Chroniques de Bernard Desgagné

Samedi, 14 janvier 2012 | 
Écrit par Bernard Desgagné   

L’oligarchie préférant la discrétion pour perpétrer ses méfaits, elle se sert de son cartel médiatique pour canaliser les énergies du public pseudopolitisé vers des combats virtuels. La mise en scène politicomédiatique capte l’intérêt de l’honnête citoyen, qui pense vraiment pouvoir agir sur sa réalité en votant, en manifestant gentiment, en signant une pétition ou en s’exprimant dans la page des lecteurs. Beaucoup se rendent compte néanmoins de la vanité de ce jeu, et les électeurs désertent de plus en plus les urnes.

L’illusion de la démocratie engendrée par d’habiles trucages sur le plateau de tournage des grands médias est un tampon protégeant le système oligarchique de contrôle total du monde occidental et de ses dépendances. Les acteurs politiques ne sont effectivement que des acteurs. Ils sont rétribués et patronnés selon leur obéissance. Inversement, ils sont punis et exclus s’ils osent penser hors du cadre autorisé. Certains finissent par se corriger et trouvent, au lendemain de leur repentance, la clémence de nouveaux et riches amis prêts à leur offrir une sinécure en échange de la répudiation de leur foi.

Dans le film interactif réalisé par les médias et produit par l’oligarchie, le citoyen a le choix entre plusieurs dénouements, mais, après l’élection, l’écran s’éteint et la lumière tamisée revient dans la salle. Les spectateurs sortent du cinéma et rentrent en bêlant vaquer à leurs occupations habituelles, avec la satisfaction d’avoir mis de petits escrocs sur le siège éjectable ou d’avoir flanqué un coup de pied au derrière des cochons se vautrant dans l’auge. Voilà qui relève beaucoup plus de la catharsis que du changement réel. Les oligarques gardent toujours le pouvoir, quoi qu’il advienne, ce qui est bien l’effet le plus pervers des inégalités croissantes, au-delà de l’injustice elle-même.

Qui sont les oligarques? Au Québec, on connait un peu Paul Desmarais et ses fils, mais en général, les oligarques peuvent compter sur le cartel médiatique pour les laisser siphonner incognito leurs généreuses rétributions. Personne ne les reconnaitrait dans la rue s’ils descendaient de leur Mercedez aux vitres teintées avec chauffeur et marchaient parmi le peuple, entre deux voyages en jet privé. Rio Tinto ou Goldman Sachs n’ont pas de visage dans les médias, contrairement à leurs paratonnerres, comme le PLQ ou Harper. Les grands patrons demeurent d’insaisissables fantômes, barricadés dans leur bunkeur doré, à Londres et à New York.

Silence, on pille d’Alma à Goma

La télé nous fait voir abondamment les pauvres travailleurs en lockout de Rio Tinto, les représentants du Syndicat des Métallos, le ridicule député néodémocrate du coin ainsi que les contremaitres rémunérés en proportion des saloperies que leur demandent les grands patrons. Mais Radio-Canada ne nous montre pratiquement jamais la face des barons qui volent l’électricité du Québec, éliminent des emplois bien payés pour les remplacer par de la sous-traitance et se remplissent les poches avec des primes et des profits hallucinants. 

Occultation médiatique ou pas, le ministre Raymond Bachand sait très bien, lui, qui donne les ordres pour vrai lorsqu’il autorise Rio Tinto à vendre à Hydro-Québec l’électricité dont les travailleurs désormais sans emploi auraient dû normalement se servir pour fabriquer de l’aluminium et générer des retombées économiques à Alma. Raymond Bachand est l’employé obéissant de personnes comme Robert Brown, Paul Tellier et Jacynthe Côté. Raymond Bachand est un garçon raisonnable. Il comprend que l’obéissance est payante et touchera une hausse substantielle de salaire lorsqu’il aura fini de jouer son rôle de ministre fictif, comme Jim Prentice a obtenu un beau poste à la CIBC après avoir facilité la vente d’Alcan à Rio Tinto en 2007.

