Les propositions Drainville : jouer à l’apprenti-sorcier

Nouvelle chronique. Je me souviens que Falardeau trouvait difficile d’en faire une à toutes les semaines. Il avait peur de se répéter. Ça ne sera pas le problème cette semaine. J’avais décidé de parler du rapport Drainville mais un peu en retard. Je vais me résumer : tout ça ne mène nulle part. C’est du populisme style Alliance Party. Un leader digne de ce nom doit savoir identifier les problèmes historiques et structuraux qui traversent une société. Ce n’est pas le cas de Bernard Drainville.

L’organisation au 21e siècle

Les temps changent, les organisations aussi. Il y a 30 ans, lancer et organiser un mouvement politique voulait généralement dire mettre en réseau et hiérarchiser des centaines de militants. Pour être visible, il fallait être nombreux et présents directement sur le terrain partout sur le territoire. Les partis et les mouvements d’idées, comme l’était le PQ, devaient pouvoir compter sur d’immenses réseaux de militants autant pour leur financement que pour leur communication avec la population. Les mouvements avaient tendance à s’organiser autour d’une doctrine complexe, de logiques qui touchaient à pratiquement toutes les sphères de la société humaines. Depuis, ce genre d’organisation est devenu de plus en plus rare. L’individualisme ambiant, l’augmentation du rythme de vie des gens et la vision qu’ont les humains de leur société a fait que de construire d’immenses réseaux politiques est devenu plus difficile. De même, l’arrivée d’Internet n’a fait qu’aggraver les choses en poussant les gens à penser qu’il n’était plus nécessaire de s’organiser physiquement pour être parti prenante à la chose politique.