailleuses, en les affamant, en les réduisant en esclaves, en les persécutant pour leurs opinions politiques, en leur imposant des conditions de vie inhumaines.

Et souvent, lorsque la situation est devenue critique, ceux qui se sont soulevé pour prendre le flambeau et l’amener plus loin que tous les autres, ce sont les étudiants et étudiantes, c’est la jeunesse.

Nous avons tous connu et vécu les manifestations étudiantes ici au Québec lorsque le gouvernement libéral de Charest voulait imposer ses hausses scolaires et son Plan Nord, c’est le mouvement étudiant organisé qui a pris la rue d’assaut, qui a mobilisé des centaines de milliers de personnes et qui a amené à la chute du gouvernement.

Lorsque plus récemment, les États-Unis ont vécu une autre tuerie dans une école, encore une, c’est les étudiants et étudiantes qui ont fini par se tanner et prendre la rue pour bousculer les lobbys des armes à feu et demander que des réformes sérieuses soient prises au gouvernement républicain.

Aujourd’hui, nous vivons le soulèvement du mouvement étudiant en Catalogne qui reprend en main, avec détermination, le combat pour la liberté et la démocratie, là où les partis bourgeois ont laissé tombé. Cela doit servir de leçon à tous les indépendantistes, surtout au Québec.

Les partis bourgeois n’auront jamais la détermination d’aller jusqu’au bout de NOS aspirations pour notre pays en devenir, car ils n’ont pas nos intérêts de classe à coeur, mais seulement les leurs.

Vous devez mener le combat, avec la nouvelle génération, qui aspire à un monde nouveau, dans une société débarrassée du capitalisme et des élites qui l’entretiennent contre notre gré.

Aujourd’hui, nous soutenons le combat de Sindicat d’Estudiants et tout le mouvement étudiant, ainsi que toute la population catalane qui se tient debout contre un gouvernement répressif, ce dernier démontrant des relents de son passé franquiste.

Demain, ce sera nous, militants de la base, qui devrons prendre la rue de nouveau pour réclamer le contrôle de nos outils pour nous gouverner.

Vive la révolution, vive la démocratie, vive l’indépendance!