Jason Kenny, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration dans le gouvernement de criminels de guerre au pouvoir à Ottawa, sait lui aussi obéir aux oligarques, dont il fera peut-être partie un jour s’il continue d’accumuler les titres d’employé du mois. Jason Kenny a ordonné l’extradition de Léon Mugesera, un Rwandais que quatre juges de la Cour fédérale et de la Cour fédérale d’appel ont déjà blanchi de tout soupçon. Il s’agit de plaire au gouvernement du Rwanda, pour qu’il continue de permettre à beaucoup de sociétés minières canadiennes de piller les immenses richesses de la République démocratique du Congo (RDC), sous la protection des brutes provenant du Rwanda qui violent et massacrent les populations locales.

Si l’extradition a lieu, le pauvre Léon, qui n’a rien d’un génocidaire, se retrouvera entre les griffes d’un vrai grand génocidaire. J’ai nommé l’exterminateur en chef Paul Kagame, bon ami de l’ancienne gouverneuse générale Michaëlle Jean et du reste de la classe politique canadienne, qui ferment systématiquement les yeux sur les crimes de masse de ce grand assassin, en dépit du faisceau convergent de preuves contre lui. 

Susan Thomson, un professeur de l’Université d’Ottawa, a été soumise de force aux méthodes de rééducation du Front patriotique rwandais (FPR), mais le récit de la brutalité et de l’oppression systématique dont elle a été témoin, récit envoyé à tous les parlementaires d’Ottawa, n’a jamais ému un seul d’entre eux, ni du reste les assassinats impunis de deux prêtres québécois, Claude Simard et Guy Pinard (malgré les preuves recueillies par un militaire canadien contre le FPR). Les pensionnaires du Parlement d’Ottawa sont tout aussi insensibles aux innombrables suppressions d’opposants et de journalistes dont les barbares à la solde de Kagame se sont encore rendus coupables récemment, avec la protection du cartel médiatique. Et je ne parle pas des assassinats de masse commis depuis le 1er octobre 1990 au Rwanda et en RDC.

Bof! Que vaut la vie d’un Africain, après tout? Jason Kenny est capable de ne pas avoir d’états d’âme lorsqu’il s’agit d’envoyer un innocent à l’abattoir, puisque sont en jeu les profits de ses maitres, notamment chez Adastra Mining, Banro, Barrick Gold, Emaxon, First Quantum Minerals et Heritage Oil & Gas. Toutes ces sociétés et beaucoup d’autres espèrent engranger encore des milliards de dollars en volant les Congolais comme la multinationale britannique Rio Tinto vole les Québécois.

La décision est d’autant plus facile à prendre pour le ministre Kenny que le cartel médiatique se charge de le blanchir en occultant la nature criminelle du régime de Kigali et en laissant entendre que Léon Mugesera mérite un procès. De faux moralisateurs très utiles à l’oligarchie oeuvrent au Devoir, journal auquel certains prêtent encore, par naïveté, une indépendance imaginaire, mais qui est depuis longtemps un repaire de propagandistes en tous genres, dont certains se spécialisent dans les récits à l’eau de rose donnant bonne apparence au régime du FPR.

La furie des Congolais et la détermination de l’Iran

Alors, d’où viendra le changement? Les oligarques sont-ils invulnérables? En Occident, ils le sont, car ils ont les mains sur tous les leviers du pouvoir: politiques, médiatiques, juridiques, financiers, policiers et militaires. Nous ne pourrons jamais amener le peuple québécois à se révolter dans les circonstances actuelles. Pour qu’un peuple se révolte, il doit avoir faim et souffrir. Les Québécois ne souffrent pas et ont le ventre plein. Les médias menteurs les maintiennent dans un univers fictif parallèle où l’inconscience est la norme. 

Pas de danger que les Québécois fassent comme les Congolais, qui sont descendus spontanément dans la rue le 6 décembre à Ottawa, après le vol de l’élection présidentielle par Joseph Kabila, marionnette de Paul Kagame. Ce déni de démocratie s’est fait avec la complicité du Canada et des autres États occidentaux au service de l’oligarchie, qui baigne dans l’immoralité la plus totale. Les Congolais souffrent. Ils sont beaucoup plus enragés contre Ottawa que le plus convaincu des indépendantistes québécois.

