Le gouvernement Charest vient de cracher sur la démocratie. Pire, il la piétine comme rarement elle le fut dans l’histoire du Québec. S’il y a une chose à retenir de la Loi spéciale que le gouvernement Charest s’apprête à décréter à la hâte comme un bandit qui nous dépossède d’un de nos biens les plus précieux, c’est qu’aux yeux de ce gouvernement, la démocratie étudiante ne vaut rien. Et l’individualisme consumériste vaut tout.
J’admire la lutte des étudiants. D’ailleurs, j’espère qu’elle sera victorieuse, que l’on reviendra au gel des frais de scolarité et qu’il s’agira d’un premier pas vers la gratuité scolaire. La hausse doit être bloquée, c’est clair. Toutefois, au-delà de la hausse ou du financement de l’éducation, quelque chose doit être discutée présentement qui l’est trop peu, tant chez les étudiants que chez ceux qui les appuient : l’avenir du Québec et de son modèle social-démocrate.
Depuis que le printemps québécois a pris son envol, paradoxalement les Québécois ne semblent plus se soucier du fait que leur avenir se joue aussi beaucoup à Ottawa et de leurs impôts qu’ils y envoient… Sans doute est-ce un peu normal en raison de l’ampleur de la crise étudiante et de la colère générale contre le gouvernement Charest, mais c’est tout de même très inquiétant.
Samedi dernier, après les émeutes de la veille et dans le climat de répression policière généralisée envers les étudiants au Québec, la tension était palpable lors de la manifestation contre le Plan Nord organisée par le Réseau de Résistance du Québécois et ses alliés d’InnuPower. D’ailleurs, les forces de l’ordre n’ont pas hésité à provoquer les choses, repoussant une foule pacifique qui, semble-t-il, faisait trop de bruit…
Pendant que le gouvernement de Jean Charest crache à la gueule de notre jeunesse, on s’apprête également à donner nos ressources naturelles aux entreprises étrangères et à nous faire perdre le Nord. Ça ne doit pas passer, il faut se mobiliser