Humour et politique. Politique et humour. Sugar Sammy fait de l'humour politique. Denis Coderre fait de la politique humour. Équipe Denis Coderre. Je l'ai ri pendant au moins quatre jours. Concernant Sugar Sammy, vous savez déjà ce que j'en pense, j'ai écrit un article là-dessus il y a déjà plusieurs mois, plusieurs mois avant le pseudo scandale du gala des Oliviers et plusieurs mois avant l'article de Bock-Côté. Eh oui, je suis un visionnaire. Ou bien tout cela était prévisible?
Ayant réussi à joindre Ben Thorndike au téléphone plus d'une semaine après l'attentat, je lui ai demandé de me fournir l'ensemble des photos qu'il avait prises. Nous avons convenu que je lui écrirais pour qu'il puisse m'envoyer les fichiers. Mais en réponse à mon courriel, il m'a plutôt demandé ce que je comptais faire avec les photos. Il a fallu que je lui dise ce que j'y avais déjà vu, c'est-à-dire les manigances de Jambes Magiques et de ses deux amis. Alors, il a refusé net et m'a écrit ceci:
Nous croyons vivre dans une démocratie, mais nous sommes en fait tellement manipulés que nous sommes prisonniers collectivement des choix politiques que nous impose l'oligarchie au moyen de ses médias et de ses marionnettes politiques. Nous avons été victimes récemment d'une opération psychologique spectaculaire: la mise en scène sordide de l'attentat du marathon de Boston. Oui, vous avez bien lu, cet attentat qui a défrayé la chronique pendant trois semaines est faux. Personne n'est mort ou n'a été blessé à Boston, sauf un certain Tamerlan Tsarnaev, assassiné par le FBI, et son frère, Dzhokhar Tsarnaev, gravement blessé. Je vous le prouve dans un instant. Mais commençons par le mobile.
Le gouvernement péquiste présentait lundi le nouveau régime minier qu’il a concocté. Promesses électorales trahies, encore une fois hélas. Les redevances annoncées par le PQ en septembre dernier ne sont pas au rendez-vous. On peut s’obstiner longtemps sur les chiffres, mais tout le monde s’entend (même les péquistes) pour dire que c’est beaucoup moins que ce qui était avancé en campagne électorale. L’excuse trouvée? Le cours des métaux. Bien, oui...
Devons-nous nous surprendre que des témoins à la commission Charbonneau nous révèlent que le Parti Québécois a été contaminé par un système mis en place par le Parti Libéral? Même avec la meilleure volonté du monde comment peut-on résister à l’expertise pointue développée par les firmes d’ingénierie sous le vocable « développement des affaires »?
Parmi tous ceux qui défilent le 1er mai, combien savent vraiment ce pour quoi ils manifestent? Outre le fait que ce jour commémore le combat ouvrier, saviez-vous que celui-ci tire ses origines d’un des principaux combats syndicaux du 19e siècle, soit celui de la limitation de la journée de travail à 8h? Au-delà de la simple tradition, et contrairement à notre « Fête du travail » le premier lundi de septembre, ce jour n’en est pas un de fête, mais de combat. Doublé d’un jour de souvenir, afin que l’on se souvienne du massacre de Haymarket Square dans les premiers jours de mai 1886 à Chicago. Cette belle journée de Beltaine, celle qui précède les beaux jours d’été, est malgré tout pour ceux qui l’honorent un symbole d’espoir, car la cause ouvrière, quoique plus avancée aujourd’hui qu’elle ne l’était à l’époque, est toujours un combat d’avant-garde et une nécessité pour tous ceux qui croient encore en l’avenir. Enfin, retournons un petit peu dans le passé afin de se remémorer les évènements qui ont fait de cette date ce qu’elle est aujourd’hui.
J'ai lu ce texte à l'événement « J'aime ma langue dans ta bouche » tenu le 6 avril dernier. Le lecteur averti remarquera sans doute que j'ai plagié quelques phrases de deux autres de mes textes. Ce n'est pas très grave parce que, de toute façon, je radote toujours les mêmes conneries.
