Chroniques de Patrick Bourgeois

Vendredi, 17 février 2012 | 
Écrit par Patrick Bourgeois   

Avec le plan Nord et toutes les conneries du même acabit, le Québec est en train de se faire passer tout un sapin.  On en a encore eu la confirmation dans Le Devoir de ce matin dans lequel se trouve un article rapportant les propos de l’ancienne ministre péquiste, Rita Dionne-Marsolais.

Ce qu’a dit cette dernière n’est en rien surprenant.   Elle confirme tout simplement ce que nous savons déjà tous (enfin ceux qui sont de bonne foi), et c’est-à-dire que la bande des libéraux savait très exactement ce que valaient les ressources en gaz et en pétrole qui se trouvent au Québec au moment où ils ont forcé l’abandon du programme pétrolier et gazier chez Hydro-Québec ;  pour mieux donner les droits d’exploitation à des compagnies étrangères, voire amies du régime.  Il faut dire que Charest, entre deux couchers chez l'oncle Paul, n’a pas dû trop trop s’obstiner longtemps avec les faiseux de la direction d’Hydro-Québec avant de les convaincre de la pertinence de son point de vue.  Thierry Vandal, le grand gourou de la boîte, est un ancien du Parti libéral du Québec, un ancien dirigeant de la commission politique de ce parti.  C’beau monde s’entend toujours comme autant de larrons en foire !

Ça fait que dans le dossier des ressources naturelles, les Québécois sont vraiment les dindons de la farce ;  encore une fois oserais-je ajouter.  Les oligarques-maîtres du monde aux dents longues lorgnent du côté de notre nord.  Ils désirent piller nos ressources pour s’en mettre toujours plus dans les poches.  Faut dire que c’est l’temps d’en profiter.  À Québec, on retrouve qu’une bande de roquets serviles qui ne barreront jamais la route aux pilleurs (en fait, ils vont plutôt leur construire la route les conduisant dans le nord, à nos frais bien sûr).  Mais seront peut-être plus là pour très longtemps.  Alors, c’est la course avant qu’y décrissent !  Des milliards en ressources qui quitteront le pays de ce fait, et nous les tatas qui seront là pour ramasser les miettes, si miettes il y a.

Quand on dit que le colonialisme laisse de profondes séquelles dans la psyché des peuples qui en ont souffert, on en a un bon exemple avec le Québec.  Depuis que le plan Nord laisse croire aux gens d’affaires qu’ils pourront eux aussi amasser quelques deniers, c’est l’envie et la jalousie qui nous frappent, mais toujours en pensant petit ;  ben petit, pis en nous chicanant entre nous au lieu de botter le cul de ceux qui nous volent.  Les z’affairistes du Bas-du-Fleuve grognent contre la Côte-Nord qui devrait profiter plus qu’eux des retombées du plan Nord.  Pis les Gaspésiens qui mémèrent parce qu’ils sont encore une fois laissés pour compte.  Pis c’pas mieux d’l’autre bord du fleuve.  Les twits de Baie-Comeau gueulent contre les Sept-Îliens qui ont un port en eaux profondes et qui sont dès lors mieux placés pour sortir les ressources du pays.  Eux autres aussi, à B-C, ils veulent un quai en eaux profondes, bon !  S’rendent pas compte que les crosseurs à cravate construiront plutôt leurs quais dans le grand nord, question de sortir les ressources par le bout du Québec où y’a pârsonne pour les faire chier. 

Comme une bande de dindons de la farce qui sont, ils se chicanent seulement pour les miettes qui tombent de la table des maîtres ;  s’comportent comme de vrais colonisés qui n’osent jamais affronter le maître des lieux.  « Alouette, gentille alouette » dirait de tout ça kekun qu’on a mauditement aimé. 

Aïe les ti-gars pis les tites-filles, ce sont nos ressources qui s’apprêtent à aller enrichir les oligarques du monde.  NOS ressources, pas les leurs !  Pas question de se contenter que des miettes, maudit bordel !

Pour faire front contre ce pillage colonial en règle, va falloir avoir des couilles pis du courage.  Dans ce dossier, le Québec doit se frotter aux plus puissants du monde.  Dans ce combat, ce ne sont pas seulement les Québécois fiers contre les Québécois serviles à Charest.  Non pas.  On parle plutôt des Québécois contre les maîtres du monde.  C’pas rien !  Pis c’t’épeurant.

Ça fait que pour avoir du succès, va falloir s’trouver des alliés.  Les Amérindiens en premier lieu, les premiers occupants de ces territoires, les premiers à s’faire fourrer royalement, donc. Faut s’serrer les coudes pis s’battre.  Tous ensemble.  Ça fait longtemps que les Amérindiens pis les Québécois ne se sont pas retrouver du même côté de la barricade.  En voilà une belle occasion !  Pis on n’a pas le droit d’la manquer !

Mais va falloir aussi se trouver des appuis à l’international.  Nous ne sommes après tout pas les seuls à nous retrouver dans la mire des pilleurs et des salopeurs de monde.  Les Africains aussi sont dans une situation similaire.  Les Congolais notamment.  Par conséquent, y peuvent juste pas demeurer sourds face à nos revendications les plus légitimes.  On doit pouvoir s’entraider contre les colonialistes. On y est obligés ! Les peuples en lutte européens aussi doivent pouvoir nous comprendre.  Comme les grandes organisations environnementalistes. 

Bref, le Québec doit se trouver des alliés pis ça presse !  Il est minuit moins une.

Pour commencer, on pourrait tous ensemble aller faire un ti-tour par là-bas, question de faire connaître nos revendications les plus légitimes :

http://www.ccmm.qc.ca/fr/lachambre-plan_nord_ressources_naturelles?utm_campaign=ressourcesNaturelles0412&utm_medium=papier&utm_source=flyers

Et à l’attaque !


 

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