Prenant le contrepied des angéliques protecteurs néodémocrates de la radio et télévision d’État contre les méchants conservateurs, les Congolais ont commencé leur marche devant Radio-Canada, puissante machine à mentir de l’oligarchie. Quand on vient d’un pays martyr, on comprend l’ampleur de la désinformation et ses conséquences. Les Rwandais, les Serbes, les Afghans, les Irakiens, les Ivoiriens, les Libyens et les Syriens souffrent aussi et savent très bien ce qu’est la propagande de guerre de l’oligarchie. Les Québécois, repus, dorment d’un profond sommeil et gobent tout ce qu’on leur raconte.

Vous voulez voir ce que Radio-Canada ne vous a pas montré sur la manifestation des Congolais à Ottawa, de peur que germent en vous des idées subversives? Vous voulez voir des manifestants braver la police qui vient leur barrer la route pour les empêcher de crier leur colère légitime aux oreilles des valets du grand capital? Regardez à partir de 7 min. 30 sec., dans la vidéo ci-dessous, les Congolais se diriger vers l’ambassade de la RDC à Ottawa. 


Il faudrait plus de Congolais au Québec. Nous serions indépendants demain matin.

Malheureusement, les Congolais sont désarmés. Quand bien même tous les damnés de la terre descendraient dans la rue, l’oligarchie ne se gênera pas pour employer la force. Armée jusqu’aux dents, elle ira jusqu’à tirer dans le tas pour faire des exemples. En mars dernier, les Ivoiriens ont bien essayé de s’opposer par dizaines de milliers à mains nues aux bombes françaises, à Abidjan, mais ce qui devait arriver arriva: les bombes ont gagné. Alors, quel espoir avons-nous encore?

Je ne crois plus que des changements salutaires puissent se produire de manière pacifique dans le monde. Les pays qui refusent d’obéir à l’oligarchie sont notre principal espoir de faire reculer la tyrannie. Ce sont eux, et en particulier l’Iran, qui sont les plus susceptibles de changer la donne. Mammoud Ahmadinejad, un homme politique de grande envergure, qui apporte un message de paix partout où il va, mais qui connait le sens véritable de la dignité et de la résistance, vient de terminer une tournée en Amérique latine, où il a rencontré Hugo Chavez, Raul Castro et Rafael Correa. Comme il fallait s’y attendre, cette tournée a fait l’objet de commentaires cyniques, de sarcasmes et de mensonges dans les pays  occidentaux décadents et arrogants, notamment de la part de l’AFP

Mais l’Iran et les autres pays désobéissants n’ont pas l’intention de se laisser intimider et attaquer un par un. Les exemples de la Côte d’Ivoire et de la Libye leur ont suffi. L’OTAN n’aura plus le champ libre pour partir en piquenique avec ses avions d’attaque comme en Libye, où elle a massacré gaiement des dizaines de milliers de personnes. Cette fois, la Syrie et les pays qui sentent leur tour venir, dans la liste des États à anéantir, ont des alliés de taille: la Chine et la Russie. L’ambassadeur russe auprès de l'OTAN vient de déclarer qu'une attaque contre l'Iran constituerait une menace pour la sécurité de la Russie. Une flotte russe est amarrée à Tartous, en Syrie. La tâche sera nettement plus compliquée pour l’OTAN, et ses soldats seront nombreux à rentrer chez eux dans des sacs de plastique.

L’Iran a décidé même de forcer le jeu en poussant la désobéissance jusqu’à se moquer du système de Bretton Woods, source de l’inépuisable réserve de monnaie de singe des États-Unis, qui leur permet d’acheter tous les serviteurs qu’il leur faut. L’Iran se passera du dollar étasunien dans ses échanges commerciaux avec l’Inde et avec la Russie. La Chine et le Japon ont fait de même. Voilà des cas graves de désobéissance qui nuiront sérieusement aux résultats financiers de Wall Street s’ils font école. Le système mafieux est en train littéralement de s’effondrer, et Goldman Sachs doit appeler les fous furieux du Pentagone à la rescousse. Israël en profite pour les inciter encore davantage à mater ceux qui ne se prosternent pas devant le sionisme, au premier chef l’Iran.