Il y a quelques années de cela, une anecdote en apparence anodine m'a fait prendre conscience de quelque chose et a changé ma vie. Je me promenais dans le quartier Saint-Henri et un vieux monsieur m'apostropha en me demandant : « Do you know where that street is? » Sur le coup, je lui répondis en anglais. Quelques instants plus tard, je me demandai pourquoi je lui avais répondu en anglais. C'est à ce moment que j'ai réalisé que j'étais atteint du syndrome du colonisé.
L’actualité politique fut riche la semaine dernière... Par quoi commencer? Et si on y allait de droite à gauche du spectre politique : la bêtise ne connaît pas ces frontières. Deux chroniques pour le prix d’une, en quelque sorte. Gang de chanceux. De PKP au NPD, de Radio-Gesca à Hans Marotte. En voiture.
La politique au Québec est très régulièrement désespérante, mais nul ne pourra prétendre qu’elle est inintéressante. De saison en saison, les actes les plus grotesques se bousculent les uns les autres, offrant une compétition digne de ce nom aux télé-séries les plus guimauves qu’on projette au petit écran, au plus grand plaisir de ces Québécois jamais en manque de distractions.
Je voudrais vous reparlez d’un sujet qui touche le Québec depuis longtemps et qui a des ramifications insidieuses dans la politique nationale de ce pays, parce que tant que le problème ne sera pas affronté par le peuple, il perdurera. La corruption et la collusion qui se sont infiltrées depuis des décennies partout dans les municipalités ne touchent pas seulement la construction, il va sans dire. Cette façon d’agir est généralisée dans plusieurs domaines qui touchent la vie quotidienne des citoyens, ces derniers subissant souvent les conséquences de ces diverses magouilles sans pouvoir vraiment affronter les responsables à armes égales. Le plus inquiétant dans tout ça, c’est qu’avec les années et l’enracinement profond de ces tactiques malhonnêtes contre le peuple, les truands qui en sont les auteurs ont réussi à acheter littéralement les seuls outils que les citoyens avaient pour se défendre. Je pense notamment aux médias, qui sont devenus, à toute fin pratique, des outils de propagande. On peut constater ça à tous les paliers gouvernementaux : fédéral, provincial et municipal.
On apprend ces jours-ci, grâce au travail de l’historien Frédéric Bastien, que les tractations juridico-politiques qui ont mené au rapatriement de la constitution canadienne en 1982 en feraient une forme de coup d’État, rien de moins. Voilà une occasion en or pour le mouvement indépendantiste d’agir et de mettre en marche une stratégie de rupture face à Ottawa. L’occasion sera-t-elle saisie?
Il y a quelques jours de cela, je me suis chicané avec un cacique péquiste sur Facebook (Ben oui, il m’arrive encore de laisser la moutarde me monter au nez sur les réseaux sociaux, mais m’a finir par apprendre et arrêter complètement, promis juré.). L’objet de la dispute : P-6. Selon le péquiste, il serait impératif de respecter les lois et règlements, et tous, car il faut bien demeurer attaché (les deux mains dans le dos s’il le faut) à la primauté du droit. Faire fi de cela nous pousserait inexorablement vers une renaissance des temps moyenâgeux. Rien de moins!
Le racisme et la haine anti-québécois se vivent depuis plusieurs semaines en plein jour et au cœur de certains cols bleus de ville Mont-Royal.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le citoyen n’a pas assez de yeux tout le tour de la tête par les temps qui courent pour surveiller tous les sapins que les serviteurs de l’oligarchie tentent de lui passer juste là, sous son nez, à son grand détriment et de celui de la caisse de l’État. Des contrats d’asphalte aux affaires de prête-noms, les cas de fraude pullulent et empoisonnent notre démocratie. Et ils déboulent à la commission Charbonneau comme une avalanche frappant tout sur son passage. Même s’il ne s’agit- là, après tout, que de la pointe de l’iceberg, on n’est pas assez con pour ne pas le saisir.
Le Québec est décidément une terre étrange où l’on a bien de la difficulté à nommer un chat pour ce qu’il est, c’est-à-dire un simple chat, où l’on retrouve des experts en matière de vente de vessies qu’on fait passer pour des lanternes. Et le Parti québécois est certainement le roi des animaux au cœur de ce royaume fumiste. Le simple fait qu’il n’ose dire que sa gouvernance souverainiste n’est rien d’autre qu’une simple stratégie de repli autonomiste en dit long sur la peur que l’on a, en ce parti, de nommer clairement les choses.