Legault a déjà les mains liées
Les sombres dessous de la coalition Legault/Sirois
Rappel : Le Mouvement Legault/Sirois
En janvier 2011, François Legault et Charles Sirois, avec leurs proches collaborateurs dans l’ombre : Martin Koskinen et Dominique Anglade, ont mis sur pied un organisme sans but Lucratif (OSBL). Puis en février 2011, l'ancien ministre péquiste François Legault et l'homme d'affaires Charles Sirois publient le manifeste de la Coalition pour l'Avenir du Québec. Ce mouvement vise à amener des propositions aux partis politiques en place et à fonder, si nécessaire, un parti politique. Le manifeste est signé par dix autres personnalités québécoises: Bruno-Marie Béchard Marinier, Lionel Carmant, Jean Lamarre, Sylvie Lemaire, Michel Lemay, Chantal Longpré, Marie-Eve Proulx, Stéphanie Raymond-Bougie, Annie Samson et Jean-François Simard. La coalition dévoile dans un premier temps ses idées sur l'éducation et la santé, pour y ajouter plus tard la langue et la culture ainsi que l'économie.
L’ancien ministre péquiste Marcel Léger avait un bon mot pour parler de la nécessaire coalition des forces indépendantistes au Québec : l’indépendance n’est ni à droite ni à gauche, elle est en avant! J’aime bien. Néanmoins, il est une droite qui ne participera jamais au projet indépendantiste. Pire, qui le combattra toujours et de laquelle il ne faut rien espérer.
Maintenant que le chicage de guenilles au PQ semble s’être calmé un peu, on peut enfin parler d’autre chose. Et cette semaine, j’ai le goût de parler d’un hurluberlu de première, un type qui se disait être, il n’y a pas si longtemps, un fervent partisan du Bloc, mais qui crachait quand même abondamment sur le PQ ; un ancien de l’État du Québec qui se permet aujourd’hui de vomir sur la loi 101. Vous l’aurez deviné, je fais référence à ce ti-clin qui aime bien dormir dans des cercueils et faire des excès de vitesse dangereux sur les routes du Québec, et j’ai nommé le maire d’Huntingdon : sa petitesse Stéphane Gendron lui-même.
Il faut que je vous confesse ce plaisir coupable, ce péché mignon: je suis accro de Star Académie, comme plus de deux millions de mes congénères rivés devant leur petit écran ou leur écran plasma chaque dimanche soir que le bon Dieu amène. Mais quoi ? Il n'y a pas de mal à se faire du bien une fois de temps à autre. On peut aimer la chanson populaire, avec le même plaisir que s'il s'agissait d'une musique de Kurt Weill ou de Keith Jarrett. Du moins, c'est mon opinion. Il faut dire que ce show télévisé est particulièrement bien fait, qu'il a favorisé l'émergence de jeunes talents au fil des ans et, par conséquent, qu'il a fait ses preuves. Ajoutez à cela qu'à une animatrice de talent, connue et de surcroît pimpante comme Julie Snyder, se greffent toute une ribambelle de prestigieux "professeurs" (Grégory Charles, Michel Rivard, Patrick Huard, Bizz de Loco Locass...)venus faire partager à de jeunes "académiciens" les rudiments du métier de la scène. Il s'agit d'un concours, d'une compétition pour quatorze jeunes "talents Catelli" (comme on disait naguère au temps de mes jeunes et boutonneuses années) auquel le public est invité à participer.
Le titre de cette chronique n’est pas de moi, mais plutôt de mon ami Patrick Bourgeois qui, en 2005, a publié un essai intitulé ainsi avec pour sous-titre : Petit guide pour comprendre la désinformation canadienne. Le but de Patrick était notamment d’éveiller les élites du mouvement indépendantiste à la nécessité de se doter d’organes de diffusion pour remporter la bataille de l’opinion publique. Sept ans plus tard, ces mêmes élites n’ont toujours pas compris et elles en payent le prix.