Pays pacifique mais fier, l’Iran vient de voir un autre de ses scientifiques se faire assassiner, probablement par le Mossad ou la CIA. Évidemment, c’est le genre de comportement barbare qu’il est normal d’attendre des États-Unis, dont les soldats tortionnaires qui pissent sur les morts après avoir répandu la dévastation sont un symbole du pourrissement moral d’une civilisation occidentale devenue abjecte. L’Empire et ses psychopathes se croient tout permis et ont le droit divin de vie ou de mort sur tout être humain comme au temps où ils ont largué la bombe atomique sur des civils à Hiroshima et Nagasaki. 

Téhéran a averti les États-Unis de ne plus revenir dans le golfe Persique. Comme je l’écrivais le 31 décembre 2011, les Iraniens ont l’intention de bloquer le détroit d’Ormuz si les domestiques des capitales européennes se plient à l’injonction des États-Unis, dont ils sont devenus les otages financiers en raison de leur endettement. Nous serons fixés à ce sujet aux environs du 23 janvier, date à laquelle doivent se réunir les pays européens pour discuter de la question iranienne. Les États-Unis veulent que l’Europe cesse d’acheter du pétrole à l’Iran en invoquant le prétexte des armes nucléaires imaginaires, ce qui ressemble étrangement aux mensonges ayant précédé la guerre en Irak et a pour but d’affaiblir le client récalcitrant en l’étranglant économiquement. 

Obama a donc manifestement l’intention de lancer ses troupes à l’assaut, et l’Iran a les moyens de leur infliger de lourdes pertes et de maintenir le blocus assez longtemps pour causer de graves problèmes économiques et politiques en Europe. En fin de compte, les canons parleront et c'est sur une montagne de cadavres que le sort de l'humanité sera réglé, une fois de plus.

Néanmoins, à toute chose malheur est bon. La vie ne sera plus aussi rose. Comment les Québécois réagiront-ils lorsqu’on leur demandera de participer à l’effort de guerre? Bien sûr, on continuera de leur enfoncer des idées dans le crâne, mais les souffrances que leur imposera Harper au nom des pétrolières et de la tradition coloniale héritée de la monarchie britannique les rendront certainement moins réceptifs à la propagande. 

Il n’y a rien de réjouissant à envoyer sa jeunesse se faire tuer en grand nombre sur de lointains champs de bataille et à fabriquer des obus au lieu de soigner les malades ou d’instruire les enfants. Surtout si, malgré l’immanquable mascarade de la défense de la liberté et de la démocratie, le peuple se doute que la guerre a surtout pour but d’améliorer le bilan financer de Power Corporation ou de Suncor. L’occasion sera à la fois triste et belle pour que les indépendantistes québécois proposent à leurs compatriotes que le Québec parle en son nom dans le monde et tende la main aux autres peuples au lieu de participer à leur asservissement.

 
Commentaires  
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#7 | Merci Monsieur!

Ntumba » 25-01-2012 10:19

Je suis vraiment touché par votre article et particulièremen t sur les lignes qui parlent de la RDCongo mon pays d'origine. Vous ne croyez pas si bien dire monsieur, les congolais sont prêts à TOUT pour se débarraser des gouvernants fantoches que les multinationales nous imposent. Un homme, Cedrick Nianza s'est immolé immolé par le feu à l'annonce des résultats truqués par la CENI, la commission électorale. C'est une première au Congo et d'autres vont suivre et pas seulement au Congo mais dans toute la diaspora congolaise. Nous connaissons la souffrance parce que la moitié de nos revenus nets est envoyé à nos familles en Afrique pour les médicaments, la nourriture, le logement, les frais scolaires bref c'est nous qui faisons vivre nos familles totalement abandonnées par le régime de Kabila malgré toute la richesse que ce pays là possède. Il nous fait toujours plaisir de lire les vraies écritures en lieu et place des médias mensonges.

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#6 | RE: D'où viendra le changement?

