La politique au Québec est très régulièrement désespérante, mais nul ne pourra prétendre qu’elle est inintéressante. De saison en saison, les actes les plus grotesques se bousculent les uns les autres, offrant une compétition digne de ce nom aux télé-séries les plus guimauves qu’on projette au petit écran, au plus grand plaisir de ces Québécois jamais en manque de distractions.
Il y a quelques jours de cela, je me suis chicané avec un cacique péquiste sur Facebook (Ben oui, il m’arrive encore de laisser la moutarde me monter au nez sur les réseaux sociaux, mais m’a finir par apprendre et arrêter complètement, promis juré.). L’objet de la dispute : P-6. Selon le péquiste, il serait impératif de respecter les lois et règlements, et tous, car il faut bien demeurer attaché (les deux mains dans le dos s’il le faut) à la primauté du droit. Faire fi de cela nous pousserait inexorablement vers une renaissance des temps moyenâgeux. Rien de moins!
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le citoyen n’a pas assez de yeux tout le tour de la tête par les temps qui courent pour surveiller tous les sapins que les serviteurs de l’oligarchie tentent de lui passer juste là, sous son nez, à son grand détriment et de celui de la caisse de l’État. Des contrats d’asphalte aux affaires de prête-noms, les cas de fraude pullulent et empoisonnent notre démocratie. Et ils déboulent à la commission Charbonneau comme une avalanche frappant tout sur son passage. Même s’il ne s’agit- là, après tout, que de la pointe de l’iceberg, on n’est pas assez con pour ne pas le saisir.
Le Québec est décidément une terre étrange où l’on a bien de la difficulté à nommer un chat pour ce qu’il est, c’est-à-dire un simple chat, où l’on retrouve des experts en matière de vente de vessies qu’on fait passer pour des lanternes. Et le Parti québécois est certainement le roi des animaux au cœur de ce royaume fumiste. Le simple fait qu’il n’ose dire que sa gouvernance souverainiste n’est rien d’autre qu’une simple stratégie de repli autonomiste en dit long sur la peur que l’on a, en ce parti, de nommer clairement les choses.
Voici un article que je publiais dans le
journal Le Québécois il y a quelques années de cela déjà. Mais considérant la façon dont les
astres se placent ces jours-ci, je crois qu'il est intéressant de donner un
rayonnement nouveau à ces informations.
Bonne lecture!
Aux yeux de plusieurs, l’actuel ministre de la Santé du Québec est le dauphin tout désigné à un Jean Charest qui ne parvient pas, quoi qu’il fasse, à redresser son taux de popularité. Pour ceux-ci, les qualités intellectuelles de Philippe Couillard, le charisme relatif de ce néophyte en politique et surtout, le fait qu’il soit considéré par les Québécois comme le meilleur ministre du cabinet Charest les motivent à espérer le voir devenir bientôt chef du parti libéral du Québec, et premier ministre du Québec par le fait même. Mais ces mêmes disciples du neurochirurgien de Sherbrooke connaissent-t-ils vraiment le poulain sur lequel ils s’apprêtent à miser ?