Il y a eu plusieurs nouvelles dans le monde de la politicaillerie québécoise. Pierre-Luc Bégin nous a pondu un excellent article hier, qui fait une synthèse assez juste du dégoût que l'on éprouve régulièrement devant ces nouvelles assez pitoyables. Mais qu'est-ce qui se passe dans la tête des Québécois d'aujourd'hui? Il n'y a aucune révolte, aucune émotion palpable parmi les citoyens... Y a-t-il encore de la vie sur cette terre? C'est vraiment insoutenable cette lassitude, ce cynisme, cette agonie collective. Il y a vraiment une couple de claques sur la yeule qui se perdent. Vous savez, on nous a accusé d'être des terroristes à plusieurs reprises. Je peux vous dire que nous sommes vraiment une frange très pacifique de ce qui pourrait vraisemblablement arriver, si cet état lamentable dans lequel les Québécois sont plongés devait se poursuivre encore plusieurs années. On ne peut pas écraser un peuple indéfiniment sans que ça n'explose un jour, et de façon violente. Non ce n'est pas le RRQ qui sera le déclencheur, nous en sommes encore à la désobéissance civile, et nous y resterons. Cependant, comme on dit, ce sont les plus tranquilles qui sont les plus dangereux. Il faut à tout prix brasser la cage cette année pour bousculer l'élite politique et les mettre au pied du mur. Ce n'est pas normal qu'ils se promènent confortablement au Québec, sans aucune gêne, en crachant effrontément au visage des Québécois, sans qu'il n'y ait de répercussion aucune.
Aujourd'hui, je cède la place de ma chronique pour publier le texte d'un militant du RRQ - Montréal, Luc St-Aubin
Il y a 6 mois de cela, une barrière a été clairement définie, encore une fois, entre le Québec et le Canada. On nous a enfoncé dans la gorge un nouveau Canada, un Canada Conservateur, on se battait déjà contre toutes les tentatives d'assimilation du Canada anglais, mais là on passe à un niveau supérieur et en accéléré, nous revenons en arrière. Pendant la dernière élection, notre cher grand « prime ministre » a déclaré « qu'un gouvernement conservateur majoritaire mettrait fin à la vague souverainiste qui règne au Québec! » Rien d’étonant compte tenu de son passé glorieux au national Citizen' s Coalition qui voulait éradiquer le Français au Québec. Tout ce qu'il fait est une suite logique de sa démarche d'assimilation du Québec.
La corruption qui a longtemps mené au cynisme populaire est en train de réveiller la révolte patriote en nous!
Cette fin de semaine, j'ai eu l'occasion d'aller au premier colloque de
la Ligue d'Action Civique qui se tenait à l'Université de Montréal au
campus de Laval. Comme plusieurs le savent, le RRQ s'est présenté à deux
assemblées des conseils municipaux pour dénoncer la corruption et
démontrer aux citoyens qu'il est possible de se tenir debout devant les
crapules qui manipulent le système à leur avantage. Notre coordonnateur
de Lanaudière, Carl Contant, a ouvert ce bal à Mascouche et à
Ste-Julienne, ce qui a
suscité l'intérêt de plusieurs personnes chez les opposants à la
corruption, tel Frédéric Lapointe, président de la LDAC, que nous avons
eu l'occasion de rencontrer. Je tiens à remercier le travail constant de
Carl avec des citoyens à part entière qui militent pour cette cause.
L'indépendance en marche, malgré les
obstacles médiatiques
Comme
prévu, les médias se sont lancés dans la propagande négative avec leurs
habituelles estimations dérisoires. Les différents militants présents ont
pris plusieurs photos qui trahissent largement les estimations de 200 à 500
personnes qui ont été publiées. Je peux vous dire qu'il y avait environ 2000
personnes, plus ou moins qui avançaient dans les rues de Montréal. J'ai même
vu des personnes se rajouter au groupe en chemin.
« Je ne pense pas que la gratuité absolue soit la
solution pour les Nord-Américains. Ça ne fait pas très réaliste par
rapport à notre situation géopolitique. Et il ne faut pas oublier que
des pays comme la France offrent la gratuité scolaire, mais qu’il s’y
développe quand même parallèlement un réseau de grandes écoles où les
études coûtent très cher » - Marie Malavoy, député péquiste
Justement, c'est ça que le PQ ne comprend pas et ne veut pas comprendre.
La gratuité scolaire c'est possible, ce n'est pas un délire. Comment?
Régulariser le financement des écoles selon le poids démographique des
francophones et des anglophones. Pour n'utiliser qu'un pallier, celui
universitaire, les écoles anglaises sont financées à plus du quart du
budget pour un maigre 8% d'anglophones au Québec. Du coup, non seulement
cette idée de gratuité n'est plus une utopie, mais cela justifie
grandement la manifestation étudiante du 10 novembre contre la hausse
des tarifs scolaires. Il n'y aucune raison que cela arrive dans les
circonstances.