Chroniques de Patrick Bourgeois

Vendredi, 03 février 2012 | 
Écrit par Patrick Bourgeois   

Maintenant que le chicage de guenilles au PQ semble s’être calmé un peu, on peut enfin parler d’autre chose.  Et cette semaine, j’ai le goût de parler d’un hurluberlu de première, un type qui se disait être, il n’y a pas si longtemps, un fervent partisan du Bloc, mais qui crachait quand même abondamment sur le PQ ;  un ancien de l’État du Québec qui se permet aujourd’hui de vomir sur la loi 101.  Vous l’aurez deviné, je fais référence à ce ti-clin qui aime bien dormir dans des cercueils et faire des excès de vitesse dangereux sur les routes du Québec, et j’ai nommé le maire d’Huntingdon :  sa petitesse Stéphane Gendron lui-même.

La nouvelle trouvaille de l’hurluberlu ?

Afin d’attirer des immigrants dans sa localité, de façon à favoriser la relance de l’économie locale, ce qui est une bonne chose en soi, celui-ci croit qu’il peut agir en promouvant ce multiculturalisme exacerbé et extrémiste qui nous pue tant au nez, et en alimentant cet odieux racisme inverti qui frappe si durement le Québec (je me permets ainsi de reprendre à mon compte une formule chère à Claude Jasmin).  Plus concrètement, le petit maire à deux balles soutient qu’il doit construire des mosquées aux musulmans pour qu’ils soient heureux, chez nous, et, pire encore, qu’il est impératif d’accueillir les immigrants dans la langue de Shakespeare ; enfin si l’on veut qu’ils daignent vivre parmi nous.  De ce fait, il envoie un signal selon lequel nul besoin il y a de vivre en français dans cette cité-dortoir du grand Mourial. Ce type ne semble par conséquent pas comprendre que les immigrants qui vivent au Québec sont appelés à devenir des Québécois comme les autres, mais que pour y parvenir, ils doivent d’abord et avant tout accepter de s’intégrer au Nous. Mission en laquelle nous devons les aider.  Et certainement pas les encourager à poursuivre dans le sens contraire, en demeurant de ce fait un Autre qui vivra toujours à la périphérie de la Cité.

Dans les faits, ce que propose Stéphane Gendron est de la même engeance que les recommandations du fou à Boisvenu ; c’est-à-dire violer la loi pour atteindre des objectifs personnels (la vengeance dans un cas) ou politiques (redorer un blason en favorisant l’économie locale dans l’autre).  Tout le monde en a convenu cette semaine, le sénateur redneck a tenu des propos criminels en souhaitant et proposant le suicide des assassins. Le maire Gendron n’a pas agi autrement lorsqu’il a recommandé que l’on viole la loi 101 afin de permettre aux immigrants de vivre en anglais au Québec.  Les thèmes ne sont évidemment pas de même nature, mais les deux bonshommes sont des partisans de l’illégalité, ça, c’est clair.

D’ailleurs, le maire Gendron a très clairement mis au défi les agents de l’office de la langue française en leur lançant par la tête que la loi 101 ne s’appliquait pas dans son Far West de pacotille, là où les bouffons sont rois, et que ceuzes-là ne pourraient pas l’empêcher d’agir à sa guise.  Dans sa noix de coco, Gendron est plus fort que tout le monde, plus fort que l’État du Québec (le plus grand parmi nous aimait à répéter René Lévesque), et plus fort que le peuple québécois lui-même.  Va falloir lui faire avaler ses propos à celui-là !

En 2012, et depuis plusieurs années (merci au PQ laxiste en passant), le français est battu en brèche au Québec.  Depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux au parrain Charest, c’est encore pire.  Le gouvernement du Québec a coupé dans les programmes de francisation des immigrants, il a par la suite haussé les quotas en immigration, il a imposé l’enseignement de l’anglais dès la première année du primaire (la prochaine étape, ce sera quoi ?  Dès le CPE ? La pouponnière ? Le stade utérin ?) et se propose de forcer tous les élèves du Québec à réaliser la moitié de leur sixième année du primaire all in english siouplaît !  Résultat :  le pourcentage des locuteurs francophones ne cesse de diminuer au Québec.  Faut faire ketchose ! Et certainement pas cracher sur l’OQLF comme le fait ce babouin qui roule à dos de Mustang.

Alors quoi !?

Ben moé, j’ai pour mon dire que si le maire veut jouer sans suivre les règles, hé bien, il faut lui faire comprendre que ce petit jeu se joue aussi à deux.  Dès lors, les militants désireux de faire ketchose pour le français en se frottant à ce maire qui perd régulièrement son permis de conduire pour cause d’excès de vitesse irresponsables peuvent agir plus durement qu’ils ne le feraient ailleurs, là où la loi veut encore dire quelque chose.  Gendron met au défi l’OQLF de l’empêcher d’agir comme bon lui semble, chez lui, dans son petit royaume.  Très bien.  Message reçu ! Mais du moment où il viole la loi, s’en vantant même, et qu’il marche autant sur notre langue que sur notre identité, ce ne sont plus les représentants de l’État qu’il se doit de trouver sur son chemin.  Mais les patriotes les plus endurcis. 

En tout cas, moi à sa place, je réfléchirais à ça deux minutes. 

Sur ce, bonne chance, mon Stef !

 
Commentaires  
0 +−

#1 | Gendron le cochon

pierre c tremblay » 04-02-2012 14:12

Le maire gendron est malheureusement un petit maire comme celui de Saguenay ou de Hérouxville, ou d'ailleurs.

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