Raphael Ruzindana » 16-01-2012 00:39

«Pour qu’un peuple se révolte, il doit avoir faim et souffrir»
Cette phrase, à mon point de vue d'occidental en peau d'africain, répond à la question que vous posez. Autrement dit, le changement ne pourra jamais venir aussi longtemps que les oligarques ne nous affamerons pas et ne nous ferons pas souffrir. Et Dieu sait combien ils le savent trop. Par contre, en mon âme et conscience d'africain, cela ne suffit pas. L'africain affamé et souffrant ne se révolte pas plus. En plus de ces deux ingrédients, il lui faut le courage d'un asiatique qui a vaincu la crainte de la mort et la sérénité d'un amérindien pour qui mourir pour une bonne cause est la plus grande victoire que l'on puisse jamais avoir. Les oligarques le savent ainsi que leurs cartels médiatiques et j'ajoute aussi leurs cartels universitaires qui travestit la science en «schience« au service du pouvoir militaro-financier.
Merci de nous éclairer.

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#5 | RE: D'où viendra le changement?

Marc-André Lepage » 15-01-2012 18:35

Le changement viendra du bas, et oui encore une fois d'en bas, Mais pour réusir a vaincre ou simplement faire vribé les oligarque au québec, ils faudra se donner une constitution écrite par le peuple pour leur faire peur, Rien d'autre ne les éffrais que ca ! C'est la seule solution pour les contrés

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#4 | Vers la fin avant une renaissance!

Roger Audet » 15-01-2012 18:20

L'humain perd sa place à chaque instant face à la mondialisation. L'homme est trop petit pour comprendre l'infinité du monde actuel et ses milliers de paramètres. Il consomme car c'est sa motivation de vivre.
Changement?
L'effondrement quasi certain de la mondialisation, et des guerres qui s'en suivent.
Ou une catastrophe naturelle, voire même un météorite.

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#3 | RE: D'où viendra le changement?

broquet » 15-01-2012 14:12

Qu'est ce qui vous permet d'être aussi affirmatif sur le résultat des élections congolaises ? Peronne n'en sait rien ! Nous avons des témoignages qui montrent qu'une bonne partie du pays était même inateignable; listes électorales, émargements, décomptes des bulletins relevaient de la plus haute fantaisie. Et les pancartes brandies par des Congolais ne changent rien, ni aux rapports de force, ni à la morale.
Pour nous qui travaillons au quotidien avec l'Afrique dans le cadre du Partenariat Eurafricain nous coànstatons que chaque jour qui passe les Africains récusent un peu plus les anlyses des bons apôtres de la démocratie occidentale. Oui il y a un retour de l'Afrique à ses racines et coyez moi, M. Desgagné, elles ne sont pas progessouillard e mais bel et bien réactionnaires. Presque trop !

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#2 | RE: D'où viendra le changement?

Sylvain Rocheleau » 15-01-2012 10:49

Salut Bernard,
J'ai lu ton texte avec beaucoup d'intérêt. Le corporatisme des médias au service des intérêts des oligarchies qui nous dirigent est un sujet rarement abordé. Et pourtant, c'est un des vecteurs les plus importants qui définit nos société.

Toutefois, je me demande s'il n'y a pas un danger à donner plus de vertue qu'ils n'en méritent à ceux qui s'opposent au pouvoir oligarchique. J'ai eu du mal avec certains passage de ton texte concernant les chefs de gouvernements qui résistent. Mammoud Ahmadinejad, apporte-t-il vraiment "un message de paix partout où il va"? Peux-tu nous donner des sources vers des liens qui appuieraient ces dires? Chavez tient merveilleusemen t tête aux U.S., mais en même temps n'est-il pas vrai qu'il se comporte comme un dictateur dans son pays?

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#1 | Militant du RIN et du RRQ.

Rhéal Mathieu » 15-01-2012 09:38

Magistral.

Voilà qui parle vrai. L'heure approche ou tout le monde va devoir prendre position. Pour ou contre la guerre impérialiste ? Pour ou contre le contrôle des pétrolières sur nos vie ? Pour ou contre le pillage de nos ressources ? Pour ou contre les marionettes locales Charest et Herper ? Pour ou contre l'assimilation, la minorisation, la disparition ?

Et finalement, pour ou contre la lutte de libération nationale ?

Vivre libre ou mourir, c'est hélas le seul choix qu'il nous reste.

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