De PKP à Cacouna, en passant par Édimbourg et Barcelone

C’pas parce que ça va très mal ici et ailleurs qu’il faut se contenter de déprimer tous autant que nous sommes, chacun dans nos coins, en ne tirant aucune leçon des événements qui nous frappent en pleine face. Malgré tout ce qui se passe, il nous faut garder la tête froide et essayer de construire du positif avec cette tonne de négatif qu’on nous déverse en pleine poire.

Par où commencer? Par PKP j’crois bien…

Le bonhomme est puissant. Il effraie. Et avec raison. Sur ce petit bout d’Amérique que nous habitons, collé aux baskets du très capitaliste Oncle Sam, un individu d’affaires qui réussit, à tort ou à raison, ça force l’admiration; ça impose l’influence. Le plus puissant chef du mouvement indépendantiste que nous ayons eu, c’est Jacques Parizeau. Indépendant de fortune, il se sentait très libre de marcher vers notre indépendance, sans rendre de compte à ceux d’en face. Ça dérangeait, ça bousculait à Ottawa. PKP est très bien placé pour l’imiter, pour redonner courage aux Québécois et, qui sait, peut-être même nous mener aux portes du pays (en travaillant bien sûr avec les autres partis indépendantistes); enfin cela se pourrait s’il devient bien chef du PQ un jour et s’il fait, bien évidemment, beaucoup plus que de seulement brandir son petit poing frêle en l’air.

Cela, je le sais. Vous le savez aussi. Et nos ennemis le savent très bien également. C’pas pour rien qu’ils lui font une sale job de bras depuis qu’il s’est lancé en politique!

Ce qui est fantastique dans le cas de PKP, c’est que les ceuzes d’en face qui nous aiment bien petits et à notre place démontrent encore une fois que la loi, c’est juste bon quand ça fait leur affaire. En 1995, ils n’en avaient rien à foutre de la loi, car ils étaient en guerre. On se fichait bien de qui payait les balles, l’important c’était d’abattre les séparatistes, disait le bandit à cravate Jean Pelletier, mercenaire de ti-Jean Chrétien! Dans le cas de PKP, c’est la même logique qui s’applique. De la loi, encore une fois, ils se foutent comme de leur dernière chemise.

À venir jusqu’à aujourd’hui, quand les fédéralistes pataugeaient dans des conflits d’intérêts à cause de leurs affaires et de leurs fonctions politiques, ils nous disaient de fermer nos grandes gueules de petit peuple puisque les minisses sortaient des réunions qui concernaient leurs avoirs et que leur richesse était de toute façon placée dans des fiducies sans droit de regard. On pouvait donc dormir comme des épais sur nos oreilles de grands cons. Paul Martin nous l’a bien joué cette sérénade-là quand il était question de ses bateaux qui battaient pavillons étrangers pour mieux échapper au fisc qu’il dirigeait en tant que ministre des Finances du Canéda. Ça, franchement, ça ne s’invente pas!

Mais parce que là il est question d’un séparatiste, en l’occurrence PKP, la loi ne serait plus suffisante; comme par enchantement, la fiducie sans droit de regard qui les a toujours si bien servis ne fonctionnerait plus. Afin de respecter la démocratie, il faudrait que le bon monsieur Péladeau se départisse de ses actions de Québecor; cela ferait donc plaisir aux loyaux sujets de la vieille-picouille-à-la-tête-de-momie qui leur sert de reine! C’est incroyable à quel point ces gens sont effrontés!

J’ai toujours trouvé que cette façon de faire, la fiducie sans droit de regard je veux dire, nous mettait plus ou moins à l’abri, en tant que citoyens, des conflits d’intérêts des puissants de ce petit monde. Faut être pas mal naïf pour croire que les empereurs ne contrôlent plus leurs empires dès lors qu’ils usent de cette patente à gosse. Mais merde, ce qui est bon pour minou devrait être bon pour pitou ! Surtout quand on pense que cette engeance libérale tente de changer les règles du jeu une fois que le jeu est déjà commencé. Agir de la sorte, c’est cheap au cube! Mais pouvait-on s’attendre à autre agissement de cette clique au portefeuille corrompu jusqu’à la moelle qu’est la mafia libérale?

J’espère seulement que PKP va leur dire franchement de tous aller se faire foutre et qu’il donnera enfin consigne à son empire médiatique de rentrer dans le lard de ces tordus banditistes à la feuille d’érable qui servent sans coup férir un trio de médecins qui va du gras double-double3 de la Santé au chum à Porter en passant par celui qui ne connaît strictement rien à l’éducation et qui crachait il n’y a pas si longtemps sur le gras double-double3 de la Santé. Ah, on est bien représenté au Québec quand même!

