Cette semaine, j’ai beaucoup réfléchi au sort qui est réservé aux nations amérindiennes au sein du Canéda. L’occasion était belle puisque le faiseux à Harper se proposait d’aller rencontrer une série de chefs (triés sur le volet s.v.p.) afin de donner l’impression que leurs situations le préoccupent. Alors aussi bien en profiter…
Ce qui, parmi bien d'autres choses, m'a aidé à renforcer mes convictions indépendantistes au fil des ans (je devrais plutôt écrire au fil des décennies), ce sont mes va-et-vient entre le Québec et l'Ontario, là où réside ma belle-famille. Entre quatre ou six fois par année, je vais donc passer deux ou trois jours, parfois un peu plus, dans la province voisine. Ce qui me donne l'occasion d'observer et de constater que l'anglais comme langue commune y est une réalité incontestable. Il y a bien ici et là quelques îlots francophones dans l'Est ontarien, mais l'anglais n'y est pas disqualifié pour autant, bien au contraire, puisqu'il colle aux fesses du français comme la misère sur le pauvre monde. En gros, un Franco-Ontarien qui ne connaît ni ne parle l'anglais, cela n'existe pas... alors qu'il est possible et courant de vivre au Québec depuis des générations (depuis la Conquête, en fait) et de ne pas parler un traître mot de français. Cherchez l'erreur...
On dit souvent qu’on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres, aux statistiques, aux sondages… Certes, il faut être prudent en ces matières, mais il y a tout de même des chiffres que l’on voudrait avoir et d’autres qui parlent d’eux-mêmes. Ainsi en est-il, par exemple, des coûts du bilinguisme au Québec et des appuis à l’indépendance.
La demande d’extradition de Léon Mugesera adressée par le Rwanda au Canada fait partie de la traque impitoyable des Hutus par le régime de Paul Kagame, mis en cause depuis longtemps pour des crimes de masse, mais protégé par les pays soucieux de préserver leur accès aux richesses minières de la République démocratique du Congo (RDC). M. Kagame n’est pratiquement jamais critiqué par la classe politique canadienne, tous partis confondus. Son comportement n’a jamais fait l’objet d’aucun débat aux Communes ou au Sénat.
Il y a eu plusieurs nouvelles dans le monde de la politicaillerie québécoise. Pierre-Luc Bégin nous a pondu un excellent article hier, qui fait une synthèse assez juste du dégoût que l'on éprouve régulièrement devant ces nouvelles assez pitoyables. Mais qu'est-ce qui se passe dans la tête des Québécois d'aujourd'hui? Il n'y a aucune révolte, aucune émotion palpable parmi les citoyens... Y a-t-il encore de la vie sur cette terre? C'est vraiment insoutenable cette lassitude, ce cynisme, cette agonie collective. Il y a vraiment une couple de claques sur la yeule qui se perdent. Vous savez, on nous a accusé d'être des terroristes à plusieurs reprises. Je peux vous dire que nous sommes vraiment une frange très pacifique de ce qui pourrait vraisemblablement arriver, si cet état lamentable dans lequel les Québécois sont plongés devait se poursuivre encore plusieurs années. On ne peut pas écraser un peuple indéfiniment sans que ça n'explose un jour, et de façon violente. Non ce n'est pas le RRQ qui sera le déclencheur, nous en sommes encore à la désobéissance civile, et nous y resterons. Cependant, comme on dit, ce sont les plus tranquilles qui sont les plus dangereux. Il faut à tout prix brasser la cage cette année pour bousculer l'élite politique et les mettre au pied du mur. Ce n'est pas normal qu'ils se promènent confortablement au Québec, sans aucune gêne, en crachant effrontément au visage des Québécois, sans qu'il n'y ait de répercussion aucune.