Chroniques de Carlo Mosti

Mardi, 16 avril 2013 | 
Écrit par Carlo Mosti   

Je voudrais vous reparlez d’un sujet qui touche le Québec depuis longtemps et qui a des ramifications insidieuses dans la politique nationale de ce pays, parce que tant que le problème ne sera pas affronté par le peuple, il perdurera. La corruption et la collusion qui se sont infiltrées depuis des décennies partout dans les municipalités ne touchent pas seulement la construction, il va sans dire. Cette façon d’agir est généralisée dans plusieurs domaines qui touchent la vie quotidienne des citoyens, ces derniers subissant souvent les conséquences de ces diverses magouilles sans pouvoir vraiment affronter les responsables à armes égales. Le plus inquiétant dans tout ça, c’est qu’avec les années et l’enracinement profond de ces tactiques malhonnêtes contre le peuple, les truands qui en sont les auteurs ont réussi à acheter littéralement les seuls outils que les citoyens avaient pour se défendre. Je pense notamment aux médias, qui sont devenus, à toute fin pratique, des outils de propagande. On peut constater ça à tous les paliers gouvernementaux : fédéral, provincial et municipal. 

Certainement, cela a engendré, au grand dam de nos élites qui exploitent depuis des années notre soumission, un cynisme face à ce qui semble être une réalité fatalement incontrôlable. À force de se faire dire que nous ne sommes que des pions, on a fini par le croire. On a enfermé le peuple québécois dans des cages à perruches, comme si nous ne savions pas voler, alors que nous sommes des faucons. La force de la peur a toujours été très efficace, surtout si on a le bras de la justice et de la police à notre service. Les citoyens sont devenus méfiants des politiciens, des entreprises, des avocats, des polices, de l’armée, des médias, des aliments, des médicaments, de tout en fait. C’est la psychose la plus totale, une paranoïa nationale, alimentée par internet et la télé. Des fois par la vérité, mais souvent par une multitude de foutaises mêlées à tout ça pour nous rendre fous.

Heureusement, il y a du monde lucide encore qui fait la part des choses, qui résiste, qui n’a pas encore lancé la serviette, qui a décidé de ne pas se mettre à genoux. Je les félicite et je les encourage à continuer le combat. Personnellement, je milite au Réseau de Résistance du Québécois, une organisation résolument indépendantiste, mais aussi résolument révolutionnaire, parce que si Bourgault disait qu’il ne voulait pas une province pas comme les autres, mais un pays comme les autres, je pense qu’il faut aller plus loin dans le contexte mondial actuel et dire, nous voulons un pays premièrement, mais un pays PAS comme les autres. Mais une révolution à l’échelle canadienne, c’est dur, c’est long, et cela n’est pas tout à fait un mandat que l’on peut entreprendre si l’on n’a pas un pays indépendant qui est représenté au concert des nations. Nous n’avons même pas encore le courage de se donner un pays au Québec justement, de créer un monde différent dans notre propre territoire, parce que la commande semble être insurmontable, parce que nous avons des partis de pleutres qui n’ont pas le charisme, l’intégrité et le courage de nous amener vers ce but. Alors nous avons compris que la guerre des tranchées, ça commencerait en bas de l’échelle, dans nos régions, dans nos municipalités. Nous avons conclu à un certain moment qu’il fallait commencer à changer ville par ville pour y arriver, parce que la collusion avec les artisans de ce système, complètement pourri de l’intérieur, ça commence en bas de l’échelle. Faut couper les bras et les jambes du monstre qui entretient le contrôle du peuple et remonter jusqu’au cœur et sa tête. Si nous sommes désavantagés face au dragon en haut de la montagne, nous sommes encore capables de récolter des victoires dans les municipalités.

Et c’est ce que le RRQ est allé faire, amener le combat de l’indépendance à travers les enjeux quotidiens des municipalités, parce que chaque pouvoir que le citoyen récupère dans son patelin devient une arme de plus pour s’attaquer à plus grand, parce que le but c’est de ne pas être seuls, mais unis contre un ennemi drôlement puissant et bien implanté. C’était notre but lorsqu’on s’est présenté une première fois à Mascouche, nous ne sommes pas allés faire une action seuls, nous sommes allés donner du courage aux citoyens pour continuer ce qu’ils avaient commencé, nous sommes allés leur dire qu’ils n’étaient plus seuls, nous les avions entendus et nous étions avec eux. Cela a engendré d’autres présences de notre part, ailleurs dans d’autres municipalités. Nous avons souvent été interpellés par les citoyens mêmes pour aller les encourager, comme à Laval ou encore à Ste-Julienne. 

Je veux aujourd’hui souligner un exemple de collaboration que nous avons eu avec l’avocate Me Danielle Bédard, dans le cadre de nos visites aux assemblées municipales de Ste-Julienne, où ils nous a été permis de constater les frasques antidémocratiques du maire Marcel Jetté, et la collusion qu’il semble entretenir avec certains entrepreneurs et avec les médias. Notamment, pour ce qui est des médias, avec l’Express Montcalm de St-Lin-des-Laurentides, dont le journaliste Jean Joubert, malgré des réprimandes et sanctions contre ses agissements entachant son travail journalistique qu’il se doit de faire, reste intraitable et continue sa propagande pro-Jetté, et surtout, observe l’omerta face aux dénonciations de la population. Il n’est qu’un exemple patent d’une pratique répandue dans plusieurs municipalités, et il est temps que plusieurs prennent leur courage à deux mains et dénoncent, comme Me Danielle Bédard s’est engagée à le faire, bien malgré elle, parce que le devoir de justice l’a interpellé et qu’elle ne pouvait plus fermer ni les yeux, ni la bouche. Faut dire que si le contrôle médiatique au niveau national converge principalement entre Quebecor et Gesca, les journaux locaux, eux, sont pour la plupart détenus par Transcontinental. À titre d’information, la présidente du conseil d’administration de Transcontinental est Isabelle Marcoux, qui doit souvent avoir l’occasion de s’entretenir avec les dirigeants de Gesca, étant donné qu’elle siège aussi sur le CA de Power Corporation et de la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain, donc avec toute la clique des bien-pensants qui savent comment entretenir les idées qui favorisent les investisseurs, les banques et le système colonialiste canadien.

Je vous laisse sur une vidéo récente de Me Danielle Bédard, décriant l’intimidation, la discrimination qu’elle subit et qui est vécue par d’autres personnes, qui, comme elle, se lèvent debout contre la corruption et la collusion dans leur municipalité.

Vidéo de Me Danielle Bédard

 

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