Faut dire qu’un impérialiste, c’est un impérialiste, qu’il vive à Westmount ou à l’Hospitalet, banlieue espagnoliste de Barcelone. Et ils sont toujours prompts à fouler la loi au pied quand il s’agit d’empêcher les rêveurs d’autres mondes d’arriver à leur but. Pas pour rien que Madrid vient d’interdire la tenue d’un référendum en Catalogne, démontrant à quel point ces gens-là n’hésitent pas à cracher sur la démocratie quand ils se croient en position de devoir le faire.

Et ils utilisent toujours leurs médias pour couvrir leurs méfaits préfabriqués. De Londres à Édimbourg, tous les médias du Royaume-Uni – sauf un- ont diffamé les indépendantistes écossais des mois durant, diffusant à qui mieux-mieux les peurs du bonhomme sept heures. Après ça, on s’étonne que l’indépendance ne se réalise pas ici ou ailleurs. Ça prend des moyens de communication dignes de ce nom pour répondre à la calomnie, pour faire avancer nos projets les plus fondamentaux. Mais aucun indépendantiste ne se donne jamais vraiment la peine de solutionner ce problème-là, ici ou ailleurs – à l’exception du Pays Basque dois-je dire. Pas même PKP, qui n’a rien trouvé de mieux que de faire de la politique-politicienne au lieu de pousser Québecor au service de la libération du Québec, créant ainsi un contrepoids salvateur à Gesca qui voue un culte au Canada!

Ces olibrius de bas étage que sont nos chers libéraux ne respectent pas davantage les règles quand il est question de Cacouna et de nos bélugas. Ou de l’environnement en général; en fait de tout quand il est question de desservir leurs petits intérêts de magouilleux de fond de cave où on s’fait joyeusement des frotti-frotta à l’enveloppe brune.

Une espèce en péril se trouve dans le chemin des « créateurs » de richesses? Pas grave, on passe pareil! Pis au pire, on lui retire son statut. Pis on annule la création d’aires protégées s’il le faut, et tout devient tiguidou ma très chère dame la marquise!

Le ti-casse qui n’a jamais rien terminé dans sa vie (à part la passe du cochon qui tousse qu’il a servie à Claude Robinson, lorsqu’il était à la solde de Micheline Charest de CINAR), et qui tente de parler, de temps en temps, au nom du ministère de l’Environnement, est tellement une ridicule marionnette qu’il obéit à ses maîtres du pétrole avant même d’avoir planté le décor destiné à nous leurrer. Normalement, avant de nous enfoncer leurs folleries dans le fond de la gorge, les caciques produisent des études-bidon signées par des experts patentés qui sont à leur solde. Mais l’imbécile à Heurtel n’est même pas assez intelligent pour agir ainsi. Il a autorisé les forages liés à la construction du port pétrolier de Cacouna sans même avoir rendu public un pseudo avis scientifique cousu de fils blancs qui aurait dit, bien sûr, que les bélugas seront très heureux de cette nouvelle tournure des événements. Pas de BAPE, pas d’études, pas d’évaluation environnementale à la sauce Harpeurienne, rien, niet, nada! Veuillez procéder chers rednecks de l’Ouest. Vous pouvez tout saloper notre pays. Y’a rien là. Pis c’pas grave si on en retirera rien pantoute, nous les ti-casses de Québécois. Après tout, paraîtrait qu’on bénéficierait grassement de la péréquation, nous de ce pays des deux ou trois arpents de neige à moitié fondue. Pis comme on le sait, un BS, ça devrait toujours fermer sa maudite yeule, encaisser son p’tit chèque, s’acheter d’la bière à bon marché pis des gratteux tout en étant très reconnaissant de la magnanimité affichée par ceux qui l’écrasent un peu plus à chaque nouveau jour qui se lève!

Dans le dossier Cacouna-TransCanada, j’espère quand même que les indépendantistes réfléchissent au dossier à partir d’une logique géopolitique. Y’en a-t-il un seul parmi nous tous qui croient que l’indépendance sera plus facile à réaliser une fois que le Canada aura passé sa hose des sables bitumineux sur notre terrain? Pierre Falardeau disait, à propos de l’indépendance et des indépendantistes: « vous voulez leur arracher leur portefeuille….ils s’laisseront pas faire! » Faire l’indépendance une fois que le Québec sera devenu la plaque tournante du sale pétrole canadien, ça va être encore pire. S’y essayer, ça va être comme si ou voulait leur saisir leur compte de banque. Ils vont devenir fous furieux! Ils vont tout faire pour nous empêcher de réaliser ce projet proprement légitime et de nature à faire faire au monde un pas dans la bonne direction. Ce qui revient à dire: qu’est-ce qu’on attend pour prendre le mors aux dents et pour tout faire ce qu’on peut pour empêcher Ottawa d’étendre son emprise impérialiste jusqu’à Cacouna? Pas seulement pour les bélugas et notre beau fleuve, mais également pour notre projet de libération!

Les militants écologistes sont déjà au front. À nous, militants indépendantistes, de les y rejoindre en très grand nombre! En agissant pour bloquer vraiment ce projet. Pas seulement en marchant ou en dansant. Mais fermement! Courageusement!

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