Quand le Parti libéral a introduit l’enseignement de l’anglais en première année du primaire, j’avais écrit que ce ne serait pas encore assez pour ces apprentis-sorciers. Déjà, c’étaient eux qui avaient imposé l’enseignement obligatoire de l’anglais au cégep. Et maintenant, c’est le programme d’immersion en sixième année du primaire. Quand on sait que les libéraux, depuis la promulgation de la loi 101, n’ont jamais posé un seul geste en faveur du français toutes les années où ils étaient au pouvoir, on peut se demander s’ils ne sont pas simplement en train de mettre en œuvre la politique de minorisation et d’assimilation de Lord Durham, célèbre plénipotentiaire britannique envoyé au Bas-Canada pour régler le problème canadien-français au sein de l’empire britannique.
Le 7 janvier prochain, j’irai sous la bannière du RRQ à la manif convoquée au centre Bell. Il y a longtemps que la famille Molson doit nous rendre des comptes à nous Québécois. Comme grande famille capitaliste, ce qu’ils ont de plus que les Bronfman et les Desmarais, c’est qu’ils ont déjà eu le bonheur de nous tirer dessus à l’époque de la révolte des Patriotes. Aujourd’hui, on les croirait revenus de leur fanatisme, ils font affaire avec le Fonds de Solidarité de la FTQ et c’est Pierre Gauthier leur bilingue de service qui fait les mauvais coups à leur place. À première vue, les Molson ne sont nullement responsables de l’à-plat-ventrisme des bilingues de mes deux qui anglicisent non seulement le club de hockey Canadien mais également toutes les nouvelles et futures générations de Montréalais. Leurs laquais francophones licheux de blauques comme au bon vieux temps du foreman bilingue méritent autrement des milliers de pieds au cul et des crachats dans la face si possible, malgré tout, je suis d’avis que tout le clan Molson doit enfin au bout de siècles de mensonge connaître lui aussi l’heure de vérité. Ils doit savoir que le bon vieux temps du mouton canadien-français, tondu, plumé, soumis, exploité, c’est fini.
Il y a quelques jours, Stephen Harper se félicitait de la mort de Mouammar Kadhafi, le guide de la révolution libyenne. De son côté, le Président du Venezuela Hugo Chavez saluait l’anti-impérialiste et anti-sioniste par excellence que fut Kadhafi en le qualifiant de martyr. Dans nos pages à nous, Serge Truffault du Devoir le traitait de chien fou. Ce que je sais, moi c’est qu’il est mort assassiné d’une balle dans la tête et que son fils Mouatassim a été exécuté d’une balle dans la nuque. Plus tôt cet été, un autre de ses fils Khamis avait été tué par une frappe de l’OTAN avec trois des petits-enfants de Mouammar Khadafi. Voilà une mort qui parle beaucoup et qui parlera longtemps, très longtemps.
Tiens, tiens, abolir les Cégeps. Cette fois François Legault se dépasse. Il ressemble de plus en plus à un clown magicien qui n’arrive plus qu’à sortir des lapins morts d’un chapeau de sorcière. Son idée de rétribuer les enseignants au mérite de leurs élèves reflétait déjà trop cette manie des hommes d’affaires de croire que les gens ne carburent qu’à l’argent. Maintenant, comme Elvis Gratton, il est bien prêt d’annoncer que tout ce qui ne rapporte pas doit être aboli. Le milieu qu’il représente n’en a que pour la rationalisation, la privatisation et la sous-traitance, trois recettes qui ne conduisent qu’à la médiocrité comme l’a prouvé l’exemple de Bell Téléphone, une entreprise de grande renommée qui est devenue aujourd’hui l’entreprise la plus détestée par la façon dont elle traite ses employés et les consommateurs.
Il y a avait hier le lancement du livre de Pierre Schneider. « La trahison comme mode de mort. » Écrit sur le mode poétique, il dénonce toutefois avec indignation le passage facile de nos élites politiques dans le camp des exploiteurs du peuple québécois. Lucien Bouchard et André Boisclair devenus des salariés des pétrolières exploiteuses du gaz de schiste, imaginez si Michel Chartrand, René Lévesque, Pauline Julien, Pierre Farlardeau ne doivent pas se retourner dans leur tombe.
Mais il y a trahison et trahison, dans le cas de Bouchard et Boisclair, le mercenariat est si évident qu’il nous rend presque service. Au moins, ces deux là sont si discrédités qu’ils ne pourront plus prétendre diriger un parti souverainiste. Politiquement, ils sont morts et dieu merci, on peut dire : bon débarras!