Cette semaine, un journaliste de Québecor m'a contacté pour recueillir mes propos sur la crise sociale que traverse le Québec. Mais il n'a pu accomplir librement son travail. Voici le message qu'il m'a fait parvenir:
"Je suis désolé, je ne pourrai pas passer le débat que je t'ai proposé, mon boss m'a interdit de publier une entrevue avec toi. Je ne sais pas ce qui s'est passé entre toi et les hautes instances de Québecor mais on m'a formellement interdit de publier l'entrevue. J'en suis fort désolé, je n'y suis pour rien."
Voici le compte rendu de l'entrevue (les questions m'avaient été transmises par courriel). À vous de juger...
L'insurrection est l'action de s'insurger.
C'est un soulèvement,
une révolte d'un groupe ou d'une population (les insurgés),
contre un pouvoir établi ou une autorité.
L’Organisation des Nations Unies affirme sans ambages que le jour où un régime politique travaille contre le peuple, il est du devoir de ce dernier de se révolter et de combattre fermement et avec détermination cedit régime. Au Québec, en 2012, nous avons franchi la limite du tolérable, les bornes ont depuis trop longtemps été dépassées. Le système a, chez nous, et comme il arrive souvent ailleurs dans le monde, complètement perdu la tête. Il est fou, exploiteur, violent. Violent contre nous, nous le peuple québécois.
Le 21 avril prochain, au Palais des congrès de Montréal, des requins voraces sont conviés par Jean Charest pour participer à une foire destinée à se partager entre eux les crasseux bénéfices du Plan Nord. Les tizamis à Charest y accourront avec grand plaisir, car ils seront à peu près les seuls – ainsi que les compagnies étrangères bien sûr – à profiter du foutu Plan Nord. Mais le Réseau y sera également…pour les affronter et combattre le pillage en règle que les oligarques du monde préparent en catimini ! InnuPower sera également de la partie!
Quiconque vous dira qu’un acte de résistance, fut-il le fait de 10 hommes, ces 10 hommes fussent-ils armés de pierres, quiconque vous dira qu’un tel acte était prématuré, ou dangereux, celui-là mérite le mépris et les crachats. Car je vous le dis : un jour, quelque part, il faut bien que quelqu’un commence, et le premier acte de résistance sera toujours prématuré et dangereux.
- James Fintan Lalor, patriote irlandais
Un certain matin de mars, je suis arrivé aux Éditions Trois-Pistoles et VLB m’y attendait, sourire au coin des lèvres. Il avait un truc à me faire lire ; un communiqué qu’il se proposait d’émettre dans la journée même. Il semblait pas mal content de son affaire.