Des Québécois à la Fête de l’Huma

La famille indépendantiste est diversifiée à souhait. Quiconque l’observe le moindrement comprendra que plus d’une idéologie s’y côtoient. Dans l’histoire du mouvement nationaliste, cela n’est pas vraiment nouveau.  La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, qui existe depuis 1834, a toujours compté en son sein divers courants politiques. À l’époque où le monde politique au Canada semblait se diviser en deux, Conservateurs et Libéraux, il n’était pas rare qu’à un président de la SSJB proche des Conservateurs lui succède ensuite un président proche des Libéraux, et vice-versa. Idem au sein des différents conseils généraux, de sorte que l’auguste Société pouvait représenter l’éventail des options en cours chez les Canadiens français, l’important étant que les « Canayens », comme on disait alors pour parler des francophones, fassent bloc en tout temps. Dans les années soixante, la SSJB est devenue résolument indépendantiste, et, pendant plusieurs années, cela a signifié qu’elle suivait le seul parti engagé dans cette voie, soit le Parti québécois.